Lecture / Ecriture
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Jésus prend la mer de James Lee Burke

James Lee Burke
  Purple cane Road (Dave Robicheaux - 11)
  Le bagnard et autres nouvelles
  Dans la brume électrique avec les morts confédérés (Dave Robicheaux - 6)
  Le brasier de l'ange (Dave Robicheaux - 8)
  Dixie city (Dave Robicheaux - 7)
  Prisonniers du ciel (Dave Robicheaux - 2)
  Une tache sur l´éternité (Dave Robicheaux - 5)
  La rose du Cimarron
  Le boogie des rêves perdus
  Une saison pour la peur (Dave Robicheaux - 4)
  Sunset limited (Dave Robicheaux - 10)
  La pluie de néon (Dave Robicheaux - 1)
  Cadillac juke-box (Dave Robicheaux - 9)
  Bitterroot
  Heartwood
  L'Emblème du croisé (Dave Robicheaux - 14)
  Dernier tramway pour les Champs Elysées (Dave Robicheaux - 13)
  Vers une aube radieuse
  Jolie Blon’s Bounce (Dave Robicheaux - 12)
  La descente de Pégase (Dave Robicheaux - 15)
  Jésus prend la mer
  Black cherry Blues (Dave Robicheaux - 3)
  La moitié du paradis
  Déposer glaive et bouclier
  Dieux de la pluie
  Creole Belle (Dave Robicheaux - 19)
  L’arc-en-ciel de verre (Dave Robicheaux -18)
  Swan Peak (Dave Robicheaux - 17)
  La nuit la plus longue (Dave Robicheaux - 16)

James Lee Burke est un écrivain américain de romans policiers, né à Houston (Texas) en 1936.
Il vit entre New Iberia (Louisiane) et Missoula (Montana).
Diplômé de littérature américaine, il enseigne à l’université du Missouri.
Après avoir habité longtemps en Louisiane, il réside actuellement à Missoula (Montana)

Jésus prend la mer - James Lee Burke

9 nouvelles
Note :

   Neuf nouvelles écrites entre le début des années 1990 et 2007. Elles concernent ce que James Lee Burke connait le mieux: la nature de Louisiane ou du Montana et la nature humaine, notamment celle du petit peuple louisianais, du Sud des Etats-unis.
   
   « Jésus prend la mer », la nouvelle éponyme, est la dernière. Une des plus récentes aussi, écrite en 2006, soit un an après le passage de l’ouragan Katrina sur La Nouvelle-Orléans. Elle est sans espoir bien entendu et effleure à mots pudiques les horreurs qui ont pu se produire pendant et après le passage de Katrina.
   
   « Je n’ai qu’un regret. Personne ne s’est donné la peine de nous expliquer pourquoi on nous a laissés tomber. Tandis qu’avec Miles on est emportés vers le large, j’ai envie de lui poser la question. Puis un drôle de truc se produit. Dans l’eau, à côté de nous, apparaît la grande sculpture de Jésus sur la croix, celle de l’église en stuc au bout de ma rue. Il est sur le dos, les bras écartés, effleuré par les vagues. Les trous dans ses mains sont pareils aux pétales des bougainvillées sur le mur de l’église. Je lui demande ce qui s’est passé là-bas.
   Il me regarde longuement, comme si j’étais long à la comprenette.»

   
   Ma préférée reste la première, «Lumière d’hiver», qui, elle, se déroule au Montana, l’autre terre d’élection de James Lee Burke. En dehors de superbes passages consacrés à la magie de la nature et de la vie sauvages dans cet état, il y est question de la violence des hommes qui apparait ici consubstantielle au genre humain. Ou au moins à l’homo americanus. Mais pas que. Hélas.
   
   Plusieurs de ces nouvelles d’ailleurs, décrivent le terrible engrenage qui amène les hommes à devoir se battre entre eux, à faire le mal ou à se défendre du mal qu’on se propose de leur faire. Très Burkien tout cela.
   
   Des souvenirs d’enfance, généralement plutôt misérable l’enfance, y ont la part belle aussi. Le rêve américain peut commencer comme un cauchemar!
   
   Je crois préférer le James Lee Burke au format plus long; celui des romans, même si ces neuf nouvelles permettent d’éclairer un peu plus les axes de réflexion de James Lee Burke. Un écrivain très attachant que vous auriez tort de ne pas lire. Surtout si vous voulez un point de vue iconoclaste sur ce qui a fondé les USA d’après-guerre.

critique par Tistou




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