Lecture / Ecriture
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La guerre des femmes de Alexandre Dumas

Alexandre Dumas
  La Dame Pâle
  La reine Margot
  Les Cenci
  Pauline
  Le Comte de Monte-Cristo
  La Dame aux camélias
  La guerre des femmes
  Le capitaine Pamphile
  Les trois mousquetaires
  Le meneur de loups
  La Comtesse de Saint-Géran
  La route de Varennes
  Le Chevalier d'Harmental
  La Volga
  Georges
  Le Sphinx rouge suivi de La Colombe
  Ados: Othon l’archer
  Dès 09 ans: Contes dits deux fois

Alexandre Dumas, (dit aussi Alexandre Dumas père) est un écrivain français né en 1802 et mort en 1870.

La guerre des femmes - Alexandre Dumas

Un drôle de Dumas!
Note :

   Il fut un temps où je traînais innocemment chez Gibert. Oui, innocemment. Parfaitement même. Je maintiens. Innocemment. Bref, où en étais-je... Ah, voilà! Il fut un temps donc où je traînais innocemment dans au rayon littérature française chez Gibert quand mon œil fut attiré, tout aussi innocemment par les jolies rangées formées par les œuvres de ce bon vieux Dumas. Épiphanie! Joie! Bonheur! Voilà ce qu'il me fallait! Un bon vieux pavé des maisons pour caler une armoire normande dans un futur lointain!Mais allez donc opérer un choix dans la foison de titres produits par notre prolifique Alexandre... J'étais ma foi fort perplexe jusqu'à ce que mes yeux tombent sur un titre inconnu au bataillon: "La guerre des femmes". Un Dumas inconnu! Fichtre! Alexandre et moi avions un deal. IL ne serait pas dit que l'inkulture passerait par moi! J'ai embarqué ces bonnes dames en vacances. Les autres, celles d'avant. Car le monde est cruel.
   
   D'ailleurs ce n'est pas Claire de Cambes qui va me contredire. Ni Nanon de Lartigues, emberlificotées qu'elles sont dans la guerre que se livrent la reine Anne et la princesse de Condé. Toutes ces femmes jouent aux hommes. L'objectif? Rien moins que le trône de France...
   
   Oh que voilà un drôle de Dumas. On y retrouve les ingrédients de Dumas, la plume de Dumas... Il n'y a rien à dire, c'est confortable comme une vieille paire de charentaises au coin du feu. Aventure épique, amours impossibles et inconsolables, le tout saupoudré de quelques usurpations d'identité, de trahisons diverses, de tractations et de pactes secrets, de conspirations, de batailles et autres activités agrémentant fort agréablement le quotidien, c'est du pur sucre garanti authentique. Ces dames se déguisent en homme pour mieux servir leurs maîtresses, ces messieurs se font mener par le bout du nez, l'amour et ses rivalités sont au rendez-vous, Nanon et Claire tentant toutes deux de sauver la vie du vicomte de Canolles, leur amour qui, pauvre âme, ne sait plus où donner de la tête et de la loyauté. Entre roi et prince, entre reine et princesse, entre maîtresse et maîtresse.
   
   Mais, car il y a un mais, c'est longuet. Delayé même.
   
   Pourtant le départ est enthousiasmant, le dernier tiers enlevé comme "Les trois mousquetaires", et tragique comme "La reine Margot". Mais entre les deux, on aurait parfois envie de taper sur l'épaule d'Alexandre pour lui demander d'enlever un ou deux épisodes. Juste un ou deux attention, parce qu'il y a quand même quelques belles batailles, de l'humour, des déchirements, des passages secrets, et ça, il serait ma foi fort difficile de s'en passer. Et en même temps, malgré ces un ou deux épisodes en trop, mon petit cœur tout mou a frémi devant cette belle page d'histoire racontée à la sauce Dumas! Dieu que j'aime ces partis pris: Anne n'est jamais croquée au mieux de ses talents (encore qu'il faudra encore quelques paquet d'années pour qu'on commence à la réhabiliter un brin la pauvre âme), Mazarin joue évidemment le cardinal intriguant et italien de service et les Condé ne sont pas mieux lotis entre un prince inexistant et une princesse prompte à changer d'avis au gré des avis divergents de ses conseillers. Les intrigues de cours, les loyautés, les révoltes de la noblesse et leurs causes sont bien là, abordées au prisme d'une belle galerie de personnages, souvent drôles, parfois tragiques, bien vivants en tout cas.
   
   Pendant féminin de "Vingt ans après", "La guerre des femmes" permet qui plus est de mettre en lumière le rôle joué par les femmes dans les conflits et guerres civiles qui ont agité le royaume de France. Même si le regard porté sur ces amazones n'est pas tendre et le récit mâtiné de quelques réflexion bien de son temps... En tout cas, me voilà maintenant avec l'envie de retrouver d'Artagnan, et Athos, surtout Athos (non, ne me demandez pas pourquoi), et La Molle aussi. Et puis il FAUT que j'aille dire un mot en particulier au vicomte de Bragelonne, et à Edmond Dantès. Je ne suis pas sortie de l'auberge quoi.

critique par Chiffonnette




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