Lecture / Ecriture
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La Bouteille endiablée de Robert Louis Stevenson

Robert Louis Stevenson
  L'étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde
  Le pavillon sur les dunes
  La Magicienne
  Le Maître de Ballantrae
  La Bouteille endiablée
  Dès 09 ans: L'île au trésor
  Intégrale des nouvelles
  Le Club du suicide
  Voyage avec un âne dans les Cévennes
  Un mort encombrant
  Le Mort Vivant
  L'Hercule et le tonneau
  Un mort en pleine forme
  Le grand Bluff
  Ceux de Falesa
  Dès 07 ans: Petit jardin de poésie

Grand voyageur, Robert Louis Stevenson est un écrivain écossais né en 1850 à Édimbourg et mort en 1894 dans les Samoa d'une crise d'apoplexie.


L'écrivain japonais Nakajima Atsushi a consacré un roman à Stevenson : "La mort de Tusitala".

La Bouteille endiablée - Robert Louis Stevenson

Robert Louis, mon ami...
Note :

   J'ai beau particulièrement aimer les auteurs du XIXe, plus encore lorsqu'ils sont anglo-saxons, je peine à apprécier les textes de Stevenson, tout en étant convaincue de passer à côté d'un auteur incontournable. Je profite donc des vacances pour lire à nouveau cet auteur en espérant enfin me laisser séduire - d'autant plus que je l'ai lu il y a quelques années déjà. Après l'avoir lu Stevenson en anglais, c'est avec une traduction de "The Bottle Imp" (La Bouteille endiablée) que je reprends mes lectures... un texte qui me disait quelque chose: et pour cause, je l'avais déjà lu en anglais! J'avais oublié de nombreux détails mais l'histoire me semblait tout de même familière: j'ai d'abord pensé confondre avec un autre texte traitant du même thème "classique" qui évoque Faust, mais après vérification, il n'en était rien!
   
   Kéaoué fait la rencontre d'un homme vivant dans une maison magnifique. L'homme semble pourtant abattu: il doit sa richesse à une bouteille dans laquelle vit un diable. Une bouteille qu'il doit revendre à un prix inférieur au prix d'achat sous peine de perdre son âme. Kéaoué la lui rachète puis se fait construire une maison suite au décès de proches parents et donc, d'un héritage imprévu. Il pense pouvoir se défaire facilement de la bouteille mais se voit contraint de la racheter pour des raisons que je ne préciserai pas car je ne voudrais bien entendu pas mettre fin au suspense. S'ensuivent de nombreux rebondissements, la bouteille passant de maître en maître et son prix chutant à chaque fois.
   
   Un conte qui se lit facilement mais qui ne m'a pas fait grande impression malgré tout. Je reste hermétique à certains passages tels que ceux-ci :
   C'est ainsi que Kéoué fit sa cour; les choses avaient été rapides; mais ainsi va la flèche, et la balle de fusil plus vite encore, et pourtant l'une et l'autre peuvent atteindre la cible. (p47)
   
   "Me voici maintenant au pinacle, se dit-il. La vie ne peut pas être meilleure. C'est ici la cime de la montagne et tout autour de moi dégringole vers le pire. Pour la première fois, je vais illuminer les salles et me baigner dans ma belle baignoire à eau chaude et froide et dormir seul dans le lit de ma chambre nuptiale". (p48)

   
   Malgré tout, j'ai passé un moment agréable en lisant ce récit reprenant le thème classique du pacte avec le diable en l'inscrivant dans un cadre nouveau, Hawaï. Si j'ai trouvé certaines ficelles un peu grosses et ai regretté le peu d'intérêt que je portais à Kéaoué (parfois antipathique), j'ai goûté le rebondissement final, assez inattendu. J'aurais aimé savoir apprécier davantage ce texte et faire davantage honneur aux talents de conteur de Stevenson mais cette lecture m'a laissée assez indifférente, sans vraiment me déplaire pour autant. J'entends bien me rattraper avec "Le Maître de Ballantrae", que je compte lire ce mois-ci.

critique par Lou




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