Lecture / Ecriture
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Un immense asile de fous de Louis de Bernières

Louis de Bernières
  Un immense asile de fous

Un immense asile de fous - Louis de Bernières

Récits d'un village anglais
Note :

   Il était une fois un charmant village anglais, nommé Notwithstanding, destination exotique s'il en est, avec Mrs Mac qui se promène en tenant son défunt mari par le bras, son excentrique qui tire les écureuils, son quatuor à vent, son héroïque pêcheur, son église sur la colline, ses nonnes folles du volant... Tout un petit monde d'avant les résidences secondaires, qui se déploie dans les teintes passées d'un monde disparu dont les échos résonnent dans la mémoire de ceux qui l'ont connu.
   
   Louis de Bernières est de ceux-là, et d'une certaine manière, ce sont ses souvenirs d'enfance qu'il raconte, le village où il a grandi auquel il redonne vie, petit univers où tout se sait, mais où, déjà, les gens ne se connaissent plus vraiment, où le seul paysan restant est mis à l'écart de la communauté: trop sale, trop rustre, trop... paysan. On est entre le chromo nostalgique et une réalité aux dessous parfois moins reluisants qu'on aperçoit de loin en loin, au gré de ces petites histoires qui se recoupent et qui prennent, chacune pour héros, ou héroïne un des habitants. On découvre ainsi la fameuse Mrs Mac, mais aussi le général à la retraite qui perd la mémoire, deux militaires à l'esprit de bouton, quelques chiens, chats et autres animaux de compagnie au caractère bien trempé, des musiciens fous,etc. On sourit souvent, on rit, et on a par moment la larme à l’œil, cœur serré ou attendri par ces drôle de paroissiens.
   
   Ce n'est certes pas toujours d'une folle originalité, mais même si certaines histoires sont un peu faibles, le tout est confortable, agréable à lire et permet de passer un moment de lecture qui, accompagné d'une tasse de thé et d'un chat ronronnant peut s'avérer des plus plaisant. Sans chat ronronnant aussi remarquez.

critique par Chiffonnette




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