Lecture / Ecriture
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Coule la Seine de Fred Vargas

Fred Vargas
  Petit traité de toutes vérités
  Sous les vents de Neptune
  L'homme aux cercles bleus
  Debout les morts
  Un peu plus loin sur la droite
  Coule la Seine
  Pars vite et reviens tard
  Sans feu ni lieu
  Dans les bois éternels
  Un lieu incertain
  V comme: comme: Les quatre fleuves
  L'homme à l'envers
  Salut et liberté
  L'armée furieuse
  La vérité sur Cesare Battisti
  Ceux qui vont mourir te saluent
  Temps glaciaires
  Quand sort la recluse

Fred Vargas est le nom de plume de Frédérique Audoin-Rouzeau, romancière française de romans policiers et archéozoologue, née à Paris en 1957.

Coule la Seine - Fred Vargas

Nouvelles
Note :

   Il s'agit de 3 nouvelles publiées au début des années 90 dans la presse, avec Adamsberg bien entendu. Bonne introduction au style Vargas ; le polar qui prend à contre-pied, avec un Adamsberg qui est l'antithèse du flic classique. Elles sont toutes les trois dignes d'intérêt. Trois petits polars en réduction.
   
   
   Deux de ces nouvelles: "Salut et liberté et "La nuit des brutes" ont également était réunies pour publication en 2004 sous le titre "Salut et liberté".
   
   
   La série des Adamsberg dans l'ordre :
   
   L'homme aux cercles bleus, 1990
   L'homme à l'envers, 1999
   Les quatre fleuves, 2000
   Pars vite et reviens tard, 2001
   Coule la Seine, 2002
   Sous les vents de Neptune, 2004
   Dans les bois éternels, 2006
   Un lieu incertain, 2008
   L'armée furieuse, 2011
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critique par Tistou




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Du charme, incontestablement
Note :

   Ce recueil d’un peu plus de cent pages réunit trois nouvelles et se lit facilement et avec plaisir, du moins en ce qui me concerne.
   
   Ces trois nouvelles sont rangées par ordre chronologique (1997, 99 et 2000) et - là, le hasard seul est responsable- de la plus longue à la plus courte.
   
   Dans tous ces récits, ce qui m’a plu, cela a surtout été de retrouver les qualités humanistes du commissaire Adamsberg qui font que des gens comme moi apprécient son personnage et prennent plaisir à le voir débrouiller ses énigmes. D’autre part, et quoi qu’il soit assez bien vu de faire la fine bouche (l’auteur la première d’ailleurs), j’ai apprécié les qualités d’écriture de Fred Vargas qui manie tout de même bien la plume avec beaucoup d’aisance et même d’élégance.
   
   «Salut et liberté» est une étrange histoire de clochard et de lettres anonymes dont le charme est davantage dans le récit et le développement quelque peu étrange que dans la solution.
    « Danglard, vous croyez toujours que je ne fous rien sous prétexte que je ne fous rien. La réalité n’est jamais si simple et vous le savez mieux que quiconque.»
   
   «La nuit des brutes» plaît surtout par l’avis tranché du commissaire sur les fêtes populaires et familiales. Pour la clé de l’énigme, je dois avouer qu’elle m’avait sauté aux yeux dès le départ. Tant pis et donc, là encore, le charme est davantage dans le récit que dans la solution. Mais charme il y a, incontestablement.
    «Forcément les gens s’exaspèrent. La tension de ce long compte à rebours au terme duquel doit jaillir l’insouciance, ça leur met les nerfs en bouillie, aux gens. (…)
   Dès l’apparition du vieux type, la tension monte, cran par cran. Le pays tout entier, soumis, se crispe et se prépare à son inévitable joie.»

   
   «Cinq francs pièce» ne présente pas d’énigme du tout, mais cela ne l’empêche nullement de pouvoir séduire car là encore, c’est de voir le mode de fonctionnement mental (ou philosophique) d’Adamsberg qui réconforte un peu le lecteur, bien que l’on frôle sans doute un peu la démonstration pieuse, mais ces choses-là sont si difficiles à doser… et puis, il y a de beaux moments (surtout si vous avez un cintre ;-)).
    «Vous aviez pourtant les yeux d’un homme à piger que la sauvegarde des bricoles fonde l’éclosion des grandes choses. Entre le dérisoire et le grandiose, il n’y a même pas l’espace d’un ongle.»
   
   Les illustrations de ce recueil édité par Viviane Hamy, au nombre de six pages pleines, sont du dessinateur Baudoin et ont été faites spécialement pour cette édition. Je ne les ai trouvées ni spécialement bonnes, ni spécialement mauvaises, mais vous aurez peut-être un avis différent…
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critique par Sibylline




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Clochards célestes
Note :

   Série de 3 courts romans autour des mêmes personnages, le Commissaire Adamsberg et Adrien Danglard, lieutenant de police.
   
    Le premier intitulé "Salut et Liberté" voit la police recevoir des lettres anonymes tandis qu'un clochard se tient sur un banc face au commissariat avec des objets hétéroclites. L'enquête sera résolue d'une manière inattendue avec l'aide plus au moins consciente dudit clochard qui, au départ, était bien sûr suspect n°1.
   
   Le deuxième, "La nuit des brutes" raconte l'histoire d'un suicide dans la Seine, la nuit de Noël - d'où le titre général - d'une femme qu'il faut identifier. Encore une fois, les apparences sont trompeuses et l'énigme est résolue grâce à un ivrogne "aristocratique".
   
   Dans le troisième, "Cinq francs pièce", un clochard promène un caddie rempli de vieilles éponges qu'il a récupérées dans une usine désaffectée. Il veut absolument les vendre, quand, au détour d'une rue, une femme se fait assassiner et il devient alors témoin n°1. La particularité du vendeur d'éponge- appelé fortuitement Pi, comme le début de Pierre - est qu'il aime les chiffres et particulièrement calculer les circonférences... L'enquête aboutira grâce à une collaboration-contrat avec Adamsberg.
   
   Ces trois courts romans sont centrés chacun sur un personnage des plus originaux. Les OP doivent ainsi faire des concessions qui sont à l'avantage des deux partis. L'ensemble ne manque jamais d'humour notamment dans les situations proposées.

critique par Mouton Noir




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