Lecture / Ecriture
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La Chambre rouge et autre texte de Nicolas Bouvier

Nicolas Bouvier
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  La guerre à huit ans
  Journal d'Aran et d'autres lieux
  La Chambre rouge et autre texte
  L'usage du monde
  Chronique japonaise
  L'œil du voyageur

AUTEUR DU MOIS DE FEVRIER 2006

Nicolas Bouvier est né à Genève en mars 1929, et c'est également à Genève qu'il mourut en février 1998. Cette unité de lieu ne trahit cependant pas son sédentaire, car il fut tout au contraire un grand voyageur. C'est autour de son amour des voyages, qui le fit partir sur les routes dès son plus jeune âge, et de son besoin d'écrire qu'il bâtit sa vie et mérita le nom d'écrivain-voyageur.

De ses voyages, il éprouva toujours le besoin de témoigner, et pas seulement par des textes. On lui doit également une documentation passionnante sous forme de photos.


Nicolas Bouvier a égalemenent écrit de la poésie.

La valeur de l'oeuvre de cet auteur a été appréciée et reconnue dans le monde entier. Ce dut être une grande satisfaction pour cet homme sans frontière de voir son oeuvre traduite et diffusée dans de si nombreux pays.

Par ailleurs, tant dans sa vie privée, ses voyages que dans son oeuvre, il manifesta toujours intérêt et bienveillance pour les autres humains qu'il lui était donné de croiser, et en particulier pour les artistes.


* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

La Chambre rouge et autre texte - Nicolas Bouvier

2 récits
Note :

   La trentaine de pages qui constituent cet ouvrage mérite-t-elle le nom de livre ? Je ne le sais pas. En tout cas, c'est édité en tant que tel et j'ai pris grand plaisir à dévorer cet opuscule. Vous aurez sans nul doute remarqué que «autre texte» est au singulier et, en effet, nous ne trouvons ici que deux textes au total.
   Le premier «La chambre rouge» commence par cette déclaration: « A en croire le préhistorien Escolon de Fonton , la guerre est apparue avec la sédentarisation ». Hormis que cette idée me laisse bien perplexe (Les hommes n'avaient-ils vraiment jamais eu l'idée de se battre entre eux pendant toute leur période nomade ?...), elle nous éclaire sur la façon extrêmement méfiante dont Nicolas Bouvier considère SA maison sédentaire, et plus précisément sa chambre.
   Mais j'ai noté pourtant quelque contradiction entre son hostilité déclarée et le soin ou du moins l'attention qu'il lui porte et le bien-être qu'il semble y éprouver. Ah ! L'homme est complexe. Et tant mieux.
   
   Le second texte s'intitule «Holan». De même que pour « la chambre rouge », le thème est posé dès le départ : « L'unique objet de ces quelques lignes est de payer une dette très ancienne. » Bouvier poursuit en évoquant tout ce qu'il doit et ce que lui a apporté la découverte du poète tchèque Vladimir Holan. Moi qui suis peu sensible à la poésie écrite, j'ai lu ce texte avec attention et intérêt, dans l'espoir de me la rendre enfin accessible. « C'est grâce à Holan, autant qu'à Michaux, que j'ai compris que certaines visites que la vie nous rend sont si mystérieuses qu'elles doivent prendre la forme d'un poème, que la prose la plus éclatante ne rendrait justice ni à leur transparence ni à leur opacité qui sont forcément voisines puisque nous ne comprenons pas la transparence mais pouvons seulement la flairer comme un limier flaire un gibier dont il sait qu'il n'est pas pour lui.»
   
   

critique par Sibylline




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