Lecture / Ecriture
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Le Quadrille des assassins de Hervé Jubert

Hervé Jubert
  Ados: Le Palais des Mirages
  Le Quadrille des assassins

Le Quadrille des assassins - Hervé Jubert

C’est pas malin! Ah!! Si.
Note :

   Un crime atroce a été commis dans la ville historique de Londres. Roberta Morgenstern, sorcière au service de la Brigade des Affaires Criminelles, se rend sur place, assisté du jeune Clément Martineau, inexpérimenté mais enthousiaste. Les deux enquêteurs se rendent vite compte que quelque chose ne tourne pas rond du côté du comte Palladio, concepteur génial des villes historiques, reconstitutions de carton-pâte de villes chargées d'Histoire, et se retrouvent entraînés dans un tourbillon d'aventures, qui les mènera du Londres de Jack l'Eventreur au Paris de la Voisin: et si le Diable était derrière tout ça?
   
   "Le Quadrille des assassins", premier volet de la trilogie Morgenstern qui a été republiée dans la collection Points fantasy (ce qui explique peut-être que cette édition, chez Albin Michel jeunesse soit devenue très difficile à trouver), est un roman très original, qui mêle avec beaucoup d'habileté science-fiction et fantastique. On y croise des éléments résolument futuristes comme les traceurs qui ont permis d'éradiquer presque totalement le crime, mais aussi fantastiques comme les sorcières et les sortilèges (et même un peu de steampunk détourné dans l'utilisation de l'Albatros, ce bateau à hélices qui vole dans les airs quand il est utilisé au-dessus des villes historiques).
   
    C'est bourré de bonnes idées, la création de ces villes en tête, l'intrigue est maline (c'est le cas de le dire puisque le Diable en est la clé de voûte) et les personnages fort attachants, surtout Roberta, la sorcière qui n'a peur de rien sauf peut-être de ses sentiments et Clément, qui se révèle bien vite être autre chose qu'un nigaud pistonné. Ce couple d'enquêteurs fonctionne d'ailleurs parfaitement, et le ton général est enlevé et souvent piquant. Suspense, magie noire, science-fiction et humour: que demande le peuple?
   La suite, évidemment.
   
    408 pages qui se lisent d'une traite.

critique par Fashion




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