Lecture / Ecriture
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Tom petit Tom tout petit homme Tom de Barbara Constantine

Barbara Constantine
  Allumer le chat
  A Mélie, sans mélo
  Tom petit Tom tout petit homme Tom
  Et puis, Paulette…

Fille d'Eddie Constantine, Barbara Constantine est une artiste et écrivaine française, née en 1955.

Tom petit Tom tout petit homme Tom - Barbara Constantine

Un petit bonbon acidulé
Note :

   Tom, onze ans, vit avec sa jeune mère Joss dans un mobil-home. Il partage son quotidien entre des balades à vélo, la vie pas toujours sereine avec sa mère et des chapardages de légumes dans le jardin des voisins. A l’occasion d’une razzia dans les potagers environnants, il croise le chemin de Madeleine, une petite vieille toute ridée qui a chuté dans son jardin et ne peut plus se relever. Une rencontre entre deux générations qui va s’avérer fructueuse…
   
   Je découvrais avec cette œuvre le style de Barbara Constantine, un style que j’ai trouvé léger, rythmé, riche en une diversité d’émotions. Je comparerais volontiers cette auteure à Anna Gavalda dont j’avais lu «L’échappée belle». On ne s’ennuie pas un instant, les chapitres, titrés, sont très courts. Le propos, grave et qui pourrait devenir sordide, est traité tout en légèreté et humanisme.
   
   On découvre une palette de personnages très humains et attachants. L’œuvre aborde le lien parental, à travers la figure de la mère mais aussi du père (à ce propos, j’ai été un peu déçue par un élément – que je ne dévoile pas – très prévisible du roman: peut-être est-ce à dessein que l’auteure l’a laissé deviner à son lecteur). Il y est question de lien intergénérationnel, de mémoire perdue puis retrouvée, de souvenirs, de mort, de chirurgie esthétique, d’amour, blessé puis à construire, de vie tout simplement qu’on essaie de tisser patiemment, malgré les événements douloureux qui surgissent, la précarité, le manque d’argent.
   
   Les personnages des voisins anglais de Tom et Joss sont très touchants: bien qu’ils sachent pertinemment que leur petit voisin saccage leur potager en volant des légumes, ils s’arrangent pour ne pas le laisser transparaître et même aménager leur jardin afin qu’il puisse assister à la projection de films qu’ils prennent soin de choisir.
   
   La fin ménage un petit rebondissement, rempli d’émotion. Une belle fable humaniste qui se lit d’une traite, toute en sensibilité et en tendresse, qui laisse le goût d’un bonbon acidulé mais dont la saveur peut assez vite s’évanouir.
   ↓

critique par Seraphita




* * *



Sans conséquence...
Note :

   Jos est devenue mère à 13 ans, un peu beaucoup parce que les hommes ne peuvent détacher les yeux de sa poitrine format 100 D, sans déconner comme elle a l'habitude d'ajouter. Pas question cependant que son fils, qu'elle élève tant bien que mal dans un mobile home l'appelle maman! Plus bourrue, ronchon, grande gueule mais aussi tenace qu'elle y a pas! Alors le petit Tom, pousse vaille que vaille, tantôt maternant sa mère, tantôt pédalant ferme pour se maintenir à la hauteur de la mobylette de Jos qui l'a bientôt distancié... Débrouillard, il prélève des légumes dans le jardin d'un couple anglais complaisant et va bientôt se dénicher une grand-mère adoptive et se rapprocher d'un homme disparu de la vie de sa mère quelques mois avant sa naissance.
   
   Tout cela est évidemment cousu de fil blanc et s'inscrit dans un monde où les méchants montrent les dents mais ne mordent pas. On retrouve ici les thèmes chers à Barbara Constantine, d'ailleurs deux clins d'œil à ses personnages de "Mélie sans mélo" établissent une complicité avec le lecteur, mais cette fois-ci pour moi la mayonnaise n'a pas pris. On est à mi-chemin de Beatrix Potter et de "Darling" de Jean Teulé, l'écriture est grasse, a perdu son pétillement, l'action se traîne et je n'ai vraiment commencé à m'intéresser aux personnages qu'à la page 150.
   
    Une gentille bluette très vite oubliée.
   
   255 pages fades.
   
   Dommage.
   ↓

critique par Cathulu




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Conte
Note :

   Tom est un gentil ptit gars de 11 ans, qui s'efforce de s'adapter du mieux qu'il peut aux sautes d'humeur de sa jeune maman, Joss. C'est qu'elle a quelquefois la main lourde Joss et son humeur est souvent maussade. Il faut dire qu'elle l'a eu a treize ans 1/2 et qu'elle vit (mal) de petits boulots et loge dans un mobil-home pourri et exposé à tous les vents.
   
   Il faut dire aussi que ses patrons l'embauchent plus souvent en louchant sur son tour de poitrine (100D) qu'en le regardant droit dans les yeux. Alors il n'y a pas à manger tous les jours et Joss envoie Tom chaparder des légumes dans les jardins des voisins, notamment un couple d'anglais charmants qui laissent faire avec bonhomie.
   
   C'est en allant à la recherche d'un jardin un peu plus loin que Tom fait la connaissance de Madeleine, 93 ans, qui est tombée le nez dans ses choux et ne peut plus se relever. Il y a aussi Samy, un homme surgit du passé, que Tom a dû menacer d'un fusil parce qu'il voulait faire du mal à sa mère.
   
   "Tom se dit qu'il ne peut pas la laisser comme çà, toute seule au milieu de son jardin, en train de pleurer, la pauvre vieille. Mais d'un autre côté, quand il l'aura aidée à se relever, elle va forcément lui demander ce qu'il venait faire chez elle à cette heure. Et là, il ne saura pas quoi répondre. Et elle, elle risque de s'énerver. Elle voudra peut-être appeler les gendarmes, ou les voisins. Et ça, Joss l'a bien prévenu. S'il se fait prendre, c'est fini. Elle ne pourra rien faire pour le récupérer. Ce sera direct la DASS pour lui. Et çà, mon ptit Tom, tu peux me croire, mieux vaut mourir que d'y aller! Quand elle dit des mots comme çà, il sait qu'elle ne ment pas".

   
   Tout ce petit monde va se chercher, se croiser, se fuir et finalement se trouver. Bien sûr, il ne faut pas trop s'attacher à la vraisemblance de l'histoire, mais peu importe, quelle fraîcheur et quelle tendresse dans ces petites scènes qui se succèdent et où même les animaux peuvent prendre la parole. Après un gros polar, c'est une bouffée d'oxygène bienvenue et très plaisante.
   
   C'est ma première lecture de Barbara Constantine, le ton m'a beaucoup plu et me donne bien envie de continuer avec ses précédents romans.
   
   A lire un jour de blues où vous décidez de croire au Père Noël...

critique par Aifelle




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