Lecture / Ecriture
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Passage du désir de Dominique Sylvain

Dominique Sylvain
  Baka!
  La fille du samouraï
  Régals du Japon et d'ailleurs
  La nuit de Geronimo
  Passage du désir
  Guerre sale
  Vox
  L’absence de l’ogre
  Ombres et soleil

Dominique Sylvain est née en 1957 en Lorraine. Elle débute en tant que journaliste, puis part vivre au Japon, où elle écrit son premier polar. Elle est l'auteur de nombreux romans policiers.
(Source éditeur)

Passage du désir - Dominique Sylvain

Le chien du psy s’appelle Sigmund
Note :

   Que se cache-t-il derrière ce titre très aguicheur? Couronné par le Grand prix des Lectrices de "Elle" en 2005, ce polar de Dominique Sylvain met en scène une enquête menée par un duo féminin créé pour la circonstance et dont on savoure les désaccords culturels.
   
    L'imposante commissaire Lola Jost n'a encore mis qu'un pied dans la vie de retraitée; elle a conçu une sainte haine pour son successeur, le Nain de jardin aux neurones fatigués. Sa voisine et partenaire improvisée, Ingrid Diesel s'oppose à elle par sa jeunesse, sa souplesse de masseuse, et son vocabulaire d'Américaine libérée au passé mouvementé. L'enquête qui les réunit a pour origine un crime atroce commis près de chez elle dans un appartement sis… Passage du désir, dans le Xe arrondissement de Paris. Là vivaient trois jeunes colocataires, Chloé, Khadidja et Vanessa. Cette dernière a été tuée et mutilée. Juste avant que la victime ne soit retrouvée, un braquage a été perpétré par une équipe de mauvais garçons dont l'un est le frère de Khadidja. Celle-ci est par ailleurs maîtresse de Maxime, un photo-reporter reconverti en restaurateur aux "Belles de jour comme de nuit" dont Lola Jost est cliente en raison de l'andouillette et de la cuvée du patron. Aussi s'implique-t-elle beaucoup pour éviter que Maxime, forcément suspect aux yeux du Nain de jardin, ne soit arrêté.
   
   L'enquête permet de rencontrer de nombreux autres personnages et de pénétrer dans des lieux éclectiques: le cabinet d'un psychanalyste, un cinéma spécialisé dans les films d'horreurs, un cabaret où Ingrid Diesel présente incognito un strip-tease intégral, sans oublier une station de ski dans les Alpes où l'aventure manque de tourner mal pour les deux femmes. Au cours de l'enquête, le meurtre d'une dessinatrice japonaise de manga, ancienne compagne de Maxime, revient se mêler à celui de Vanessa.
   
    On voit que l'auteure s'est donné du mal pour imaginer les lieux et les personnages, et assurer le triomphe d'un duo aux prénoms qu'on retiendra, mais globalement le roman manque un peu de tempo et s'égare quelquefois en bavardages annexes.
    ↓

critique par Mapero




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Ne vous fiez pas aux noms
Note :

   Cette ruelle au nom prometteur se trouve en plein Paris dans le dixième arrondissement près du canal St Martin. Un quartier assez chouette...
   Dans ce passage on peut se sustenter dans un restaurant «Belles de jour comme
   de nuit» tenu par Maxime Duchamps qui était autrefois reporter photographe et avant encore, marin...
   Un homme exceptionnel qui a vécu plusieurs vies. Comme les autres personnages du livre... tous ont un passé chargé...
   Malgré son titre, le restaurant ne sert que des plats cuisinés...
   
   Ancienne commissaire, Lola Jost est pressentie pour reprendre du service. C'est une jeune américaine, Ingrid Diesel, qui le lui demande. Ingrid est inquiète pour Maxime Duchamps dont elle est amoureuse. Maxime est accusé du meurtre de Vanessa Ringer. Elle a été étranglée dans son lit de l'appartement qu'elle partageait avec Chloé et Kahdidja, dans le même passage du Désir...
    
   C'est un polar mouvementé, avec de l'action, des rebondissements, beaucoup de personnages, souvent sympathiques, dont on a à peine le temps de faire la connaissance, car le nombre de pages est trop faible pour autant de gens qui ne font que passer... en émergent les deux héroïnes Lola et Ingrid dont la relation est savoureuse et les échanges de propos très amusants. C'est ce que j'ai aimé dans ce roman.
   
   Quoique les noms des personnages ne m'agréent pas toujours. Ingrid, très bien, mais pourquoi Diesel? Ce nom de carburant pour une belle femme "taillée comme un viking dans un drakkar"! ça ne l'empêchera pas de payer la taxe sur le carbone, Ingrid.
   Et Maxime Duchamps, ne me plaît pas non plus. Je pense constamment à Maxime Du Camps( copain de Flaubert)  ou à Duchamps (l'artiste) et ce personnage n'a rien à voir avec l'un ou l'autre de ces hommes -là, du coup je le saisis mal...
   "Lola" pour une ancienne commissaire, c'est un peu caricatural.
   
   L'aspect « polar» est un peu artificiel, plaqué, quoique bien structuré. Le brusque changement de décor à quelques pages de la fin semble peu naturel. Le lecteur quitte la capitale pour une région montagneuse enneigée qu'il n'a pas le temps de bien intégrer. Ne parlons pas du criminel ...
    
   On aurait pu se passer d'une intrigue criminelle, et se contenter des intrigues «domestiques», le roman y aurait gagné en intérêt.

critique par Jehanne




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