Lecture / Ecriture
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Un étranger dans la maison de Patricia MacDonald

Patricia MacDonald
  Origine suspecte
  La fille sans visage
  Dernier refuge
  Expiation
  Un coupable trop parfait
  Un étranger dans la maison
  Une femme sous surveillance
  Rapt de nuit
  La Double Mort de Linda

Patricia MacDonald est le nom de plume de Patricia Bourgeau, auteur américain de romans policiers, née en 1949 dans le Connecticut.

Un étranger dans la maison - Patricia MacDonald

Pathos...
Note :

   Patricia MacDonald fait trop vibrer la corde du pathos. Ca en devient gênant par moment. La naïveté qu’elle fait incarner par Anna, l’héroïne, en est carrément agaçante – ce n’est pas possible d’être aussi bête, peut-on se dire!
   
   Elle tient une histoire intéressante; un enfant, disparu – enlevé on ne sait, à l’âge de quatre ans, qui réapparait onze ans plus tard. Perturbé, forcément perturbé, et qui surtout va retrouver sur sa route celui qui est à l’origine de son malheur.
   
   Mais traité à la sauce MacDonald, ça donne une Anna (la mère) niaise, américaine grand format, politiquement correcte comme pas possible et dégoulinante de bons sentiments. Dommage, car Patricia MacDonald peut mieux faire, même si ses trames sont relativement récurrentes. En tout cas, voilà une auteuse dont les héros positifs sont des femmes, toujours des femmes. Plutôt de la bonne société américaine, trop honnêtes pour envisager vice ou perversité, et qui donc avec une belle constance se font «entuber», mais qui finissent bien entendu par faire triompher vertu et honnêteté. Trop récurrent tout cela. Vous me direz … pourquoi continues-tu à la lire? C’est vrai …
   
   Il y a bien des fausses pistes, des leurres, à mi-roman, qui donnent l’illusion qu’on n’a pas deviné la fin. Mais ça ne dure pas très longtemps. Et quand on connait le coupable, qu’on a compris le modus operandi, le seul suspens c’est de se demander comment Anna et son fils vont sortir vivants de tout cela. Seule certitude: vu qu’on est dans un MacDonald, ils en sortiront vivants!
   
   La psychologie des personnages est pourtant bien traitée. Patricia MacDonald est capable de respecter cette donnée. Mais c’est la philosophie sous-jacente, typiquement «W.A.S.P.» qui est fatigante et limitante.

critique par Tistou




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