Lecture / Ecriture
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Choses qu'on dit la nuit entre deux villes de Francis Dannemark

Francis Dannemark
  L'homme de septembre
  La longue promenade avec un cheval mort
  Choses qu'on dit la nuit entre deux villes
  Du train où vont les choses à la fin d'un long hiver
  Les petites voix
  La véritable vie amoureuse de mes amies en ce moment précis
  Histoire d'Alice qui ne pensait jamais à rien (et de tous ses maris, plus un)
  Aux Anges
  Soren disparu

Francis Dannemark est un écrivain belge francophone né en 1955.


* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

Choses qu'on dit la nuit entre deux villes - Francis Dannemark

Parenthèse
Note :

   Une parenthèse à peine trop sérieuse pour être totalement enchantée...
   
   Par quelques jours d'été ensoleillés égarés en plein février, dans une villa en bord de mer, Wolf et Lena se trouvent à partager le temps d'une parenthèse – comme souvent dans les romans de Francis Dannemark – alors que le mariage auquel ils étaient venus assister se voit reporté d'une semaine suite à un accident sans gravité.
   
   Tous deux ont alors tourné la dernière page d'histoires d'amour qui leur ont laissé quelques bleus à l'âme, et la complicité qui se noue entre eux, sur un air de jazz, leur offre justement l'occasion de chasser les derniers relents d'amertume, et de renouer avec l'art de la confidence. Douceur et mélancolie sont donc au rendez-vous, mais aussi – les propensions philosophiques de Wolf aidant - un ton plus sérieux qu'à l'accoutumée. Il n'y a là rien de déplaisant. "Choses qu'on dit la nuit entre deux villes" reste certainement un bon moment de lecture, mais on perd un peu, un tout petit peu, de cette légèreté grave qui fait tout le charme des meilleurs livres de Francis Dannemark, comme "L'homme de septembre" ou "La longue promenade avec un cheval mort".
   
   
   Extrait:
   
   "Permettre à l'individu de se développer complètement, ça n'a rien d'impossible – mais ça prend du temps! Et c'est là qu'est le problème, je pense. Il est bien plus facile de transformer un adolescent en petit génie dans un domaine restreint que de l'aider à avoir une perception convenable de tout ce qu'il est et de tout ce qui l'entoure; on lui laisse ça pour plus tard, s'il a des loisirs à occuper. Et plus tard, c'est souvent trop tard. On peut devenir un excellent informaticien en travaillant ferme pendant quelques années, en ne perdant pas de temps à faire autre chose. Pour devenir un homme équilibré, c'est une autre histoire: la méthode forte me semble inadéquate. Je crois davantage aux vertus de l'exemple et de la lenteur. L'éducation scolaire ne s'y prête pas: elle est masculine, axée sur l'efficacité immédiate." (p. 68)

critique par Fée Carabine




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