Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

Le saut de Anna Enquist

Anna Enquist
  Les porteurs de glace
  Le saut
  Le chef d'oeuvre
  Le retour
  La blessure
  Les endormeurs
  Quatuor
  Contrepoint

Anna Enquist est le pseudonyme de l'écrivain néerlandais Christa Widlund-Broer, née le 19 juillet 1945 à Amsterdam aux Pays-Bas, elle a grandi à Delft.
Après des études de piano au conservatoire de musique de La Haye, elle a étudié la psychologie clinique à Leiden ayant envisagé les carrières de musicienne ou de psychanalyste.
Elle a publié des recueils de poèmes et des romans, et a connu le succès dès son premier roman "Le chef-d’œuvre". Elle se consacre maintenant à l'écriture.

Le saut - Anna Enquist

Pour le théâtre
Note :

   Même si la couverture indique "Nouvelles", ce sont bien six monologues, destinés à être joués, qui sont regroupés sous le titre "Le saut".
   
   Autant vous le dire d'emblée, je n'ai pas accroché totalement à ces six textes, probablement parce que les indications de mise en scène rappellent constamment la nature véritable de ces textes et que le théâtre lu n'aura jamais la même force que le théâtre joué. Nonobstant, nous retrouvons ici les thèmes chers à Anna Enquist: la supériorité de la musique sur les mots: "Quand on ne peut pas parler, il faut écouter de la musique. La musique parle sans les mots. Un morceau de musique peut exprimer des sentiments qui sont trop vagues ou trop douloureux pour être pris au piège des mots. Ou trop terribles.", la seconde guerre mondiale, situation extrême et ses conséquences sur le comportement des gens ordinaires, la lente descente dans la folie...
   
   Par contre, nouveauté, Anna Enquist fait preuve dans le premier texte d'un humour vachard et totalement irrévérencieux vis à vis de Malher. Reprenant la figure emblématique de la femme artiste étouffée dans l'œuf par le pouvoir masculin, à savoir Alma Malher qui devra mettre sous le boisseau son talent de compositrice pour obéir à son génie de mari, Enquist, s'appuyant sur des faits historiques (la lettre de vingt pages dans laquelle le compositeur la somme de ne se consacrer qu'à lui, si elle décide de l'épouser!) éclaire d'un jour nouveau la situation, la montrant nettement moins caricaturale et plus complexe. Quant aux descriptions physiques de Malher, elles sont tout à fait réjouissantes! Un recueil à emprunter rien que pour ce texte!
   
   Quant à la quatrième de couverture, une nouvelle fois, elle vous permet en quelques minutes de connaître le déroulement quasi complet des six textes (soupir!).

critique par Cathulu




* * *