Lecture / Ecriture
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Running man de Stephen King

Stephen King
  Marche ou crève
  Anatomie de l’Horreur
  La Tour Sombre 1: Le Pistolero
  La Tour Sombre 2: Les trois cartes
  La Tour Sombre 3 :. Terres perdues
  La Tour Sombre 4: Magie et Cristal
  La Tour Sombre 5: Les loups de la Calla
  La Tour Sombre 6: Le chant de Susannah
  La Tour Sombre 7: La Tour Sombre
  Ecriture - Mémoires d'un métier
  Histoire de Lisey
  Cellulaire
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  Simetierre
  Juste avant le crépuscule
  Charlie
  Running man
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  Dolores Claiborne
  Docteur Sleep
  Le Singe - Le Chenal
  Colorado Kid
  Mr Mercedes
  Carnets noirs
  L’année du loup-garou
  Gwendy et la Boîte à Boutons

Stephen Edwin King est un écrivain américain de thrillers, romans d'horreur et fantastiques, né en 1947 dans le Maine. Il a aussi publié sous les noms de John Swithen (une fois) et plus souvent de Richard Bachman.


* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

Running man - Stephen King

Cours, Ben, cours
Note :

   Signé Richard Bachman
   
   Etats-Unis, 2025. La dictature en place a instauré une société à deux vitesses: d'un côté quelques riches, qui gagnent des nouveaux dollars et vivent confortablement, de l'autre des millions de laissés pour compte qui sont voués à la misère, à la violence et à une mort précoce. Ce monde est régi par le Libertel, une télévision à chaîne unique qui propose des centaines d'émission de télé-réalité permettant aux pauvres de tenter de sortir de leur misère. Benjamin Richards a 28 ans, une femme qui se prostitue pour que le ménage survive et une petite fille de 18 mois, Cathy, gravement malade. La seule façon de tenter de s'en sortir: participer aux Jeux... Ben est sélectionné pour être le héros de l'émission vedette du Libertel: La Grande Traque, où un homme est pourchassé par une équipe de tueurs sans pitié...
    
   Figurez-vous, chers happy few, que ce week-end, je me suis retrouvée dépourvue de lecture à trois heures du matin (ça arrive même aux meilleurs, la preuve); heureusement pour moi une amie était là et devant mon désarroi, elle a sorti illico du coffre de sa voiture ce roman de Stephen King (bon, ce n'était peut-être la meilleure idée de me filer du Stephen King à une heure aussi tardive mais je ne suis pas impressionnable) (ou si peu). Entre Stephen et moi, c'est une histoire qui n'avait jamais vraiment commencé, même si j'avais été profondément emballée et émue par "La ligne verte" (1996, encore une lecture qui ne nous rajeunit pas, chers happy few, enfin, surtout moi), parce que parfois certaines rencontres ne sont suivies d'aucun effet, allez comprendre pourquoi. Bref, me voilà qui me plonge dans "Running man" (je ne sais pas vous, mais j'adore la couverture extrêmement kitsch, heureusement que "J'ai lu" existe, y a pas à dire). Je croyais avoir vu le film avec Arnoldounet (j'ai vu quasiment tous les films avec Arnoldounet, oui, je sais, ça fait peur) mais après lecture, je n'en suis plus si certaine (ou alors le film n'a rien à voir avec le roman, ce qui est possible aussi, évidemment).
    
   Publié en 1982 sous le pseudo de Richard Bachman (si j'ai bien tout compris, mais je laisse les fans me contredire ou rectifier si besoin est, c'est le pseudo sous lequel King a publié tout ce qui n'était pas de l'horreur), "Running man" est un roman de SF qui dépeint avec une grande efficacité de moyens un monde glaçant dans lequel il est totalement impossible de survivre si on est né du mauvais côté de la barrière. Les déshérités (et ils ont évidemment bien plus nombreux que les nantis) savent que leur vie sera courte, terrassés qu'ils sont par les cancers et la violence. Dans un monde où la solidarité n'existe pas (la délation est récompensée), nul ne s'élève contre le pouvoir en place, assis sur le mensonge et la manipulation des masses et qui s'est doté d'un outil terriblement efficace et vieux comme le monde: les Jeux, ici évidemment télévisés. Sur une trame de chasse à l'homme qui à défaut d'être originale est fort bien tenue, King met en scène un homme qui, animé au départ du seul instinct de protection de sa progéniture, prend peu à peu conscience que les enjeux dépassent sa simple personne avant d'accomplir un acte de rébellion à la fois spectaculaire et inutile. "Running man" est un roman noir, très noir, et ma foi réussi, chers happy few. Je vais lire d'autres romans de Stephen King, tiens.

critique par Fashion




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