Lecture / Ecriture
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Le silence des armes de Bernard Clavel

Bernard Clavel
  L'homme du labrador
  La table du Roi
  Le soleil des morts
  La retraite aux flambeaux
  Les grands malheurs
  Le silence des armes

Bernard Clavel est un écrivain français né en 1923 à Lons-le-Saunier et décédé en 2010.

Le silence des armes - Bernard Clavel

Monsieur Clavel
Note :

   Présentation de l'éditeur:
   
   « Guérit-on jamais de la guerre? De quel combat meurtrier l'homme peut-il être fier? Engagé pour cinq ans, Jacques Fortier a cru un temps à la noblesse des armes. Blessé, moralement détruit par les atrocités vécues en Algérie, il revient dans son village du Jura pour quelques jours de convalescence. Repartir dans les Aurès, c'est accepter la haine et le sang, admettre l'absurde. C'est renier l'enseignement d'un père incompris, refuser les leçons de sa terre natale. Jeter son uniforme, c'est dire non à l'horreur, choisir la vie, mais aussi devenir traître et déserteur aux yeux de la société. Assassin ou proscrit, Jacques doit choisir. "Le monde ne sera sauvé, s'il peut l'être, que par des insoumis." Cette phrase résume le drame du Silence des armes, l'une des œuvres majeures de Bernard Clavel.»
   

   
   On ne lisait plus guère Bernard Clavel à l'heure de Houellebecq et Nothomb. Clavel c'est pourtant tout autre chose que du roman de terroir hyperformaté. Je ne reviendrai pas sur sa vie qu'il a si bien romancée dans sa tétralogie majeure "La grande patience" dont les jurés du Goncourt ne crurent pas déchoir en le couronnant pour l'ultime tome "Les fruits de l'hiver". Cet autodidacte, apprenti pâtissier, amoureux de ses terres du Haut Jura, des embruns d'Irlande et du blanc Labrador, conteur intarissable aux sagas autrement bien fichues que les pensums télévisuels (je pense à sa remarquable série sur la Guerre de Trente Ans, "Les colonnes du ciel"),cet homme, citoyen avant l'actuel et navrant galvaudage de ce beau substantif, ce pacifique convaincu (j'aime mieux que pacifiste mais peut-être Bernard Clavel n'aurait-il pas aimé) était l'un des écrivains de chevet de mon père avec ses premiers ouvrages "L'ouvrier de la nuit", "L'Espagnol".
   
   Ca me ramène à des jours anciens mais je voudrais insister sur toute la qualité de l'écriture de Clavel, évidemment plus très en cour, mais si consciencieuse et terrienne au sens le plus noble du terme. Même le souvent condescendant Télérama le traite en grand écrivain. Je ne suis pas certain de lire à nouveau Monsieur Clavel, la vie étant courte et les auteurs si nombreux. Mais je tiens à l'appeler ainsi, ne serait-ce que pour le plaisir de lire qu'il a donné à bien des gens et la détermination qui a guidé toute son œuvre. Emballé par "Le silence des armes" je lui avais d'ailleurs écrit. Et ses apparitions chez Bernard Pivot étaient toujours savoureuses, notamment une historique émission d'Apostrophes où avec Brassens ils avaient parlé de l'armée, de la guerre et de la paix. Dans les hommages j'ai souvent lu à propos de Monsieur Clavel "de la belle ouvrage". C'est tout à fait ça.

critique par Eeguab




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