Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

Le mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux

Gaston Leroux
  Le mystère de la chambre jaune
  Le fauteuil hanté
  Le parfum de la dame en noir
  La poupée sanglante
  La machine à assassiner
  L comme: Le fantôme de l'opéra - T1

Gaston Leroux est un romancier français, né en 1868 et décédé en 1927.


* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

Le mystère de la chambre jaune - Gaston Leroux

Lecture indispensable
Note :

   D’abord avocat, Gaston Leroux se fit journaliste et même grand reporter, allant à travers le monde exercer son métier. C’était dans les années 1892-1907 environ.
   Entré par le reportage dans le monde littéraire, il se lança dans l’écriture de romans et même de pièces de théâtre. Il se spécialisa bientôt dans le style «roman de mystère» et commença à publier dès 1903. Il fut finalement l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages.
   
   Il connut le grand succès dès son deuxième roman avec ce «Mystère de la chambre jaune » qui n’a jamais depuis perdu les faveurs du public. Et il suffit de le lire pour comprendre pourquoi.
   Nous trouvons dans ce livre un délicieux mélange de mystère, d’énigme à résoudre, de poésie et de psychologie qui ne peut qu’attacher définitivement le lecteur.
   Pour l’énigme, elle est de taille et pas un instant, le lecteur ne renonce à la résoudre lui-même, mieux encore que le policier ou le détective, tant l’on sent, l’on sait, que l’on a en main, aussi bien qu’eux, tous les éléments qui nous permettraient de le faire. L’énigme, en deux mots : Mademoiselle Mathilde Stangerson, fille du professeur Stangerson, a été victime d’une tentative de meurtre qui l’a laissée blessée, alors qu’elle se trouvait dans sa chambre, parfaitement fermée. Eh oui, un mystère de chambre close. Je ne sais pas si ils vous plaisent, moi je les adore.
   Les personnages également sont des plus intéressants et G. Leroux a su leur donner de l’épaisseur et la parfaite cohérence de leur rôle. Le héros, Rouletabille (journaliste, comme l’auteur) fait ici sa première apparition, mais il plaira tellement aux lecteurs et, sans doute aussi, à son créateur qu’on le retrouvera ensuite dans plusieurs autres romans, que je trouve toutefois moins réussis que cette première enquête.
   
   Ce qui fait le charme tout spécial de cette œuvre, c’est à mon avis que les pires réalités et sentiments baignent dans une atmosphère bourgeoise et feutrée, intelligente et sentimentale un peu décalée et que cela crée une ambiance, sinon onirique, du moins poétique très envoûtante alors même que le cerveau lui, est accroché à cette énigme qu’il sent bien à sa portée.
   
   PS : Savez-vous que Rouletabille s’appelait d’abord Boitabille, mais que G. Leroux dut changer rapidement ce nom, le pseudonyme étant déjà pris (et par une personne réelle, qui plus est.) ?

critique par Sibylline




* * *