Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

Soleil en solde de Zoé Valdés

Zoé Valdés
  Sang bleu
  Le néant quotidien
  La sous-développée
  La douleur du dollar
  Café Nostalgia
  Cher premier amour
  Le pied de mon père
  Soleil en solde
  Trafiquants de beautés
  Ilam perdu
  Les Mystères de La Havane
  Miracle à Miami
  Louves de mer
  L'éternité de l’instant
  Une Habanera à Paris
  Danse avec la vie

Née le 2 mai 1959 à La Havane à Cuba, est une romancière, poète et scénariste cubaine vivant en France.
Elle a fait partie de la délégation cubaine à l'UNESCO (1983-1988), puis de l'Office culturel de Cuba à Paris. Elle a aussi dirigé une revue cinématographique, Cine cubano.

En 1995, après la publication en France de son roman «Le néant quotidien» elle est contrainte à l’exil, pour insoumission au régime castriste, accompagnée de son conjoint et de sa fille. Elle réside actuellement en France.


* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

Soleil en solde - Zoé Valdés

Pochade un peu grasse
Note :

   Dans cette longue nouvelle inspirée par un documentaire de Nestor Almendros, cinéaste cubain mort en exil, Zoé Valdés fait converger vers un bout de plage sur les côtes d'une île improbable, toute une galerie de personnages tout aussi improbables qui s'y retrouvent pour – quoi d'autre? – se marcher joyeusement sur les pieds et s'écrabouiller mutuellement les orteils, d'ailleurs de plus en plus violemment.
   
   Une bonne touche d'érotisme et une ironie au vitriol font partie des marques de fabrique de Zoé Valdés, et on ne sera pas étonné de les retrouver ici. Mais c'est que, dans "Soleil en solde", tout cela est bien gros et gras, et par-dessus le marché servi très cru... A croire que l'auteur souhaitait démontrer le point de vue d'un de ses héros, Priapo Matamoros qui, souffrant de priapisme, comme son nom le laisse deviner, vit parmi les baigneuses aux maillots de la largeur d'une ficelle un véritable enfer: "Sur un fragment de plage, pour peu qu'il se remplisse de monde, la vie se met à nu de façon si crue qu'elle fait peur à voir." (p. 14)
   
   La plaisanterie a du moins le bon goût d'être courte, et on sourit ici ou là, largement même devant le feu d'artifice final. Reste que "Soleil en solde" n'a rien d'un élément indispensable de la bibliographie de Zoé Valdés.
   
   
   Extrait:
   "Son mari la trouva très sexy appuyée contre la Vespa, qu'il enfourcha aussitôt. Elle l'imita en plaçant Ververano entre eux. Le voyage fut un délice, le vent fouettait son visage, en rejetant en arrière ses cheveux ébouriffés, le soleil chauffait son décolleté et ses reins cambrés ruisselaient de sueur et de désir. Ils parvinrent à destination au point du jour, la plage était déserte, le soleil blanchissait le sable d'où la mer, semblable à une assiette bleu-vert au loin, s'était retirée. Quand les pieds délicats de Reina s'enfoncèrent dans les mottes chaudes pleines de touffes d'herbes piquantes, elle ne put réprimer un profond soupir de contentement, après avoir aspiré à pleins poumons la puanteur marine mêlée aux divers effluves de la pollution." (pp. 13-14)

critique par Fée Carabine




* * *