Lecture / Ecriture
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Sans laisser d’adresse de Harlan Coben

Harlan Coben
  Ne le dis à personne
  Innocent
  Une chance de trop
  Temps mort
  Sans laisser d’adresse
  Faux rebond
  Disparu à jamais
  Dans les bois

Harlan Coben est un auteur américain de romans policiers né en 1962.

Sans laisser d’adresse - Harlan Coben

Efficace
Note :

   Un polar efficace. C’est ça qui et bien avec Harlan Coben, on fonce, on rentre tout de suite dans l’histoire, il n’y a pas de fioriture qui casse le rythme, on se prend au jeu et on essaye de garder contact avec la réalité qui nous entoure.
   
   Ce n’est pas si évident, plongez que vous êtes dans un thriller, le monde réel s’efface et vous faites imperceptiblement attention à la personne qui vient de s’asseoir à côté de votre table à ce petit café qui n’a l’air de rien, vous scrutez les visages, les ambiances, essayez de repérer laquelle de ces personnes ne colle pas avec le décor, vous êtes sur le qui-vive.
   
   A la fois rien d’exceptionnel et puis cette efficacité sans nom. A vrai dire, l’histoire de "sans laisser d' adresse" est bien moins complexe que celle de "Tell no one" (Ne le dis à personne) mais ma foi c’est un de ses polars que l’on a une envie de terminer de manière rapide, de connaître la fin, de savoir tout simplement.
   
   L’histoire est celle d’un homme, Myron Bolitar, qui se voit contacté par Terese, une femme qu’il a connue lors d’une soirée dans des circonstances difficiles. Elle lui demande de le retrouver à Paris après huit ans de black out total. Elle a besoin de lui. Lui, est un athlète de haut-niveau, reconverti en agent.
   
   Tout va très rapidement basculer pour Myron Bolitar qui pensait juste apprécier la lune lors de son séjour parisien. Mais c’est sans compter sur le Quai des orfèvres, la morgue puis les réseaux terroristes. Rien ne vas plus et ce d’autant qu’il n’a aucune idée de ce qu’on lui veut, de ce qui est en jeu. Doit-il faire confiance a Berléand? à Terese? Heureusement, il va recevoir l’aide de son cher Win, un personnage que l'on préfère avoir à ses côtés tout autant que Moa d'ailleurs. Ce ne sera pas de trop pour essayer d’y voir plus clair dans ce fatras… mais cela ne l’empêchera pas de subir les conséquences de son entêtement et je ne vous conseille pas de croiser l’agent Jones, s’il est dans les parages, ce n’est pas forcément bon pour vous. Entre NSA, DST, Mossad, réseau terroriste islamiste sur fond de secte et de manipulations scientifiques où cela va-t-il nous mener?
   
   Eh bien assurément à deux petites nuits courtes, c’est vrai qu’Harlan Coben de ce point de vue est le «maître de vos nuits blanches», vous n’aurez de cesse que vous ne sachiez.
   
   
   Série Myron Bolitar
   
   1. (Deal breaker) Rupture de contrat
   2. (Drop Shot) Balle de Match
   3. (Fade Away) Faux Rebond
   4. (Back Spin) Du sang sur le green
   5. (One False Move) Temps Mort
   6. (The Final Detail) Mauvaise base
   7. (Darkest Fear) Peur noire
   8. (Promise me) Promets-moi
   9. (Long Lost) Sans laisser d'adresse
    ↓

critique par Herwann




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Page turner
Note :

    Présentation de l'éditeur
   
   « Ancien sportif reconverti dans les relations publiques, Myron tombe des nues quand il reçoit l'appel de Terese, dont il est sans nouvelles depuis sept ans.
   "Rejoins-moi. Fais vite..."
   À peine arrivé à Paris, le cauchemar commence...
   Qui en veut à la vie de Terese? Quels secrets lui a-t-elle cachés? Pourquoi le Mossad, Interpol et la CIA les traquent-ils sans relâche?"

   
   
   Commentaire

   Ma première rencontre avec Harlan Coben. Ce livre est le 9e volet des aventures de Myron Bolitar, un ex-sportif de haut niveau reconverti en agent d'athlètes et d'artistes. Je ne sais trop quel âge il a, mais il a le comportement d'un grand ado attardé, adore se battre et mener ses petites enquêtes. Je n'avais bien entendu lu aucun des livres précédents mais même pour la psychorigide que je suis ça n'a posé aucun problème. On nous présente les personnages, on les cerne très facilement. Et, je l'avoue, ça se lit tout seul. Vraiment tout seul. Les rebondissements s'enchaînent les uns après les autres, c'est rythmé, on sent très rapidement que ce qui arrive dépasse largement les limites du petit conflit personnel et qu'on a affaire à quelque chose de gros. Les scènes d'action sont très cinématographiques, très visuelles et la narration au "je", par Myron et son humour à 5 cents m'a bien plu, malgré son côté égocentrique et suffisant. Pas d'ennui, donc, pas une minute. Et pas de prise de tête non plus.
   
   J'ai particulièrement aimé deux choses dans ce roman: les références à la culture populaire (que ce soit au Breakfast club - j'adorais - ou à Sex in the city) et le personnage du meilleur copain de Myron, Win. Ou plutôt Windsor Horne Lockwood III, milliardaire, arrogant au possible, misogyne, toujours là quand il faut et amateur de gros calibres d'armes à feu. Lui, je l'aime. Il est complètement barré, j'adore sa façon de s'exprimer et les dialogues qu'il entretient avec Myron, pleins de jeux de mots. Je pense que je lirai un autre roman de la série exprès pour ce personnage-là!
   
   Par contre, si une grande partie du roman m'a tenue en haleine et que les personnages secondaires me plaisent (Berléand, en particulier... c'est vrai qu'il a du charisme, ce type!), j'avoue que la révélation presque finale et une partie du dénouement (celui concernant Terese) m'ont plus ou moins convaincue et que j'ai trouvé ça un peu gros. Et que bon, disons que certaines illuminations viennent on ne sait trop d'où. De plus, peut-être est-ce parce que j'ai manqué les premiers tomes que la relation entre Myron et Terese m'a semblé difficile à avaler. Par contre, le dernier paragraphe m'a un peu réconciliée. Je sais, je suis bizarre...
   
   Un thriller qui bouge et dont les pages se tournent sans qu'on s'en rende compte (du moins, moi, je ne m'en suis pas rendu compte), qui nous baladera à Paris, à Londres et à New-York (quand même mon trio de villes préférées) entre terrorisme, polices et services secrets divers et associations chrétiennes.

critique par Karine




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