Lecture / Ecriture
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La Ville sans regard de Mathias Bernardi

Mathias Bernardi
  La Ville sans regard

La Ville sans regard - Mathias Bernardi

Au pays des aveugles, les borgnes sont rois
Note :

   En 1942, dans Paris occupé, les SS ont installé une équipe de Gestapo française au quai des Orfèvres: elle est constituée de délinquants grave autrefois condamnés pour crimes de sang proxénétisme vol corruptions en tout genre. Ces criminels veulent se venger des policiers normaux et font la loi. Xavier Dailans a arrêté des cheminots qui voulaient attaquer la gare de Brégny et fait avouer un suspect sous la torture. L'attaque concerne un wagon rempli de toiles de maîtres volées à des juifs déportés, que des SS véhiculent clandestinement vers l'Allemagne.
   Le convoi part dans trois jours. Dailans obtient les renseignements nécessaires à faire le coup lui-même avec ses acolytes.
   Cependant, la crime exécuté, et les toiles cachées, des policiers non délinquants, l'inspecteur Thomas Lavrenti, et le commandant SS Worminski s'occupent de l'affaire…
   
   L'Occupation en 1942, la collaboration française au sein de la police criminelle. Les tentatives de Résistance. A défaut d'être original le sujet n'est pas épuisé et un roman là-dessus est toujours le bienvenu s'il est pertinent.
   
   Il y a Worminski le SS «pas méchant», Thomas Lavrenti le jeune inspecteur (c'est le héros) pas du tout corrompu, Gaillac et Dailans son «bras droit» mais les deux derniers se confondent un peu. Ils ont un caractère mais pas toujours de présence. Le personnage de Worminski sent un peu le cliché: Faut-il qu'un SS soit homosexuel pour n'être pas une brute?
   
   Les personnages de résistants sont assez bêtes (est-ce crédible!?): les missions confiées à Jeanne pas bien claires. Où est l'intérêt de tuer l'inspecteur Lavrenti plutôt que Gaillac? Pourquoi ne pas avoir confié à Jeanne l'élimination de sujets vraiment dangereux? Pourquoi aussi doit-elle sacrifier une dizaine de résistants, pour « sauver des centaines de vies?» Je n'ai pas compris ce raisonnement...
   
   Vivacité, langue correcte, efficace. Des actions correctement décrites. Beaucoup de dialogues courts. L'emploi du présent de l'indicatif tout au long du récit est le bon choix pour ce type de roman. Précision dans les dates, les lieux les actions.
   Pas de style personnel pour autant.

critique par Jehanne




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