Lecture / Ecriture
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Dès 10 ans: Verte de Marie Desplechin

Marie Desplechin
  Dès 10 ans: Verte
  Dragons
  Les yeux d'or
  Dès 10 ans: Pome
  Ados: Jamais contente - Le journal d'Aurore
  Danbé
  Dès 09 ans: Babyfaces
  Sans moi
  Dès 10 ans: Mauve
  D comme: Le Journal d'Aurore T1
  La vie sauve

Marie Desplechin est une journaliste et écrivaine française née en 1959.

Dès 10 ans: Verte - Marie Desplechin

Sorcières de mères en filles
Note :

   Quand on s’appelle Verte et qu’on a une dizaine d’années, il est bien difficile d’être une petite fille ordinaire qui rêve d’être “normale” et de se marier (avec Soufi, pourquoi pas, un jeune garçon de sa classe).
   
   Rien de surprenant, toutefois, dans le choix de ce prénom insolite quand on apprend que sa mère, Ursule et sa grand-mère, Anastabotte, sont des sorcières et dans ce genre de famille on se doit d’être sorcière de mère en fille.
   
   Seulement Verte ne l’entend pas du tout ainsi et se montre même récalcitrante à toute éducation en matière de sorcellerie. De plus elle ne semble absolument pas douée, ce qui fait le grand désespoir de sa mère. Exaspérée, celle-ci finit par confier sa petite à sa grand-mère dans l’espoir qu’elle parvienne à lui transmettre les rudiments du métier.
   
   C’est tout naturellement et avec bonheur qu’elle y parviendra s’opposant ainsi à l’intransigeance d’Ursule. Seule cette grand-mère, toute excentrique qu’elle puisse être, pénétrera l’univers secret de sa petite fille atténuant ainsi ces relations conflictuelles mère-fille, omniprésentes dans le livre.
   
   Ce livre de sorcières, dont l’univers semble très proche d’une certaine réalité, s’inscrit davantage dans l’esprit de la série “Ma sorcière bien aimée” plutôt que dans le contexte des sortilèges de Harry Potter.
   
   Cette histoire, remplie d’humour, est racontée à quatre voix avec ainsi les points de vue des différents personnages permettant au jeune public d’exprimer et d'affirmer ses propres perceptions.
   
   Et si vous désirez continuer, "Verte" a une suite, intitulée "Pome" (fiche sur ce site)
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critique par Véro




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Tu seras une sorcière ma fille!
Note :

   Quand, sans toucher à rien, par la seule puissance de son "sale caractère" ,la petite Verte, onze ans fracasse pour 500 francs de vaisselle (75 euros), sa mère contemple le désastre avec "des hoquets de joie" et pense : "Si ce n'était pas là la signature d'un pouvoir surnaturel, je voulais bien me faire fée des bois." Car dans le famille de Verte, on est sorcière de mère en fille que cela plaise ou non.
   
   Verte rechignant un peu, sa mère Ursule passera le relais à la grand-mère Anastabotte, sorcière respectée par tout le monde de la sorcellerie. Mais Verte n'a de cesse de retrouver ... son père, un mortel tout ce qu'il y a de plus normal, la preuve: son prénom bien banal : Gérard.
   
   Marie Desplechin, sous prétexte de sorcellerie, nous montre ici une famille matrilinéaire, où la transmission se fait par les femmes et où les hommes n'ont, apparemment, qu'un rôle secondaire. Ce n'est pas non plus un hasard si à plusieurs reprises on souligne l'aspect précoce de la manifestation de sorcellerie de Verte, ce passage symbolique à l'adolescence entraînant un conflit avec la mère qui sera pacifié par la grand-mère qui prend le relais de la transmission du savoir.
   
   Une jolie manière d'envisager le passage à l'adolescence et de montrer le pouvoir des femmes !

critique par Cathulu




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