Lecture / Ecriture
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V comme: Bernard Lermite en complet - tome 1 de Martin Veyron

Martin Veyron
  V comme: Bernard Lermite en complet - tome 1
  T comme: Ce qu'il faut de terre à l'homme

Martin Veyron est né à Dax en 1950. Son œuvre se compose d'albums humoristiques et de dessins de presse (Libération, Paris-Match, Le Nouvel Observateur...) Ses débuts en BD se sont faits dans L’écho des Savanes.
Il a également publié sous les pseudonymes de Richard de Muzillac et Olivier Désormeaux.
Il a reçu le Grand Prix du Festival de bande dessinée d'Angoulême en 2001.
En 1985, il a adapté au cinéma son album "L'Amour propre ne le reste jamais très longtemps"
A savoir encore: il a également écrit un roman.

Martin Veyron a adapté Tolstoï en BD

V comme: Bernard Lermite en complet - tome 1 - Martin Veyron

Un bon moment de détente
Note :

   Cascade d’histoires foutraques, gros album de scènes de la vie de Bernard Lermite. Vie ô combien instructive qui nous montre de quoi est faite l’existence d’un type qui ne travaille pas et se contente de se laisser porter à peu près n’importe où selon les circonstances en ne suivant qu’une voie: celle de moindre résistance.
   Notre "héros" élégamment muni de poil aux pattes en abondance n’a aucun "problème de femmes" qui se précipitent toutes dans ses bras et alors là, si vous aimez les pin-up vous êtes servi car autant le physique de Bernard est quelconque (Oups! c’était l’alter ego fantasmé de l’auteur, désolée) autant la plastique de ces demoiselles est irréprochable; fruit d’un entraînement graphique commencé très jeune, sûrement. Quoi qu’il en soit, notre auteur les réussit à la perfection, accordant au reste du dessin un graphisme plus approximatif – faut savoir ce qui est important dans la vie.
   
   Notre Bernard, en dehors de son (inexplicable) succès permanent auprès des femmes passe également son temps à gagner des fortunes sans produire le moindre effort. Nous obtenons donc ainsi une espèce de quintessence des rêves les plus fous de chacun, une sorte de vie idéale entièrement consacrée au sexe, à l’alcool, aux voyages, à l’argent et à la paresse sans jamais aucun retour de manivelle, ou guère ou de courte durée en tout cas car porté par son incommensurable négligence, il les surmonte fort bien. Pas de surprise donc si je vous dis que c’est dans "L’écho des Savanes" que Bernard a fait ses débuts (1977).
   
    Mais conclusion de tout cela, Martin Veyron a raison: puisqu’il est impossible de l’obtenir dans la réalité, offrons-nous au moins cette existence par les voies imaginaires de la BD et profitons-en bien.
   
   Le résultat est assez marrant et bien sûr politiquement incorrect.

critique par Sibylline




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