Lecture / Ecriture
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Un très grand amour de Franz-Olivier Giesbert

Franz-Olivier Giesbert
  Un très grand amour
  La cuisinière d'Himmler
  L’arracheuse de dents

Franz-Olivier Giesbert est un homme de lettres franco-américain né en 1949.

Un très grand amour - Franz-Olivier Giesbert

Il est plus tard que tu ne penses
Note :

    On peut ne pas goûter le personnage Franz-Olivier Giesbert,bateleur parfois,suffisant souvent,cabotin télévisuel comme il en est tant. Mais Giesbert est aussi un bon écrivain dont j'avais jadis aimé "Mort d'un berger" et plus encore "Le Sieur Dieu". "Un très grand amour" est le roman, si peu roman d'ailleurs, d'un homme de soixante ans, malade, quitté après avoir quitté, homme à femmes comme l'on disait il y a longtemps. Il y a un peu ici du syndrome d'Hemingway,dont le fusil remplaça sèchement les impuissances, littéraires et intimes. D'ailleurs le héros de ce récit que Giesbert assume totalement est tenté à plusieurs reprises par le suicide. Mais,velléitaire et épicurien à la fois F.O.G. "s'arrange" avec les choses, quelques mensonges, quelques omissions, quelques compromissions. Comme j'ai trouvé cela bouleversant de pâte humaine, moi qui suis né la même année.
   
    Autre héroïne du livre la Provence offre à Giesbert l'occasion de digresser sur les tomates et les chèvres. Ce diable d'homme, gourmand de toutes les vies, à s'en éclater la panse, trouve à l'évidence le ton juste pour brasser ses histoires de femmes, nombreuses, et d'enfants à tout vent, d'examens inquiétants et de whiskys rédempteurs, de copains délaissés et de parfums de melons.
   
   Vous serez tentés de chercher les clés. Je vous les donne: c'est l'histoire d'un homme, un homme à l'italienne, à la Mastroianni, à qui les femmes ont tant donné et tant repris, et qui (merci Moustaki) "a su faire souffrir autant qu'il a souffert". Mais lui il en a fait une histoire. Universelle,bouleversante,arrogante parfois et si proche toujours.

critique par Eeguab




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