Lecture / Ecriture
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Eux sur la photo de Hélène Gestern

Hélène Gestern
  Eux sur la photo
  La Part du feu
  Portrait d'après blessure
  L'odeur de la forêt

Hélène Gestern est une enseignante et écrivaine française née en 1971.

Eux sur la photo - Hélène Gestern

Secrets d'hier
Note :

   "Il est tentant d'en rester là et de ne retenir que l'image idéale d'un couple sous une tonnelle."
   Une seule photo, voici l'unique souvenir que possède Hélène de sa mère, morte alors qu'elle avait trois ans. Faisant paraître une petite annonce dans un quotidien, elle a la surprise de recevoir une réponse: Stéphane a reconnu son père.
   
   Commence alors une enquête croisée et un échange épistolaire qui, scandés par des descriptions particulièrement réussies de photos (on sent que l'auteure s'est régalée!) mettent à jour une histoire d'amour, voire peut être deux car les sentiments d' Hélène et Stéphane vont évoluer au gré de leurs découvertes.
   
   Une trame narrative solide, pleine de rebondissements, on s'inquiète, on sourit, des personnages et des ambiances sensibles et bien campées, une écriture fluide, souvent teintée d'humour et de tendresse font de ce premier roman une réussite! Hélène Gestern dépoussière le thème du secret de famille et de ses conséquences sur les descendants de manière sensible et originale. On aurait même envie de croire que cette histoire est vraie!
   
   Un de mes coups de cœur de cette rentrée!
   
    274 pages sensibles.
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critique par Cathulu




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Un roman épistolaire charmant
Note :

   Le père d’Hélène, jeune femme célibataire de 38 ans, est décédé depuis trois ans et sa belle mère, avec qui elle a toujours eu de bons rapports, se retrouve dans un établissement médical, en raison de problèmes de santé importants.
   
   En cherchant des documents dans leur appartement, elle tombe sur une photo de sa mère, décédée lorsqu’elle avait trois ans. Elle est d’autant plus intriguée qu’elle ne sait rien de cette femme qu’elle n’a quasiment pas connu, ne trouvant que peu voire pas de réponses aux questions qu’elle se posait enfant. Si elle rassemble ses souvenirs, il semble bien que c’est l’omerta qui a été la ligne directrice à chaque fois qu’elle a cherché à en savoir plus sur ce sujet.
   
   N’ayant plus vraiment grand monde à qui poser des questions, sa belle mère étant atteinte de troubles de mémoire, elle décide de passer une annonce, en publiant cette photo, où sa mère est en tenue de tennis, entourée de deux hommes. Par bonheur, un homme répond : il a reconnu son père, homme avec qui les relations ont toujours été difficiles, sur cette image. Une correspondance démarre alors entre ces deux êtres…
   
   Un roman épistolaire charmant, sur la quête d’identité, la recherche du passé mais aussi sur la naissance de l’amour. On se prend au jeu de ce récit qui peut sembler banal, mais dont on tourne les pages avec curiosité et une certaine délectation. Ne boudez donc pas votre plaisir et partez à la lecture de ce livre plaisant, qui devrait vous faire passer un bon moment.
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critique par Éléonore W.




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Premier roman
Note :

   "Eux sur la photo" est un premier roman qui a réussi une belle entrée dans le petit monde des Lettres Françaises, en recevant plusieurs prix décernées par les lecteurs et lectrices. C’est par ce canal de bouche à oreille que le livre trace son chemin, et rien que pour cela, il mérite que l’on prête attention à ce récit délicat aux accents intimes parés d’une élégance d’écriture.
   
   Sur le fond comme sur la forme, Hélène Gestern démontre une habileté narrative en procédant par petites touches, puisqu’elle a choisi la progression épistolaire, offrant alternativement à ses deux protagonistes Hélène Nivert et Stéphane Crüsten, les fils à tirer pour démêler les secrets des deux familles. Il revient à Hélène de lancer l’affaire, confrontée au deuil à venir de sa belle-mère. Hélène n’a pas vraiment connu sa mère, décédée quand elle n’avait que trois ans. Elle s’est longtemps résolue à l’obscurité plombant le souvenir de sa mère, mais la découverte fortuite d’une photographie ancienne libère tout à coup ce besoin de mettre au jour ce qu’elle réalise être un tabou. Pourquoi ce silence obstiné concernant la personnalité et les raisons de la disparition maternelle?
   
   À des centaines de kilomètres, l’annonce relevée dans un journal interpelle un jeune chercheur botaniste, qui reconnaît son père sur le cliché édité. Car si le père de Stéphane n’a pas disparu aussi tôt que la mère d’Hélène, il a été un parent présent-absent, brisant son couple, refusant intimité et partage à ses fils. Sur ce point, les motivations d’Hélène avivent la curiosité de Stéphane. La correspondance s’établit entre Hélène et Stéphane, formelle au départ, leur curiosité réciproque bridée par la pudeur naturelle. Hélène Gestern traduit habilement la progression de la confiance graduellement établie, même si en réalité le lecteur n’est pas dupe et s’attend au tour sentimental de leur relation. Admettons que ce soit là le point faible de l’intrigue. En revanche, la quête d’identité des parents tient en haleine jusqu’au bout, et les derniers rebondissements sont touchants.
   
   L’écriture d’Hélène Gestern est belle, simple et touchante. Une petite recherche Internet permet de voir que son roman a touché beaucoup de cercles de lecteurs à travers l’hexagone. Elle vient de publier un second roman, toujours chez Arléa.

critique par Gouttesdo




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