Lecture / Ecriture
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Le patient anglais de Michael Ondaatje

Michael Ondaatje
  Le patient anglais
  La table des autres

Philip Michael Ondaatje est un romancier et poète canado-srilankais né en 1943.
Il est surtout connu pour avoir écrit le roman dont a été tiré le film "Le Patient anglais".

Le patient anglais - Michael Ondaatje

Couleurs et lumières
Note :

   Résumé
   «L’histoire de trois hommes et d’une femme – une jeune infirmière canadienne, un expert en bombes sihk, un voleur devenu espion et un homme entièrement brûlé – qui se retrouvent ensemble à la fin de la seconde guerre mondiale, dans une villa toscane abandonnée. Au cœur de l’histoire: le mystère de l’identité du patient anglais, hanté par une affaire amoureuse dramatique dans le désert de l’Afrique du Nord.»
   
   Commentaire
   J’ai lu ce livre sans avoir jamais vu le film. Je ne savais donc rien de l’histoire et n’avais aucune attente par rapport à ce roman. J’ai été agréablement surprise par la qualité de l’écriture. J’ai vraiment trouvé la plume belle, poétique. Les images que l’auteur a su créer en moi sont superbes et certaines restent marquées, particulièrement les moments où des visions fugitives sont aperçues à la lumière d’un éclair dans le ciel (l’apparition de Kip, les personnages des églises). Je crois que ces images, cette qualité d’écriture est ce que j’ai préféré dans le roman. Ça et la couverture... Non mais elle est tu belle, rien qu'un peu?!?!?! (couverture canadienne)
   
   La narration n’est pas chronologique et nous amène à nous balader entre le désert des années 30, Le Caire, la villa de Toscane et l’Angleterre. J’ai aimé cette narration décousue où nous en apprenons graduellement davantage sur les personnages. J’ai aussi apprécié les atmosphères, les couleurs, les lumières (la peau blanche, la peau noire, le jour, la nuit, les éclairs). Leur présent est sombre, autant par le contexte que par l’environnement et la peau brûlée du patient anglais, tandis que leur vie «réelle», leur vie d’avant, avait lieu davantage à la lumière, au grand jour. Ces «flash» de lumière, les halos des éclairs, m’a fait voir la période passée dans la villa de Toscane comme un «flash», une parenthèse. Une parenthèse qui tisse toutefois des fils difficiles à couper, comme ceux des bombes que Kip voit inlassablement. À noter: ces liens et métaphores sont uniquement mes impressions… il ne s’agit pas ici d’une analyse sérieuse et en profondeur!!!) J’ai adoré la dernière phrase du livre.
   
   Un autre thème exploité est celui de la nationalité. Une canadienne, un Italien nationalisé Canadien, un sihk et un homme qui refuse toute nationalité… tout ça écrit par un Sri Lankais ayant vécu en Angleterre et nationalisé Canadien! C’est la guerre et ces «détails» prennent soudain une importance encore plus importante.
   
   Ce que j’ai trouvé plus difficile dans le roman a été de m’attacher aux personnages. J’ai apprécié la sensualité (du corps, des mots) décrite dans le roman, ça, ça m’a touchée. Mais les personnages en tant que tels, ça a été plus difficile. Ils sont écorchés vifs, dans tous les sens du terme, mais j’ai moins accroché à leurs histoires. Je crois que Kip a été mon personnage préféré, parce que sous sa carapace, il est encore capable de ressentir quelque chose. Le patient anglais aussi revêt un mystère attirant.
   
   Reste maintenant à voir le film… je crois que ne serait-ce pour les acteurs qui sont dedans… ça vaut la peine!

critique par Karine




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