Lecture / Ecriture
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In Tenebris de Maxime Chattam

Maxime Chattam
  Carnages
  L'âme du Mal
  Maléfices
  In Tenebris
  Le 5e règne
  Les arcanes du chaos
  La théorie Gaïa
  Ados: Autre monde T1: l’Alliance des Trois
  Ados: Autre monde T2: Malronce
  Le requiem des abysses
  Leviatemps

Maxime Chattam est un auteur français de romans policiers né en 1976.

In Tenebris - Maxime Chattam

Glacés d'horreur!
Note :

   De quoi vous hérisser les cheveux sur la tête, cette trilogie du mal où le détective Joshua Brolin, confronté à des serial killers tous plus machiavéliques les uns que les autres.
   Maxime Chattam ne nous évite aucune description, qu'il s'agisse du processus des tueurs, de la découverte des cadavres ou de leur autopsie. Si vous avez une très haute imagination visuelle, et que vous craignez de faire des insomnies, je n'ai qu'un seul conseil à vous donner: passez votre chemin car l'accumulation des cadavres, des méthodes de meurtre sont telles que vous risquez d'avoir du mal à vous en remettre.
   
   J'ai la chance d'avoir une imagination fertile, mais de ne pas percevoir toute la monstruosité de ce que je lis, ma lecture me happe et m'empêche de trop penser-visualiser. Fort heureusement, car à la vue de mes réactions devant le petit et le grand écran je n'oserais plus ouvrir un livre de ce type et resterais enfermé chez moi (dans les meilleurs des cas).
   Vous l'aurez compris cette trilogie est prenante et joue sur de nombreux tableaux.
   
   Joshua Brolin a été formé par le FBI et se révèle un profiler hors pair. Mais cette qualité, son efficacité en tant que flic, et un entourage hors professionnel au niveau de sa première enquête n'empêchera en rien le premier serial killer qu'il a tué de renaître de ses cendres, et de l'entraîner dans une tuerie qui va le mener bien plus loin qu'il ne l'imaginait.
   Ses repères explosent et, il perd tout ce qu'il avait d'humanité au cours de cette première enquête. Preuve s'il en est, que confronté à de tels monstres, aucun être humain ou groupe entraîné et prêt à tout ne peut échapper aux conséquences.
   
    "In Tenebris", second volet. C'est dans New York, avec en filigrane la disparition des tours du World Trade Center, que nous retrouvons Joshua devenu détective privé. Eprouvé par son enquête sur le Fantôme de Portland, il a rendu sa plaque et tente d'aider par sa perspicacité les familles des personnes disparues. A force de s'immerger dans la peau des tueurs, que reste-t-il vraiment de l'homme? Est-il encore capable de mener à bien une enquête contre des meurtriers sans visage et inhumains qui le poussent toujours plus loin dans l'horreur, l'Enfer selon une "rescapée" avec laquelle toute l'histoire commence.
   
   L'auteur ouvre une nouvelle brèche dans l'innommable, dans un interdit humain qui revient au cours des siècles (non je ne peux rien dire sans trop dévoiler, désolée). Il sait habilement jouer sur les sujets actuels tels que la peur d'une nourriture malmenée par les manipulations génétiques, etc... , de la même manière qu'il cite le 11 septembre pour montrer que l'horreur est toujours présente, immuable...
   
   C'est un volet très noir dans cette série et qui prend place durant l'hiver ainsi que l'auteur n'omet pas de le signaler.
   
   Comme évoqué dans le billet précédent, le style de Maxime Chattam a effectivement évolué dans l'écriture de cette trilogie et cela se retrouve tout au long des 3 volumes.
   Les phrases sont plus incisives, plus courtes (propres aux anglo-saxons). Il manie plusieurs personnages, des histoires / situations en parallèles qui lui permettent sur une pirouette, une phrase interrogative de nous laisser dans l'expectative de la suite, alors qu'il enchaîne sur un autre chapitre, un autre personnage ou autre lieu.
   Il acquiert du métier, et a assimilé les traits qui font la force de l'écriture des polars américains.
   
   Si les informations qu'il nous donne sont souvent "intéressantes" ou pertinentes (autopsie, relevé de preuves), il tombe parfois dans des excès qui deviennent un peu rébarbatif à force (oui je suis une lectrice attentive et j'ai bien compris la première fois, nul besoin de me le répéter une seconde ou troisième fois).
   
   Nul doute que le métier et l'expérience ont dû résoudre ces défauts dans les derniers écrits qu'il a publié.
   
   
   Trilogie du mal :
   
   1 - L’âme du mal
   2 - In tenebris
   3 - Maléfices
   
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critique par Delphine




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Le mal absolu
Note :

   Brooklyn, janvier 2002. Julia est retrouvée nue dans un parc; «détail» macabre: elle a été scalpée. Annabel O’Donnel, une jeune détective afro-américaine qui travaille au 78e precinct, est chargée de l’enquête avec son collègue et ami Jack Thayer. Elle remonte très vite la piste du coupable, Spencer Lynch, chez qui sont retrouvés trois cadavres de femmes scalpées. Ce qui terrifie les enquêteurs, c’est la présence, dans l’appartement de Lynch, de 67 photos de visages figés dans une expression d’épouvante. Ces photos sont assorties d’un message en forme d’énigme écrit en latin: «Caliban est notre Seigneur, en nous est la vie, car la chair luit dans les ténèbres». Une terrible secte sévit-elle dans la région, faisant disparaître des innocents? Un détective privé, Joshua Brolin, issu de Portland, spécialiste des tueurs en série, vient prêter officieusement main forte à Annabel. C’est le début d’un voyage vers l’Enfer et la noirceur humaine…
   
   «In tenebris» est le premier roman de Maxime Chattam que je lis. Ce policier est en fait le deuxième tome de la trilogie du mal qu’il a écrite. Je n’ai pu me procurer que ce second tome, pour commencer. Malgré tout, les opus sont indépendants les uns des autres, même s’il y a un fil rouge, en la personne de Joshua Brolin. Dans «L’âme du mal», premier opus de la trilogie, Brolin était le détective en charge de l’enquête sur des meurtres. Ce premier tome est évoqué rapidement.
   
   J’ai été tentée par les ouvrages de Maxime Chattam parce que j’apprécie ceux de Jean-Christophe Grangé. Ici, tous les ingrédients d’un bon policier, à mes yeux, sont réunis: du suspense, de l’action, de l’hémoglobine (peut-être un peu trop d’ailleurs, ce qui constitue un petit bémol: l’auteur en rajoute dans le morbide, en décrivant par le menu le mal absolu), de belles descriptions de paysages, urbains le plus souvent. Avec ce policier, on voyage aux Etats-Unis, à New York et aux alentours, par un temps de neige.
   
   Contrairement à mon habitude, j’ai cru deviner, aux deux tiers du roman, l’identité du meurtrier, mais au final, l’auteur m’a bien bluffée! Cela n’a rendu la fin que plus palpitante. En incipit, l’auteur nous donne un conseil: «Si je peux vous donner un petit conseil: attendez qu’il fasse nuit, allumez une simple lampe de chevet, et ouvrez la première page». Pour passer une nuit palpitante, tout en frissonnant, rien de tel.
   
   Un dernier bémol: 475 pages, c’est peut-être un peu long, mais le rythme est si trépidant qu’on en oublie les pages…
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critique par Seraphita




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Ecrit dans le noir?
Note :

   New York, extérieur nuit. Dans les rues de la ville, sous les yeux ébahis des passants, une jeune femme court à perdre haleine, avant de s'effondrer dans un parc. Nue, terrifiée, et surtout horriblement mutilée : on l'a entièrement scalpée. En état de choc et traumatisée par ce qu'on lui a fait subir, elle est complètement incapable de parler et semble tout droit revenir d'un séjour en enfer.
   
   Annabel O'Donel, du NYPD, se charge de l'enquête, et ne tarde pas à retrouver l'endroit d'où la jeune femme s'est échappée. Elle y découvre avec horreur deux cadavres, eux aussi scalpés, ainsi que les photos de soixante-sept personnes, toutes portées disparues depuis des mois, voire des années. Un enlèvement massif? Le tableau de chasse d'un serial killer particulièrement doué? Impossible. Et pourtant...
   
   Aidée par Joshua Brolin, ancien profiler au FBI devenu détective privé, Annabel se lance sur la piste du monstre qui hante les rues de Brooklyn. Un monstre particulièrement terrifiant et sans scrupules, et qui pourrait bien avoir plusieurs têtes...
   
   Avec ce deuxième volet de la Trilogie du Mal, Maxime Chattam continue son exploration des déviances les plus sombres de l'âme humaine, en nous plongeant littéralement au cœur des ténèbres. Pas le temps de faire dans la subtilité, le ton est donné dès les premières pages : du gore, du glauque et du morbide. Pourquoi pas, après tout, si c'est bien fait?
   
   Comme pour compenser un peu la noirceur de son intrigue, l'auteur choisit cette fois de s'attacher aux pas d'une jeune policière de talent, Annabel, tout aussi tête brûlée que le sympathique et ténébreux Joshua Brolin, détective torturé découvert dans le premier volume de la trilogie. À eux deux, ils mènent une enquête à la limite de la légalité (et de la vraisemblance, par exemple en poursuivant leurs investigations alors même que le FBI est censé avoir repris l'affaire...) et aux multiples rebondissements, savamment ménagés par un recours (un peu trop) régulier aux cliffhangers en fin de chapitre, qui font toujours leur petit effet sur le lecteur.
   
   Malgré une documentation solide et un très bon sens du suspense, cet opus séduit nettement moins que le précédent tome : l'écriture semble moins aboutie, les personnages moins travaillés, l'intrigue peine à se mettre en place et l'ensemble souffre de nombreuses longueurs, notamment vers la fin, lorsque le coupable expose par le menu (haha) ses motivations à une héroïne médusée, qui se farcit (haha, décidément) un interminable et invraisemblable monologue ambiance café-du-commerce sur le consumérisme et la stupidité d'une société à la dérive. Le tout couronné d'un dénouement en forme de deus ex machina, assez peu habile de la part de Chattam, qui semble cette fois avoir eu un peu de mal à conclure intelligemment son histoire.
   
   Alors certes, "In Tenebris" constitue un page-turner honnête, qui ravira les fans du genre et qui joue cartes sur table en revendiquant assez ouvertement ses influences cinématographiques ("Seven" et "Le Silence des Agneaux" notamment), mais qui déçoit au regard des deux autres volumes de la trilogie, plus haletants et plus aboutis. Chattam nous avait habitués à bien mieux, et manque d'originalité et de finesse dans ce roman finalement un peu brouillon.
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critique par Elizabeth Bennet




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Thriller sadique
Note :

   Un thriller haletant.
   
   Impossible de décoller de ce thriller haletant, on se fait emporter, entrainer dans cette histoire qui raconte ce que l’Homme peut révéler de plus morbide et de plus fou dans le domaine du Mal.
   
    Jusqu’où la folie meurtrière peut-elle aller? L’auteur nous tient en haleine tout au long de ces 600 pages d’enquête grâce à de courts chapitres aux rebondissements multiples: 67 photos de personnes terrorisées, en état de choc, sont les victimes d’une mystérieuse organisation meurtrière appelée "Caliban"… Quel est le mobile de ces crimes atroces? C’est ce que va rechercher Annabell O’Donnel de la police de New York, bien aidée par un détective ex-flic spécialisée dans les disparitions et la recherche de "serial killers". Ces deux personnages attachants vont lier leur amitié et leur recherche pour mettre à jour la terrible vérité de ces crimes…
   
    Quelques moments de pure frisson... des scènes de terreur juste bien dosées. Très bien… Ce deuxième volet de la trilogie du Mal donne vraiment envie de lire "Les âmes du Mal" et "Maléfices".

critique par Laugo2




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