Lecture / Ecriture
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La relieuse du gué de Anne Delaflotte-Mehdevi

Anne Delaflotte-Mehdevi
  La relieuse du gué
  Fugue

La relieuse du gué - Anne Delaflotte-Mehdevi

Premier roman
Note :

   Mathilde a abandonné une carrière diplomatique pour mettre ses pas dans ceux de son grand-père récemment disparu, en devenant relieuse. Installée dans une ruelle aux habitants hauts en couleurs, elle reçoit un jour en dépôt un livre particulier qui va l'entraîner à la recherche d'une famille et d'un temple de culte gallo-romain.
   
   Anne Delaflotte Mehdevi dont c'est ici le premier roman, nous entraîne dans un univers plein de charme et de lenteur sans que jamais on ne s'ennuie. La description du quotidien de son héroïne, pleine de saveur, est rehaussée par l'utilisation que Mathilde fait de ses différents exemplaires de «Cyrano de Bergerac». Ainsi pour elle:
   "On peut lire Bergerac de Rostand comme on le fait d'une carte postale d'été, ou le dire haut, juste pour le rythme facile de la rime. On peut le lire pour rire, pour s'émouvoir, pour s'attarder sur le panache de son héros. Pour bien dormir, on peut prendre le soir un dialogue au hasard, et faire une toilette de chat de l'esprit, juste avant de sombrer. On peut le prendre au petit-déjeuner, pour se donner du cœur et une âme claire, juste une lampée avec son café."

   
   Les dialogues sont parfois maladroits, l'intrigue cousue de fil blanc, on a parfois envie de secouer l'héroïne en lui disant d'ouvrir les yeux et de se secouer un peu mais la magie de «La relieuse du gué» opère et on savoure pleinement cet univers douillet dans lequel on se love avec bonheur.
   
   
   Présentation de l'éditeur:
   «Un lundi matin venteux, très tôt, dans un village de Dordogne. Dans son atelier encore fermé, une relieuse se prépare avec délectation à travailler sur les livres qu’on lui a confiés, lorsqu’on frappe à sa porte avec insistance. Un mystérieux visiteur lui confie un livre ancien pour restauration. Pressé, mal en point, l’homme s’engouffre de nouveau sous la pluie qui bat les pavés. Un visiteur d’une beauté renversante. La relieuse s’attelle avec d’autant plus d’ardeur et de curiosité à ce nouveau travail : un livre ancien, relié à l’allemande, constitué de dessins représentant un fanum, antique lieu de culte gallo-romain, et dissimulant une liste de noms derrière une odeur de brûlé: en un mot, une rareté.»

critique par Cathulu




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