Lecture / Ecriture
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Le cerveau vert de Frank Herbert

Frank Herbert
  Le cerveau vert
  Dune

Frank Herbert est un écrivain américain né en 1920 et décédé en 1986.

Il a été lu dans le cadre des mois "L'Age d'or de la Science Fiction".


* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

Le cerveau vert - Frank Herbert

Herbert n'a pas écrit que Dune
Note :

   "Dans un futur très proche, notre planète est désormais coupée en deux zones: la Zone verte, où les humains ont dominé et asservi la nature, et la Zone rouge qui reste à conquérir. C'est le cas de l'immense forêt du Mato Grosso au Brésil que l'Organisation Ecologique Internationale compte bien contrôler définitivement. Grâce à des bombes chimiques mortelles et des armes utilisant les vibrations, l'OEI élimine tous les insectes et nuisibles de la surface de la Terre. Mais cette fois, les habitants de la zone rapportent d'étranges histoires: insectes mutants, humains aux yeux étranges et au comportement inhabituel, disparitions... Une équipe de l'OEI est envoyée en mission afin d'enquêter au cœur de la jungle. Et ce qu'ils vont découvrir dépasse de loin l'idée qu'ils se faisaient d'une Nature soumise..."
   
   Imaginez-vous! En pleine découverte de Dune, voilà que je tombe sur un autre de ses romans, un one-shot au titre ma foi plutôt intriguant et à la quatrième de couverture à l’avenant. La chair étant faible, que voulez-vous, j’ai cédé! Autant vous le dire tout de suite, c’est un roman bourré de défauts, mais que j’ai aimé. Eh oui.
   
   Commençons par les défauts: touffu, elliptique, parfois un brin longuet, "Cerveau vert" est un roman qui souffre des qualités de Herbert. Sa capacité à mêler analyse politique, religieuse et sociale est une force du cycle de Dune, mais sur un roman court, elle le mène à un drôle de style. On le sent parfois prêt à se lancer dans la réflexion, puis changer d’avis, histoire de garder du rythme et du suspense jusqu’à s’égarer dans un huis clos assez intéressant d’un point de vue humain mais qui n’apporte rien, et loin de là, à l’intrigue.
   
    Bref, le début est prometteur, la suite déçoit un peu, la fin interroge. Inégal, mais, en 1966, déjà, Herbert se livre à une réflexion que certains des romans écolos du moment peuvent lui envier. Impact de l’homme sur la nature, conséquences du besoin humain de dominer et soumettre la nature à ses besoins, méconnaissance de l’écosystème et de son fonctionnement, importance de la biodiversité, tout y est. Et on a en prime une magnifique conscience végétale. J’avoue avoir trouvé les personnages plutôt intéressants et les jeux de pouvoir bien vus. On est donc loin du coup de cœur, très loin même, mais c’est un bon moyen de découvrir Herbert sous un autre aspect.

critique par Chiffonnette




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