Lecture / Ecriture
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L'après-midi bleu de William Boyd

William Boyd
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  Nat Tate

William Andrew Murray Boyd est un écrivain britannique né en 1952 au Ghana.

L'après-midi bleu - William Boyd

Une histoire un peu hors du temps
Note :

   Autant le dire d’entrée, je suis mauvais juge, j’ai un préjugé plus que favorable pour William Boyd. Et pour «L’après-midi bleu» en particulier puisque c’est par ce roman que j’ai découvert, d’une part cet auteur, d’autre part la lecture lue en roman-cassettes.
   
   1936, Los Angeles, … une ambiance très … bleue! Kay Fisher est une jeune femme plutôt accomplie, de 32 ans, qui exerce le beau métier d’architecte. Beau métier mais mal entouré puisqu’elle a des démêlés avec son ancien associé qui fait tout pour la marginaliser. Accomplie? En tant que femme pas tout à fait non plus puisqu’elle a fait une expérience malheureuse, et du mariage et de la maternité. Pour autant Kay reste une jeune femme positive, tournée vers l’avenir, dans une belle «américaine attitude».
   
   Arrive sur le devant de la scène un homme d’apparence simple, modeste, qui va prendre une place folle dans sa vie puisqu’il va lui apprendre qu’elle est en fait sa fille. Et pour ce faire, pour la convaincre, va lui raconter sa vie. «L’après-midi bleu», ce sera donc largement ceci: la vie de Salvador Carriscant, philippin, qui connût un amour fou, qui le payât cher mais qui n’a pas renoncé à le poursuivre… pour savoir, pour comprendre et pouvoir tirer un trait.
   
   Se greffe donc sur l’histoire initiale de la vie d’architecte de Kay à Los Angeles, la vie du chirurgien Salvador Carriscant, à Manille, trente ans auparavant, et tout se conjuguera en un bouquet final; la quête de Salvador et Kay jusqu’au Portugal, à la poursuite de son amour immense et pour lequel il a tout sacrifié.
   
   Trois histoires pour le prix d’une ! Le tout en une langue merveilleuse et un art du «conte» très «Boydien» (je suis inconditionnel!). C’est très souple, délié, inarrétable comme un fleuve, et William Boyd nous fait allègrement voyager du Los Angeles de l’avant-guerre au Portugal de la même époque jusqu’aux Philippines du début du XXème.

critique par Tistou




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