Lecture / Ecriture
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L'Epouvantail de Michael Connelly

Michael Connelly
  La défense Lincoln
  Darling Lilly
  L'Oiseau des ténèbres
  Les égouts de Los Angeles
  A genoux
  La blonde en béton
  La glace noire
  Le Verdict du plomb
  Le dernier coyote
  L'Epouvantail
  Le poète
  Les neuf dragons
  Echo Park
  Volte-face
  L'envol des anges
  Créance de sang
  Le cadavre dans la Rolls
  La lune était noire
  Le cinquième témoin
  Lumière morte
  Ceux qui tombent
  Dans la ville en feu
  Les Dieux du Verdict
  Wonderland Avenue

Né en 1956, Michael Connelly est un auteur américain de romans policiers (en particulier la série Harry Bosch).

L'Epouvantail - Michael Connelly

Connelly et le journal en papier
Note :

   Titre original: The Scarecrow
   
                    Où l'on retrouve le journaliste Jack McEvoy, personnage principal du "Poète", un Connelly datant de 1996, qui devient donc le troisième personnage récurrent de l'auteur après le flic Harry Bosch et l'avocat Mickey Haller. Autant le dire tout de suite, ses aventures n'ont pas la force de celles de ses concurrents.
   
   "Le Poète", surnom d'un tueur en série traqué par McEvoy, souffrait d'une avalanche de rebondissements mécaniques dans sa dernière partie et cet "Epouvantail" n'atteint pas le niveau des meilleurs livres de son auteur. L'action a du mal à démarrer, il faut dire que Connelly prend son temps pour mettre en place un contexte qui lui tient à cœur. Ancien journaliste lui-même, il présente son confrère de papier le jour même où celui-ci est licencié du Los Angeles Times, ce qui lui donne l'occasion de s'attarder assez longuement sur la situation actuelle de la presse papier, cernée par l'omniprésence du Net et de la télévision et obligée de se séparer de ses éléments de valeur pour réduire les coûts. C'est en fait la partie la plus intéressante du livre car, soucieux de quitter son boulot sur un article historique, McEvoy va s'intéresser à un crime trop facilement classé qui va le mettre sur la piste d'un, je vous le donne en mille, tueur en série. A partir de là, le journaliste laisse la place au romancier, bon tricoteur d'intrigue, certes, mais un peu routinier sur cette affaire. Le tueur en série, profilé et traqué par les as du FBI, commence à devenir un rien fatigant. Certes, l'époque est à la production de masse, à l'efficacité industrielle mais le meurtre unique, bichonné amoureusement, artisanal, à l'anglaise a aussi ses charmes.

critique par P.Didion




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