Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

La maison du sommeil de Jonathan Coe

Jonathan Coe
  La maison du sommeil
  Bienvenue au club
  La Femme de Hasard
  Le cercle fermé
  Les Nains de la Mort
  Testament à l’anglaise
  La pluie, avant qu'elle tombe
  La vie très privée de Mr Sim
  Dès 11 ans: Le miroir brisé
  Expo 58
  Désaccords imparfaits
  Une touche d’amour
  Numéro 11

Jonathan Coe est un écrivain britannique, né en 1961.
Il a reçu le prix Médicis étranger en 1998 pour "La Maison du sommeil".

La maison du sommeil - Jonathan Coe

Une maison au bord de la mer
Note :

   Une maison juchée sur une falaise au bord de la mer, à deux époques différentes 1983-1984 et 1996. Passant de l'une à l'autre, la maison se transforme de résidence universitaire en clinique spécialisée dans le traitement de troubles du sommeil. Nous retrouvons les étudiants d'hier, - Grégory, Véronica, Sarah, Robert et Terry -, qui ont fait chacun leur chemin. Des chemins qui se croisent, se séparent et se recoupent. Des rêves, des projets qui trouvent leur accomplissement ou au contraire s'évaporent en fumée.
   
   Jonathan Coe nous dresse ainsi en alternance deux portraits de la société britannique à douze ans d'intervalle, des discussions à baton rompu où les étudiants des années 80 refont le monde, échafaudent de grandes théories sur l'esprit des temps, le féminisme, le cinéma ou le théâtre, à l'implacable réalité des années nonante, la routine professionnelle, les rêves oubliés au fond d'un carton. D'une plume vive et légèrement ironique. Par petites touches finement observées, entrelardées de tranches d'humour tout à fait savoureuses (par exemple, les critiques de films de Terry qui m'ont beaucoup amusée). Selon une construction impeccable, dont chaque pièce est soigneusement ajustée. J'ai passé avec "La maison du sommeil" un moment de détente très agréable, à la fois intelligent et amusant. Et je n'ai qu'une réserve minime en refermant ce livre: que la construction et la vivacité de l'écriture prennent quelque peu le pas sur les personnages et leurs émotions. Cela le déforce peut-être un peu.
    ↓

critique par Fée Carabine




* * *



Où les rêves confrontent le passé à ses réalités…
Note :

   Il est une institution de l’Internet que je souhaiterai saluer. Loin de moi l’idée de faire de la publicité, ce petit truc m’a ouvert de nouveaux horizons. En surfant sur le célèbre site «Amazonien», je me suis pris à me laisser rediriger en permanence par les liens du type « les lecteurs ayant acheté ce livre ont aussi acheté… » et de fil en aiguille, ne sachant plus mon point de départ, je me suis laissé porté par cette boussole électronique qui m’a notamment permis de découvrir Jonathan Coe.
   
   Et quelle découverte ! Quelle écriture ! De l’humour sans cynisme (c’est bon parfois un peu de pureté), des images sans clichés, des personnages auxquels on s’attache sans en venir à les détester (c’est souvent l’effet que me font les auteurs qui, à force de détails et de longueurs vous portent à exécrer leurs hommes de paille). C’est un auteur de haute volée, d’une incroyable maîtrise littéraire qui nous présente, en plus, un roman à la construction soignée, « ciselée » et irréprochable.
   
   La maison du sommeil nous conte en réalité l’histoire d’Ashdown, un domaine au bord des falaises et de son océan, sur une décennie et demie. D’abord résidence pour étudiants des années 80 pour les chapitres impairs puis clinique spécialisée dans l’étude du sommeil dans les années 90 pour les chapitres pairs. L’auteur vous prévient en exergue, déroutant et amusant. Et les mêmes personnages se croisent et se déchirent, se retrouvent et se délient, le temps faisant son œuvre, les coups de théâtre succédant aux révélations les plus rocambolesques. Mais on y croit. Rien de fantastique, que du réel, que de la vie. Des vies jamais simples mais des vies.
   
   Et il construit des caractères aussi puissants que singuliers, aussi prégnants qu’admirables, dans leur bonté, leur folie ou leur abjection. Ainsi ils questionnent chacun les problématiques les plus puissantes de la vie : aller jusqu'au bout par amour et une fois touchée la limite, la dépasser encore de son double, aller au bout de son étude afin de comprendre l’impensable, aller au bout de soi-même pour retrouver celle que l’on avait perdue mais la retrouver trop tard. Et toujours se retrouver face au mur.
   
   C’est le cycle de la vie des âmes que nous offre Jonathan Coe. Une rencontre improbable, des liens inouïs, un attachement puis un déchirement, un gouffre puis un espoir qui deviendra le moteur d’une vie, un coup de théâtre, le rideau tombe, et l’ombre… Sa puissance narrative est assez exceptionnelle et suffisamment rare pour plonger dans des pages dans lesquelles, si l’on pouvait se noyer, seul le talent de cet auteur nous sauverait de lui-même et de ses surprises.
    ↓

critique par Kassineo




* * *



Un étrange rêve éveillé
Note :

   Ashdown est un sinistre manoir perché sur une falaise d'Angleterre : froid, sombre, isolé, il est loin d'être accueillant. Il y a des années, c'était une résidence universitaire où vivaient plusieurs étudiants: Sarah, jeune fille un peu étrange, qui semble avoir du mal à différencier ses rêves de la réalité, Gregory, son petit ami aux penchants sadiques, Terry, passionné de cinéma, Robert, prêt à tout pour conquérir le cœur de Sarah, et Veronica, philosophe intransigeante et prête à juger tout et tout le monde du haut de ses certitudes.
   
   Aujourd'hui, bien des années plus tard, la demeure a été transformée en clinique privée, où l'inquiétant docteur Dudden mène dans le plus grand secret d'horribles expériences sur les troubles du sommeil. Mais même si Ashdown a été transformé de fond en comble, les fantômes du passé continuent à hanter les anciens pensionnaires.
   
   Ces derniers se sont peu à peu perdus de vue depuis leur départ du manoir, mais aucun d'entre eux n'a complètement oublié les autres. Par une suite de hasards et de mystérieuses coïncidences, ils vont de nouveau se retrouver à Ashdown, se croiser, s'aimer... ou se manquer encore une fois. Et certains vont apprendre à leur dépens que l'on ne peut pas toujours réécrire le passé ou aller contre son destin..
   
   Peu de romans parviennent à créer un univers qui s'étoffe au fil des pages et vous enveloppe progressivement jusqu'à ce que, une fois la lecture terminée, vous ayez l'impression de sortir d'un étrange rêve éveillé. "La Maison du Sommeil", récompensé à sa sortie par le prix Médicis étranger, fait sans aucun doute partie de cette catégorie de livres rares.
   
   Construit sur une alternance de chapitres entre passé et présent, cet ouvrage nous entraîne non dans la vie d'un héros, mais de plusieurs personnages aux caractères admirablement travaillés, élaborés avec beaucoup de subtilité, et tous affectés d'une certaine forme de folie : le docteur Dudden est l'archétype du savant fou sans aucune éthique, Sarah, atteinte de narcolepsie, vit des rêves éveillés, Robert envisage les recours les plus extrêmes pour plaire à l'élue de son cœur, Terry est entièrement obsédé par un obscur film italien dont toutes les copies ont mystérieusement disparu...
   
   En véritable maître de l'intrigue et de la trame temporelle de son roman, Jonathan Coe sème l'air de rien quelques détails, quelques jalons, qui reçoivent une lumière nouvelle lorsqu'ils réapparaissent d'un chapitre à l'autre, alors que bien des années se sont écoulées... Sans jamais nous perdre entre passé et présent, l'auteur joue sur le temps, joue sur l'intrigue et joue sur les mots et les maux de ses personnages : à ce titre, le "rêve" éveillé de Sarah, persuadée que Robert vient de perdre sa sœur jumelle et va l'enterrer dans le jardin, rêve qui conditionne bien des rebondissements ultérieurs, est absolument savoureux.
   
   Le style de l'auteur est tout aussi admirable que sa maîtrise de la narration, et fait montre d'une justesse impressionnante et d'un savant dosage de sérieux et d'humour typiquement britannique. De conversations absurdes en considérations plus importantes sur les troubles du sommeil et de l'identité, Jonathan Coe nous entraîne dans une intrigue parfaitement ciselée, malgré quelques longueurs apparentes.
   
   Un seul regret, peut-être, concernant le dénouement, un peu abrupt et ouvert, malgré les trois annexes en forme d'épilogue. Certes, tous les personnages ont évolué depuis le début du roman, mais il est impossible de prévoir ce qu'il adviendra de certains héros, ce qui est tout de même un peu frustrant.
   
   Atypique, passionnant, brillant, à la fois drôle et profondément mélancolique, les qualificatifs ne manquent pas pour décrire "La Maison du Sommeil", un roman particulièrement réussi, qui donne envie de découvrir toute l'œuvre de Jonathan Coe, sans conteste l'un des écrivains les plus remarquables de notre époque.
    ↓

critique par Elizabeth Bennet




* * *



Pleurnichard
Note :

   Avec une citation de Rosamond Lehman, en exergue: cette romancière semble avoir durablement influencé Coe. 
    
   Dans le manoir anglais d'Ashdown, au bord d'une falaise, vivent plusieurs étudiants, au milieu des années 80. C'est leur dernière année d'université.
   
   Sarah souffre de troubles du sommeil; parfois, elle croit avoir vécu ce qu'elle a rêvé. Ses songes sont très concrets et imitent méchamment la réalité d'où des quiproquos parfois drôles souvent pénibles. Gregory est devenu son ami: il s'intéresse à ses bizarreries davantage qu'à sa personne, ce qui a pour conséquence de la faire fuir. Un autre étudiant Robert, en est amoureux, mais elle se tourne vers une femme. Terry se passionne pour le cinéma et recherche le film perdu d'un certain Salvatore Ortese, cinéaste hyperréaliste, marginal, proche de Pasolini par le style.
    
   Nous suivons leurs destinées sur deux époques en même temps, car les chapitres impairs sont consacrés aux mêmes personnages douze ans plus tard, lorsque lancés dans la vie active, ils vont bientôt se rencontrer à nouveau, dans cette même demeure attrayante et angoissante, que le docteur Duden a transformée en laboratoire, pour s'y livrer à des expériences inquiétantes.
    
   Je ne sais trop quoi penser de ce roman. Il se lit avec plaisir, et l'on suit volontiers le devenir des différents personnages: Sarah et Terry sont vraiment intéressants. Les autres m'ont surtout paru des faire-valoir, et Coe n'aurait pas dû se pencher autant sur leur cas.
   
   Certains aspects m'ont irritée notamment le sentimentalisme de Robert, quelque peu outré, surtout dans ces conséquences. Sarah et lui ont affaire à des psychiatres intrusifs, voire complètement dingues, ces caricatures de psy, que l'on rencontre bien souvent dans les romans finissent par m'ennuyer. La critique sociale dans ce roman est moins bien venue que dans ses autres livres. Dans l'ensemble, je ne suis pas très convaincue. Si j'ai tant attendu pour le lire, ne soupçonnais-je pas précisément qu'il me déplairait?
   D'ordinaire, si j'ai un roman de Coe en main, je le lis sur-le-champs.
   
   Je mettrais cet opus loin derrière «Testament à l'anglaise»( qui reste son meilleur), «Bienvenue au club», et «La Pluie avant qu'elle tombe»...
   
   Et voilà le problème, avec la PAL: ce sont des livres que l'on remet à plus tard, parce, dans plusieurs cas, on a senti, sans se le dire, qu'on avait eu tort de les acheter...
    ↓

critique par Jehanne




* * *



Nous sommes de cette étoffe dont on fait les rêves
Note :

   Titre original : The House of Sleep
   
   La maison du sommeil est un roman complexe et apparemment déroutant à première vue. Il se passe à deux périodes différentes. L’une dans les années 80 quand un groupe d’étudiants se rencontrent et vivent ensemble dans une maison à Ashdown et l’autre en 1996 – l’époque de l’écriture du roman – autour de la "Maison du sommeil", la même pension transformée en clinique spécialisée dans les troubles du sommeil et dirigée par le Docteur Gregory Dudden. L’auteur alterne les époques un chapitre sur deux, les chapitres impairs se déroulent dans le passé et les chapitres pairs au présent de la narration.
   De plus, ces chapitres s’intègrent dans six parties différentes, représentant chacune une phase du sommeil depuis la "veille" jusqu’au "sommeil paradoxal".
   
   Le roman s’ouvre en 1983-4, sur un jeu érotique entre le Docteur Dudden et sa petite amie du moment, Sarah : il la regarde dormir et va jusqu’à lui presser les orbites quand ils font l’amour. C’est ce qui éveille l’intérêt de Gregory Dudden pour le sommeil et qui détermine sa vocation pour les pathologies et la psychologie liées au sommeil. Sarah, quant à elle, l’expérience lui laissera un tel traumatisme qu’elle commencera une psychanalyse et cela va constituer l’un des thèmes majeurs du roman, car Sarah est incapable de distinguer ses rêves de la vie réelle. Elle croit que ses rêves sont vrais parce qu’ils sont forgés à partir de sa propre "réalité".
   
   D’un point de vue littéraire, Sarah figure comme le symbole de la création, un intermédiaire entre le lecteur et l’auteur. Elle accepte ses rêves comme la réalité comme le lecteur accepte l’univers romanesque et elle crée ainsi une autre "réalité", fallacieuse certes, mais qui comporte ses propres règles. (Voir Alice). Sa "maladie" règle même la structure de l’histoire et tout l’art de Coe est de passer de ses rêves à sa "vie réelle" sans transition, dissociation que le narrateur commente et explique après coup. Le lecteur est ainsi souvent embarqué dans le roman dans le roman, sans s’en rendre compte et c’est délicieux. Méfiez-nous de Sarah!
   
   Le chapitre suivant se déroule dans la clinique Dudden où Cleo Madison rentre de vacances. Elle rencontre une jeune fille sur la plage qui aura une résonance particulière dans le roman et sera un lien majeur entre les personnages, bien qu’elle semble peu importante à première vue. Le docteur Cleo Madison est une psychologue qui ne corrobore guère les théories de Dudden sur le sommeil: elle pense que c’est une perte de temps et souhaite en réduire la part et si possible tout supprimer :
   "Pourquoi le mépriser [le sommeil], en ce cas? Je ne comprends pas."
   - Je vais te dire pourquoi : parce que le dormeur est désemparé, impuissant. Le sommeil met même les plus forts à la merci des plus faibles et des plus démunis. (176)

   
   Terry, autre ancien étudiant d’Ashdown est un fana de cinéma et dort rarement puisqu’il passe ses nuits à regarder des films, devient un sujet intéressant pour le docteur Dudden qui, dans le sous-sol de sa clinique, effectue des recherches sur le manque de sommeil. Des rats et des chiens sont soumis à un traitement très dur et finissent par mourir. Terry se souvient souvent de Robert, l’un de ses amis qui semble avoir disparu. Sarah et Robert ont vécu jadis une histoire d’amour. Mais Sarah, à cette époque, avait une expérience saphique avec "Ronnie" (Veronica), une femme ambitieuse. En fait, les “chapitres du présent” sont là pour le souvenir et la recomposition du passé à mesure que le roman se déroule, comme les pièces d’un puzzle. Chacun possède une pièce que l’on retrouve à la fin et fait partie intégrante de la structure. La disparition de Robert semble évidente. Mais le narrateur s’enfonce dans les détails.
   
   Les thèmes sont entremêlés. Le sommeil est, bien sûr, le principal mais d’autres thèmes principaux font surface et parmi eux, l’amour et la mort, les sens et particulièrement la vue, en ce qui concerne Sarah. La narration renferme des genres littéraires différents, depuis le dialogue entre Sarah et son psychanalyste, ponctuant les relations de celle-ci avec Gregory, Robert ou Veronica, les lettres, la littérature et à ce propos, l’auteur se moque de lui-même avec distanciation lorsqu’il parle d’un livre d’un certain Frank King et dont le titre est… La maison du sommeil. La citation tirée de la pesanteur et la grâce de Simone Weil prend tout son sens, non seulement dans le titre qui évoque le sommeil mais aussi lorsque l’on sait que l’auteure a été réfugiée en Angleterre et est morte à… Ashford, peut-être transformé en "Ashdown" dans le roman.
   
   Les appendices dans lesquels on trouve un poème de Robert, la lettre d’un médecin qui suit Terry et la transcription des paroles d’une jeune fille qui parle dans son sommeil et qui est connue du lecteur, offre une fin originale au récit et c’est dans les tout derniers mots du roman que tout s’éclaire.
   
    L’interview d’un réalisateur mené par Terry et qui paraît dans le magazine Frame pour lequel il travaille à l’époque, ajoute une note comique au roman tout comme la conférence à laquelle assiste le docteur Dudden et d’autres médecins et pendant laquelle ils s’amusent à faire des sculptures avec des cure-pipes et jouent avec des allumettes ou encore l’ American way of life :
   
   « S’il était un couvre-chef que Terry exécrait par-dessus tout, c’était la casquette de baseball. Bien sûr il ne voyait pas d’inconvénient à ce que les enfants en portent mais à chaque fois qu’il voyait ça sur la tête d’un adulte, ça lui semblait symboliser tout ce qu’il détestait le plus en Amérique, bien plus que la silhouette de Mickey Mouse ou les dernières publicités pour Coca ou les hordes de "M" jaunes qui paraissaient à présent déferler sur l’Angleterre comme un virus mal maîtrisé. Et pire encore, Kingsley la portait retournée. C’était cela, sans aucun doute la forme la plus extrême de la crétinerie.» (191)

   
   (Concernant le succès de l’économie américaine pendant la conférence médicale.):
   "Oh, quelle connerie, dit le docteur Myer, et d’une, apporter des soins n’est pas rentable.
   Et deuxièmement, le succès de l’économie américaine est un mythe. Regardez leur dette nationale. Jamais vous ne verrez des Allemands ou des Japonais faire mumuse avec des allumettes et des cure-pipes pendant leurs heures de travail. Au contraire, c’est ce genre de choses qui montre ce qui ne va pas chez les Américains : leur infantilisme pathétique." (257)
   

   La multiplicité des genres littéraires n’est qu’un contrepoint des nombreux thèmes de ce roman baroque et foisonnant : parmi d’autres thèmes, la quête traditionnelle de l’identité que l’on retrouve dans tout bon roman, prend l’aspect de la quête du genre (masculin –féminin). Bien des indices parsèment le texte dont la lecture n’est jamais ennuyeuse. L’intérêt croît à mesure de l’histoire, comme un rêve intéressant. Terry, à la fin trouve le sommeil intéressant car il peut rêver comme s’il voyait un film.
   
   « Nous sommes de cette étoffe dont on fait les rêves » (Shakespeare, la Tempête) pourrait aussi s’appliquer à La maison du sommeil.
   ↓

critique par Mouton Noir




* * *