Lecture / Ecriture
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Code Zéro de Ken Follett

Ken Follett
  Peur blanche
  Les Piliers de la Terre
  La Marque de Windfield
  Code Zéro
  Un monde sans fin
  La chute des géants – T 1 - Le siècle
  Dès 08 ans: L'appel des étoiles
  Dès 09 ans: Le Mystère du gang masqué

Ken Follett est né à Cardiff le 5 juin 1949. Licencié de philosophie à l'University College de Londres, il travaille en tant que journaliste à Cardiff puis à Londres où il débute l’écriture. En 1978, son roman L'arme à l'œil devient un bestseller pour lequel il recevra le prix Edgar. Outre le roman d'espionnage, Ken Follett a signé des fresques historiques telles que «Les Piliers de la Terre», «La Marque de Windfield» , «Le Pays de la liberté», et des romans dits d'actualité comme «Le Troisième Jumeau».

Code Zéro - Ken Follett

Polar d’espionnage
Note :

   On est, dans “Code Zéro”, dans un polar d’espionnage de facture des plus classiques. Moins sophistiqué qu’un John Le Carré, aussi bien dans l’intrigue que dans la psychologie des personnages, mais honnête; classique quoi.
   
   Ken Follett insère son récit dans la vraie Histoire, celle de la conquête de l’Espace, à ses balbutiements, du temps de la guerre froide. Fin des années 50, la fusée Explorer 1 est sur le point d’être lancée et, après l’échec du précédent lancement américain et les succès des lancements de satellites soviétiques, la réussite est obligatoire. Ken Follett, à mon sens, restitue parfaitement l’atmosphère et les enjeux de cette époque. Et puis, petite histoire dans la grande Histoire, un homme se réveille au petit matin dans les toilettes d’une gare de Washington, il présente toutes les apparences d’un clochard. Enfin presque toutes, mais bizarrement il ne se souvient de rien, ni de son nom ni du pourquoi il est là en tenue de clochard alors que plusieurs indices semblent infirmer cette hypothèse.
   
   Ken Follett va donc nous emmener à la suite de Luke dans la quête de son identité, et au-delà dans la mise en échec d’un plan diabolique concernant Explorer 1. Avec de jolis flash-backs sur les années antérieures de Luke: au lycée, et en Europe pour la guerre, dans un rôle d’agent spécial derrière les lignes ennemies. Très crédibles là encore.
   
   On pourrait lui reprocher un scénario finalement assez prévisible, même si pas totalement linéaire, assez dichotomique; les gentils sont réellement très gentils et il n’y a pas grand-chose à récupérer des méchants. C’est ce qui pourrait handicaper ce genre d’œuvre dans sa crédibilité au fil du temps qui continue à s’écouler. Ça pourrait vieillir un peu vite, je pense. Plus vite qu’un John Le Carré.

critique par Tistou




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