Lecture / Ecriture
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L'enfant-jazz de Mohammed Dib

Mohammed Dib
  La grande maison
  Le métier à tisser
  Au Café
  Un été africain
  Le Talisman
  Mille hourras pour une gueuse
  Les Terrasses d’Orsol
  Le Sommeil d’Eve
  Neiges de marbre
  L'infante maure
  La nuit sauvage
  Si Diable veut
  L'enfant-jazz
  Comme un bruit d’abeilles
  Le cœur insulaire
  Laëzza
  L'incendie

Mohammed Dib, né en 1920 à Tlemcen, en Algérie, et mort le 2 mai 2003 à La-Celle-Saint-Cloud, est un des grands écrivains de langue française. Poète - Prix Stéphane Mallarmé -, romancier - Grand prix du Roman de la Ville de Paris -, essayiste, auteur de nouvelles, de contes et de pièces de théâtre, son œuvre, vaste et intense, a été couronnée par le Grand prix de la Francophonie de l'Académie française.


* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

L'enfant-jazz - Mohammed Dib

Quelques notes de poésie
Note :

   En trois parties, «Ici», «Ailleurs» et «La Guerre», Mohammed Dib nous donne à lire un recueil de poèmes qui ont en commun d’être brefs: des vers courts, octosyllabes tout au plus, majoritairement terminés par un point, et formant des strophes de trois ou quatre vers.
   
   Comme le titre le laisse prévoir, le thème de l’enfance caractérise l’ensemble du recueil. On y trouve des historiettes isolées, plus souvent des esquisses, avec force répétitions comme dans les comptines. Le poème «Le ballon» illustre assez bien sa manière:
   
   Il dessina un ballon.
   Du doigt il le creva.
   Quel plouf cela fit !
   
   Il en dessina un autre.
   Il le chercha du regard.
   Le ballon s’était envolé.
   
   Il en dessina un autre.
   Il le chercha du regard.
   Chercha encore. Rien.
   
   Il leva les yeux.
   Il vit un trou béant.
   Il ferma les yeux.

   
   
   Par contre, «La Guerre» enchaîne ouvertement des poèmes numérotés. L'auteur a vécu en Algérie les premières années de la guerre d'indépendance. Ce poème comporte quelques images fortes:
   
   La nuit compta les balles.
    Le jour compta les morts.

   
   
   Quant à trouver ce recueil inoubliable, je n'irai pas jusque-là. Mais je ne suis pas non plus fan de poésie…

critique par Mapero




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