Lecture / Ecriture
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Les vrilles de la vigne de . Colette

. Colette
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  Claudine à l'école
  Les vrilles de la vigne
  Sido
  La retraite sentimentale
  L'ingénue libertine
  Chéri
  La chatte
  Claudine à Paris
  Le blé en herbe
  La naissance du jour
  J'aime être gourmande

Elle s’appelait Sidonie Gabrielle Colette, mais on disait Colette. Elle était née en 1873 d’un papa militaire. Et dans un monde bien misogyne, elle sut préserver la plupart du temps la liberté de sa vie. Croit-on que ce 19ème siècle put être aussi moderne! Colette fit tant de choses. Elle aima des hommes, elle aima des femmes. Elle écrivit, bien sûr, romans, commentaires et articles, mais elle présenta également des numéros de music-hall plutôt suggestifs. On peut s’en étonner, mais cela ne l’empêcha pas d’être élue membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique puis plus tard, membre de l'académie Goncourt
Lorsqu’elle mourut, en 1954, l’Eglise lui refusa les obsèques religieuses, pour sa «mauvaise vie», mais la France elle, lui offrit des funérailles nationales. Elle repose au Père Lachaise.

Les vrilles de la vigne - . Colette

A déguster
Note :

   écrit en 1908
   
   C'est une série de nouvelles, d'essais et de réflexions à forte tendance autobiographique où Colette s'analyse ("un rêve" ; "jour gris" ...) et porte aussi un regard sur les autres qu'elle admire ( "chanson de la danseuse"; "la dame qui chante"...) ou qui la dérangent ("de quoi est-ce qu'on a l'air?")
   
   L'unité de ce livre réside d'abord dans l'observation des êtres, en particulier des femmes, avec une très grande lucidité ("maquillages, "belles de jour"...) On a l'impression, sans cesse, que Colette devine les êtres, développe une approche particulière de la nature où les bêtes parlent (Toby-chien...), le feu symbolise le temps, les saisons ("le dernier feu") mais aussi elle se regarde, elle et sa vie, son passé de pantomime ("music-halls"), de mère ("en baie de Somme") et surtout de romancière ("le miroir") où Claudine revient la hanter.

critique par Mouton Noir




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