Lecture / Ecriture
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Un Noël en famille de Jennifer Johnston

Jennifer Johnston
  Ceci n'est pas un roman
  L'illusionniste
  Un Noël en famille
  De grâce et de vérité
  Le sanctuaire des fous
  Un Noël blanc
  Les Ombres sur la peau

Jennifer Johnson est une romancière irlandaise née en 1930 à Dublin.

Un Noël en famille - Jennifer Johnston

Les liens
Note :

   Henry a survécu à un terrible accident de voiture. Il a déjà toute une vie de 50 ans derrière lui mais il ne se souvient pas de tout. Nous suivons sa convalescence au gré de sa mémoire qui lui revient. On découvre les personnes qui l’entourent au fur et à mesure qu’elles viennent en visite à l’hôpital. Elles défilent et ont toutes de l’importance dans sa vie. Elles sont «sa» vie. Bien que pour certaines elles puissent être considérées comme étant sorties de sa vie, elles sont bien présentes et seront réunies lors du bouquet final.
   
    Les fameux «Noël en famille». Henry les redécouvre, se les remémore, se les fait expliquer, ne se souvient que partiellement de certaines péripéties…
   
   L’écriture est fluide et agréable. Les personnages sont complexes. Les vies sont autant de vies crédibles avec leur lot de découvertes qui vont avec le temps qui passe. L’auteur nous parle de liens amoureux et de liens familiaux. Ce n’est pas un livre de péripéties mais du temps qui passe et des souvenirs qui s’effacent.
   
   «Le chagrin était douloureux, elle le savait; douloureux comme des petits coups de couteau, des petits élancements à des endroits vitaux, le cœur, la tête, l’âme.
   Où était située l’âme, de toute façon, sinon dans la tête?
   La joie, en revanche, vous soulevait du sol. C’était une sensation de légèreté extraordinaire comme si vous étiez en état de lévitation, sans angoisse ni contrainte.
   Ephémère.
   Oui.
   C’était le problème avec la joie, vous saviez toujours dans un coin de votre tête qu’elle ne durait pas.
   Le chagrin, lui, pouvait rester ancré en vous à jamais pour toute votre vie.
   Pénible.
   Oui. »

   
    C’est ma première lecture de Jennifer Johnston. C’est bien écrit, j’ai trouvé ça profond dans le propos et l’exploration de l’âme. C’est agréable et intelligent. Ça fait du bien, tout tranquillement.
   ↓

critique par OB1




* * *



Bla
Note :

   "Blablabla, répéta-t-telle. Blablabla."
   

   Victime d'un accident de voiture, Henry, la cinquantaine sur le déclin, souffre de pertes de mémoire. Et au vu de son lourd passif, on ne peut que juger finalement providentielle cette amnésie partielle.
   
   Gravitent autour de lui une mère joyeusement indigne dont l'excentricité tend de plus en plus à ressembler à de la démence sénile, une ex-femme qui va affronter avec un flegme sans pareil tout un tas de révélations plus choquantes les unes que les autres à grands coups de verre de vin pour "se réchauffer le cœur", sans compter des frères amoureux de la mauvaise personne, ou de la bonne, va savoir.
   
   Pimentez le tout de subterfuges tout droit venus de Marivaux, agrémentez de citations de Shakespeare qui tournent en boucle, sans compter les paroles de chansons reprises en chœur, ou pas.
   
   Comme mes petits nélèves, Jennifer Johnston a compris que les dialogues permettaient d'atteindre plus vite le nombre de lignes demandé, le pire étant qu'ici ces paroles sonnent totalement faux.
   
   Le lecteur n'a qu'une hâte : venir à bout au plus vite de ce pensum où les personnages ingurgitent des quantités de Whiskey (la vieille mère), de thé (un peu), de café et de vin et ce dès le matin. On se pochetronne allègrement sous n'importe quel prétexte et, bizarrement personne ou presque ne travaille mais tout le monde habite dans de superbes maisons. Il est vrai qu'on évolue au sein de la bourgeoisie bohème (architecte, éditeur ou peintre). Tout est bâclé, y compris les plates descriptions du paysage irlandais. Un parfait gâchis. Aucun piquant, aucun humour, des dialogues alternant cajoleries gnangnan (ma pauvre cocotte, mon coco!) et vacheries soudaines... Rien à sauver.
   
   Ayant par le passé apprécié à plusieurs reprises les romans de Jennifer Johnston (je possède , hélas , une excellente mémoire pour cela), malgré quelques déceptions plus récentes, je me suis laissée tenter par cette couverture et ce titre, comptant sur ce roman pour me laisser (enfin) gagner par l'esprit de Noël!
   Echec à tous les étages!
    ↓

critique par Cathulu




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J. Johnston, oui, mais pas celui-là
Note :

   J’adore Jennifer Johnston donc quand un de ses romans sort, j’ai tendance à me précipiter. Jennifer Johnston c’est des histoires de famille, en Irlande, toujours de gens un peu perdus, qui se retrouvent à la fin du livre. Jennifer Johnston c’est aussi une écriture qui emporte. Elle est toujours simple mais par un je-ne-sais-quoi elle vous apporte des petites étoiles dans les yeux. On n’est pas triste en lisant un roman de cette auteure même si l’histoire est triste. Si vous n’avez pas encore découvert ses livres, n’hésitez pas mais par contre pas avec ce livre.
   
   Ici, à mon avis, ce n’est pas un de ses meilleurs opus. Elle avait une histoire de base très intéressante, même si déjà traitée ailleurs. J. Johnston s’est surtout intéressée à la reconstruction de la cellule familiale autour du malade, quitte à laisser des points intéressants dans l’ombre.
   
    L’impression que j’ai eue, c’est qu’elle n’était pas allée chercher assez loin ; les faits du passé sont un peu vite oubliés (c’est ce qui à mon avis donne l’impression d’excentricité du livre), la fin est un peu brutale…
   
   Pour ce qui est de l’écriture, c’est toujours bien (c’est ce qui m’a permis de lire le livre jusqu’au bout) mais je mets un bémol : tous les "mon chéri", "ma chère", "ma belle" … a toutes les sauces c’est très très lourd. On ne comprend pas pourquoi ils se donnent tous ces petits noms. Je ne sais pas si en anglais cela donne mieux. Cela rend les dialogues assez difficiles à suivre.
   
   En conclusion, un roman plutôt pas mal mais je n’en garderai pas un souvenir au delà de deux semaines. Il me reste deux Jennifer Johnston dans ma PAL, mais des anciens : ce sera sûrement mieux…

critique par Céba




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