Lecture / Ecriture
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De grâce et de vérité de Jennifer Johnston

Jennifer Johnston
  Ceci n'est pas un roman
  L'illusionniste
  Un Noël en famille
  De grâce et de vérité
  Le sanctuaire des fous

Jennifer Johnson est une romancière irlandaise née en 1930 à Dublin.

De grâce et de vérité - Jennifer Johnston

Faites moi grâce de ces vérités
Note :

   "Sacré fardeau que de porter une moitié de personne."
   
   Parce que j'avais bien aimé d'autres romans de Jennifer Johnston, parce que j'avais envie d'une lecture facile, d'une lecture confortable, je me suis offert "De grâce et de vérité". ...
   
   De retour après une tournée théâtrale triomphale, Sally découvre que son mari veut la quitter. Elle analyse la situation et se rend compte que ce qui manque à leur couple c'est de partager un secret. Dès lors, elle n'aura de cesse de découvrir qui est son père, ce que sa mère lui a toujours caché et ne pourra jamais lui révéler puisqu'elle s'est suicidée. Elle va donc aller poser la question à son évêque de grand-père, qui finira par lui confier une confession écrite. La réponse est dans la question. Vu l'ampleur des dégâts, on pourrait s'attendre à une réaction à la hauteur des événements, mais non, Sally pleurniche un peu, rappelle l'époux volage et finalement se rend compte que "Oui. je pense que je peux faire front. Que s'est-il passé pendant mon sommeil? Une sorte d'apaisement plein de bon sens? Un massage des cellules grises? Tu veux encore du thé? " Quel flegme! Elle devrait breveter son massage des cellules grises qui mettrait pas mal de psys au chômage!
   
   En tout cas, Sally a un "beau" secret à offrir à son ex-futur époux qui lui, remarque au passage que sa mère sera ravie de ce retournement de situation "..., elle n'a cessé de me harceler, elle détestait Marianna. Elle ne pouvait pas la supporter", Marianna étant la dernière maîtresse en date du cher époux. Notons au passage que belle-maman est aussi surtout pressée de se débarrasser de son rejeton qui s'est incrusté chez elle... Bref à coup de formules toutes faites "la vie continue", Jennifer Johnston nous entraîne au pas de charge vers un happy end de bon aloi, comme si elle voulait à tout prix se débarrasser de ces personnages et du pensum de ces 218 pages.

critique par Cathulu




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