Lecture / Ecriture
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Le Couvent de la Lune - Tome 1: L’Anneau de l’émir de Carole Dagher

Carole Dagher
  Le Couvent de la Lune - Tome 1: L’Anneau de l’émir
  Le Couvent de la Lune - Tome 2: Le Seigneur de la Soie

Le Couvent de la Lune - Tome 1: L’Anneau de l’émir - Carole Dagher

Les splendeurs du Mont-Liban divinement contées.
Note :

   Période de l’Histoire du Liban que je ne connaissais pas, relatée de passionnante et brillante manière par Carole Dagher qui a su, en y mêlant avec talent un romanesque d’une grande fraîcheur, produire un récit d’une grande qualité et d’une infinie poésie. Même après avoir fermé la dernière page, subsistent en moi toutes les couleurs, les lumières, les senteurs, du Mont-Liban et ces personnages hauts en couleur surgis du passé.
   
   Même si la sensibilité est toute différente, j’ai retrouvé dans cette histoire et dans la plume de l’auteur la magie des romans d’Amin Maalouf, autre auteur d’origine libanaise. Ce lieu magique qu’est le Liban, au carrefour de l’Orient et de l’Occident, est incontestablement un souffle immense d’inspiration et de poésie.
   
   Sous le couvert d’une chevaleresque et touchante histoire d'amour, Carole Dagher nous présente une fresque historique du Levant féodal du XIX ème siècle, où cette puissante et prospère contrée du Mont-Liban est l’objet d’enjeux politiques régionaux et internationaux : chaque protagoniste - consuls français, agents et missionnaires anglais, grands seigneurs féodaux druzes et maronites - étant désireux d’y étendre son influence – par la ruse, la traîtrise, la force ou la diplomatie. Les luttes de pouvoir des grands noms du Liban, contestant les choix ou le règne de l’Emir Béchir II Chéhab, ne faciliteront bien sûr pas les choses. Mais c’est sans compter sur le valeureux, le fidèle et vertueux Kérim, commandant en chef de la cavalerie d’élite de l’Emir, unanimement louée et redoutée par ses alliés et ses ennemis. Mais un mal ronge et torture Kérim : l’Amour ; et celle qu’il aime et dont il se sait aimé n’est autre que l’inaccessible épouse de l’Emir.
   
   Au terme de ce roman, je n’ai plus eu qu’une envie, lire au plus vite la suite, « Le Seigneur de la Soie », pour y retrouver Francis, le fils de Kérim, et ce Levant si magique et si envoûtant.

critique par Hervé M




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