Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

M comme: Les Morin-Lourdel de Maric

Maric
  M comme: Les Morin-Lourdel

M comme: Les Morin-Lourdel - Maric

Saga en 4 tomes
Note :

   Dessinateur : Baron Brumaire
   
   Un projet ambitieux et assez littéraire pour cette saga en 4 volumes, des Morin-Lourdel.
   Cela commence dans les années 1930 et nous suivons deux familles: les Morini, prolétaires immigrés d’Italie, pauvres, militants syndicalistes et honnêtes qui découvrent avec consternation la nature arriviste et totalement sans scrupule de leur fils; et les Lourdel, riches, en vue, réactionnaires et profiteurs qui découvrent avec une consternation égale la nature dévouée et totalement désintéressée de leur fils. Heureusement, les Morini ont un autre fils plus conforme à leurs vœux, chez les Lourdel, c’est une fille. Ouf!
   Le fils Morini, qui montre vite qu’il est vraiment prêt à tout pour ne pas rester pauvre, rencontre la fille Lourdel et comprend immédiatement le parti qu’il pourrait en tirer.
   Nous suivons les destins parallèles et croisés à la fois (eh oui, c’est une curiosité géométrique) de ces deux familles. Dans cet album au moment du Front Populaire, nous les verrons dans les albums suivant s’adapter plus ou moins à la guerre, l’occupation etc.
   
   C’est bien fait, l’histoire se tient. C’est honnête, classique et pas très original avouons-le. Les personnages, surtout les principaux, sont poussés à l’extrême. Le scénario suit donc bien sa logique interne, mais sans beaucoup de nuances ou de surprises.
   
   On est davantage étonné par le dessin, un peu caricaturé, c'est-à-dire déformé, très expressif, sensuel par moments avec ces mouvements de lianes des femmes. C’est Baron Brumaire qui s’est chargé de dessiner les 3 premiers albums. Ensuite, suite à une divergence de vues avec le scénariste, Maric, il a passé la main à Lionel Chouin pour le dernier volume. Comme je parle ici du 1er tome, ce sont les dessins de Baron Brumaire que j’évoque. Ils donnent un peu de relief et de piquant à cette histoire qui, à moins que l’on ne se passionne pour les sagas familiales, ce qui n’est pas mon cas, serait sinon un peu trop convenue.
   
   Ce n’est pas forcément à acheter, mais c’est à lire, les bibliothèques ne sont pas faites pour rien.

critique par Sibylline




* * *