Lecture / Ecriture
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Quitter le monde de Douglas Kennedy

Douglas Kennedy
  L'homme qui voulait vivre sa vie
  Une relation dangereuse
  Cul-de-sac
  La femme du Ve
  Les charmes discrets de la vie conjugale
  La poursuite du bonheur
  Les désarrois de Ned Allen
  Piège nuptial
  Quitter le monde
  Cet instant-là
  Cinq jours
  La symphonie du hasard T1

Douglas Kennedy est un écrivain américain né en 1955 à New York. Il a été régisseur de théâtre aux Etats Unis puis en Irlande. Il commence à écrire en 1978 et quitte son emploi pour s'y consacrer dès 1983. Néanmoins, il doit encore écrire pour des journaux pour assurer sa subsistance. Sa première pièce est jouée en 1986. C'est un four. Il commence à être publié en 1988 et connaît le succès très rapidement.

Quitter le monde - Douglas Kennedy

Presque 700 pages!!!
Note :

   Jane Howard, l’héroïne, a connu les affres d’une famille désunie. A l’âge d treize ans, elle a juré devant la énième querelle de ses parents, qu’elle ne se marierait pas et n’aurait pas d’enfant. Son père a quitté la maison ce jour-là pour ne plus revenir. L’un et l’autre parent ne cesseront jamais de lui reprocher d’avoir provoqué la rupture avec cette déclaration.
   
   Jane quitte tôt la maison pour Harvard, a une liaison avec son professeur de thèse, mais l’affaire se termine mal … Plus tard elle tente de devenir trader pour changer de vie. Avec un doctorat de littérature ce n’est pas banal … et plutôt aventureux.
   
   Bientôt elle a des ennuis à cause de son père, devenu escroc, qu’elle a aidé à quitter le pays. Puis elle se lie avec un cinéphile qui rêve de fonder sa propre agence de cinéma. Théo est un intellectuel comme elle, Jane le trouve passionnant quoique affligé de symptômes obsessionnels. Ils ont un enfant, et le jeune homme s’éloigne d’elle, pour monter une entreprise foireuse avec Adrienne Clegg une actrice intrigante vulgaire et sotte… Bien sûr Jane leur a prêté de l’argent et bien sûr elle se retrouve encore avec des créanciers sur le dos …
    
   C’est à partir de l’apparition d’Adrienne Clegg que j’ai commencé à me lasser sérieusement du bouquin, soit à la page 300 environ.
    
   Jusqu’ici j’avais avalé sans trop protester les aventures de Jane. Mais ce nouveau rebondissement m’a paru très artificiel et peu crédible. Comment son ami qu’elle présente comme intelligent et cultivé peut-il s’associer avec une femme aussi ridicule et peu tentante? Il aurait pris une maîtresse normale c’eût été admissible. Mais là vu le portrait très chargé que l’on fait d’Adrienne… le comportement de Théo par la suite correspond de moins en moins à ce que l’on nous en a dit.
    
   De plus l’auteur fait pleuvoir gratuitement des tonnes de catastrophes sur Jane, et l’on commence à passer les pages à grande vitesse. En outre l’auteur prend un fâcheux plaisir à faire durer des dialogues peu intéressants, et à lancer ses personnages dans des récits informatifs de leur situation qu’ils répètent à chaque nouvel interlocuteur!
   Bref, on court aux derniers chapitres pour lire en diagonale la fin, on s’attarde sans réel plaisir à une nouvelle aventure de Jane devenue cette fois détective et justicière malgré elle…!
    
   J’ai rarement connu D. Kennedy aussi ennuyeux! J’en suis à mon quatrième roman de lui, (j’en lis un tous les ans en août) et les précédents, même s’ils possédaient des longueurs ne m’avaient point rebutée.
    
   Là je dis stop! Il tire à la ligne outrageusement…
    ↓

critique par Jehanne




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Poisse de chez poisse
Note :

   Une poisse pareille... ça ne peut être que dans un roman ! De fait !
   
   Je ne sais pas ce que Jane Howard, notre héroïne, a fait à Douglas Kennedy, mais lui, il lui fait tout. Et plus encore. On a même par moments envie de lui crier "arrête, tu ne vois pas que tu fais encore une c… ?!"
   
   C’est beaucoup quand même et ça donne à l’ouvrage un petit côté insupportable tant il parait surhumain de se relever, tel que Jane le fait avec difficultés mais constance, d’épreuves qui anéantiraient le commun des mortels. Heureusement, il reste l’habileté de Douglas Kennedy à mener des histoires, à les faire naître des limbes et à les élever en de belles choses. (Sauf que là l’héroïne est manifestement née sous une très mauvaise étoile et que les belles choses, ce n’est pas pour elle !)
   
   Pourtant, diplômée de Harvard, on peut se dire qu’il y a plus mauvais départ ? Mais non, ça n’a pas dû trouver grâce aux yeux de Douglas Kennedy. Ni aux yeux de ses parents d’ailleurs qui, très tôt, ne favorisent pas leur fille. Couple mal assorti, ils se disputent et au bout du compte parviennent à faire se culpabiliser leur fille comme étant partie intégrante de leurs disputes.
   
   Mais ça, ce n’est rien, les histoires qui suivent – et qui finalement pourraient être indépendantes les unes des autres – sont autrement plus gravissimes. La menant au désespoir le plus total (pertes de l’amour, d’un enfant,...), à la dépression, à la limite de la folie, mais rebondissant finalement, repartant de zéro. Balèze la Jane Howard !
   
   Ca n’en fait pas mon Douglas Kennedy préféré. Ca reste néanmoins un Douglas Kennedy avec son art consommé de l’histoire racontée, mais là, pour le coup, il a concocté un mets trop salé ou trop épicé !

critique par Tistou




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