Lecture / Ecriture
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Origine de Diana Abu-Jaber

Diana Abu-Jaber
  Origine

Origine - Diana Abu-Jaber

Sonatine déçoit
Note :

   Les éditions Sonatine, trois ans d'existence, proposent ce qui doit être la plus belle collection de polars du moment sur le plan matériel: sobriété et élégance de la couverture, souplesse du volume, choix des caractères et du papier, c'est du boulot impeccable. Lorsqu'on découvrit "Les Lieux sombres" de Gillian Flynn en avril dernier, on se dit que le contenu était à la hauteur du contenant et peu s'en serait fallu qu'on achetât toute la collection. Las, le coup de sonde lancé en direction de ce deuxième volume n'a pas porté les fruits attendus.
   
   "Origine" est une longue, trop longue introspection menée par une policière scientifique qu'une enquête sur une série de morts subites du nourrisson dans la ville de Syracuse met sur la trace de ses racines familiales. Une bonne idée de départ qui perd toute sa saveur, étirée qu'elle est sur cinq cents pages d'écriture sans relief. Malgré la déception, on ajoutera un bon point au crédit de Sonatine concernant la traduction des titres. Très souvent malmenés dans leur passage en français, les titres originaux sont respectés par cet éditeur: "Origin" donne "Origine", "Dark Places" devient "Les Lieux sombres", "Company of Liars" devient "La Compagnie des menteurs" et ainsi de suite, ce qui est trop rare pour ne pas être souligné.
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critique par P.Didion




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Deux enquêtes
Note :

   "Bref, l'histoire ne se limite pas au crime. Il s'agit de la désintégration d'un mode de vie, de l'effondrement de l'Est industriel, de la perte d'une existence plus simple, et j'en passe."
   
   Morts subites du nourrisson ou assassinats ? La ville de Syracuse est en émoi et pour une fois ce ne sera pas l'ADN qui aura la vedette mais plus simplement ces bonnes vieilles empreintes digitales dont Lena est la spécialiste au centre de police scientifique de la ville. Lena qui ignore tout de ses origines mais qui a gardé de son enfance "un don étrange, une sensibilité quasi animale" (dixit la quatrième de couv') qui la rend particulièrement efficace sur le terrain.
   
   Franchement au début, je craignais le pire mais l'habileté de Diana Abu-Jager est de mener les deux enquêtes de front (celle sur les décès suspects et celle sur l'origine de l'héroïne) en évitant tout sensationnalisme et en des explications sensées et jamais outrancières.
   
    La ville et son climat glacial deviennent des personnages à part entière. Les personnages sont bien campés, on ressent vraiment les sensations de l'héroïne, il y a des hommes virils et tendres à la fois, bref tous les ingrédients d'un cocktail idéal à la fois pour se rafraîchir et se régaler!

critique par Cathulu




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