Lecture / Ecriture
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Le goût mortel de la pluie de Michael Prescott

Michael Prescott
  Le goût mortel de la pluie
  Le Tueur des bois

Le goût mortel de la pluie - Michael Prescott

Tout à l'égout
Note :

   Janvier. C'est la saison des pluies à Los Angeles. Pour l'inconnu qui sévit depuis plusieurs semaines dans la ville, cela fait partie du jeu. Il enlève ses victimes, leur fait écrire une demande de rançon adressée aux autorités municipales, les tue, puis dépose leurs cadavres dans les tunnels destinés à évacuer les eaux de pluie.
   On le surnomme Rain Man. Deux jeunes femmes ont juré de l'arrêter. La première Tess McCallum, est agent du FBI. La seconde Abby Sinclair, "consultante en sécurité", est habituée à travailler en solitaire.
   Pour mener à bien leur enquête, elles vont devoir collaborer. A leurs risques et périls.
   
   Un thriller de bonne facture où, selon la postface, l'auteur a intégré deux héroïnes présentes indépendamment dans des ouvrages précédents.
   
   Le jeu repose avant tout sur le fait qu'il s'agit de femmes indépendantes et opiniâtres, l'une faisant partie du FBI, la seconde exerçant en libéral, mais elle est la première présentant une force de caractère propre à parvenir à se faire écouter de Tess McCallum, l'agent du FBI. Cette dernière reste néanmoins assez indépendante et butte avec sa hiérarchie, les méthodes de communications, d'ascension sociale via la flagornerie ou le bonheur de ramener la couverture à soi. Cette image de tête de mule si elle lui joue des tours en interne, lui permet d'entrer dans le bulle d'Abby Sinclair.
   En plus de leurs ressemblances de caractère, elles vont découvrir qu'elles ont des liens directs ou indirects avec le tueur en série "Rain Man".
   
   Cet homme, l'auteur nous le montre dès les premières pages, nous le fait suivre. Là où il joue son va-tout et son tour de passe passe, c'est davantage vers un complice, qui semble pouvoir être plusieurs personnes fort proches de l'affaire et qui gravitent autour de Tess. Michael Prescott s'amuse avec nous, laisse des indices évidents vers ce second rôle, qui essaie de prendre sa place et qui reste l'interrogation du roman. Mais cette petite intrigue secondaire ne suffit pas totalement, et l'ouvrage est avant tout porté par les deux personnages féminins avec lesquelles il s'amuse, qu'il confronte inlassablement à William Kolb, le tueur. Il joue avec son lecteur, en mettant en évidence que tôt ou tard, à force d'espionner le tueur, l'une ou l'autre va finir par se faire démasquer ou simplement se faire tuer.
   
   Bien entendu cette histoire ne trouverait pas sa force, sans les éléments naturels: la pluie et surtout l'acteur majeur qu'est le labyrinthe des tunnels d'évacuation des eaux de pluie sous Los Angeles.

critique par Delphine




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