Lecture / Ecriture
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La chambre mortuaire de Jean-Luc Bizien

Jean-Luc Bizien
  La chambre mortuaire
  WonderlandZ

D'abord enseignant, puis exclusivement auteur, Jean-Luc Bizien est un Français né en 1963.

La chambre mortuaire - Jean-Luc Bizien

Les grandes années du spiritisme
Note :

   Présentation de l’éditeur :
   "Etrange personnage que le docteur Simon Bloomberg ! Dans son hôtel particulier de la rue Mazarine à la façade presque aveugle, conçu comme une pyramide égyptienne, cet aliéniste au regard pénétrant et à la réputation sulfureuse traite ses patients selon des méthodes avant-gardistes qui font scandale.
   Lorsque la jeune Anglaise Sarah Englewood entre à son service, elle tombe immédiatement sous le charme de ce scientifique hors du commun, fascinée par le mystère qui l'entoure. Pourquoi ne voit-on jamais sa femme, une archéologue de renom dont les trouvailles encombrent chaque recoin de la maison? Et pourquoi une des pièces est-elle interdite d'accès? Tandis qu'une série de meurtres inexpliqués défraient la chronique parisienne, une relation trouble se noue entre l'intrépide Anglaise et l'ombrageux médecin..."

   
   
   C'est à une enquête se déroulant à la fin du XIXème siècle que nous propose de participer Jean-Luc Bizien.
   Une pincée d'égyptologie, du milieu des aliénistes et nous voici plongés à la suite de l'anglaise Sarah Englewood que le docteur Simon Bloomberg vient d'embaucher en tant que gouvernante.
   
   Fragile, perdue, Sarah n'en est pas moins curieuse et avide de comprendre tous les mystères qui gravitent autour de son employeur, de cet hôtel particulier construit à l'image d'une pyramide, de cette Cour des miracles que sont La Salpêtrière et l'asile Sainte-Anne.
   Habilement, l'auteur nous entraîne à sa suite dans cette enquête et, parallèlement, de manière plus officielle, derrière celle des inspecteurs Léonce Demoyers et Raoul Mesnard - tout frais émoulu de l'école de police qui teste des techniques d'enquêtes plus modernes (les Brigades du Tigre ne sont pas loin)-. De cette manière, le lecteur voit les morceaux du puzzle s'assembler, des hypothèses réelles ou imaginaires se présentent à lui.
   
    Le tout est présenté en de courts chapitres qui donnent un élan à l'enquête résolue rapidement, et dont nous, lecteurs du XXIème siècle à qui des connaissances concernant le monde égyptien -acquis étrangers à nos protagonistes- permettent de prendre au début de l'ouvrage un galop d'avance, bien vite rattrapé par les éléments annexes glissés par l'auteur: énigmes et histoires d'une tranche de la société qui s'intéresse tantôt au spiritisme, tantôt à l'égyptologie. Une bonne société avide de sensation forte et d'immortalité.
   
   Un très agréable moment de lecture et une histoire bien menée.
   
   
   
   Les aventures de Simon Bloomberg =
   
   La chambre mortuaire

   La main de gloire
   Vienne la nuit, sonne l'heure
    ↓

critique par Delphine




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Ténébreux aliéniste
Note :

   Ce roman s'inscrit très bien dans la lignée des polars historiques publiés dans la série Grands détectives de 10-18. À un moment, j'en lisais tout plein. Puis, j'ai oublié et c'est bien dommage car il y a de bonnes surprises, dont ce roman. Nous sommes à Paris. J'avais dans l'idée que l'histoire se passait à la fin du 19e siècle mais j'ai beau feuilleter le roman, je ne retrouve plus ce qui a bien pu me faire penser ça... du coup, c'est un gros point d'interrogation. Sarah Englewood est une jeune anglaise qui a suivi son amant à Paris... et pour qui ça n'a pas fonctionné. Elle est donc légèrement à la rue quand elle se présente pour un poste de gouvernante chez Simon Bloomberg, aliéniste. Mais elle se retrouve dans un monde étrange, tout plein de mystères et secrets. Une pièce interdite? Mais où est donc la femme de l'aliéniste? Parallèlement à tout ça, nous suivons l'enquête de deux policiers, un vieux de la vieille et un jeune sorti de l'école, qui ont affaire à un cadavre baladeur et à une bizarre défenestration.
   
   Ce roman se lit tout seul. Les chapitres sont courts et alternent entre les différents personnages. Le style est direct et efficace et en même temps, il nous entraîne dans ce Paris passé et réussit à créer une atmosphère lourde de mystère dans les chapitres de Sarah et un peu plus légère quand il s'agit des policiers. Le personnage de Bloomberg est intrigant à souhait (et il le reste un peu, même à la fin du roman) et Sarah n'est pas une sainte oie blanche qui s'offusque d'un rien, même si on la sent très jeune. Bien qu'ancrée dans son époque, elle en a vu d'autres. Et un petit coup de cœur particulier pour Ulysse le géant!
   
   On pourrait certes reprocher une conclusion un peu conventionnelle mais ce roman met très bien en place les bases pour les tomes suivants (on m'informe qu'il y en a deux parus chez 10-18) de la série. Malgré une interprétation très personnelle des symptômes de la maladie de Ménière (tout est là hein... disons que le cas de la personne qui en souffrirait n'est pas vraiment commun, surtout pour la rapidité des crises et de la disparition des symptômes), on sent que l'auteur s'est bien imprégné du monde des maladies mentales et c'est un univers qui a encore une fois réussi à me fasciner.
   
   Une bien agréable lecture, donc. Distrayante et intéressante. Je reviendrai à la Cour des Miracles!

critique par Karine




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