Lecture / Ecriture
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Un coupable trop parfait de Patricia MacDonald

Patricia MacDonald
  Origine suspecte
  La fille sans visage
  Dernier refuge
  Expiation
  Un coupable trop parfait
  Un étranger dans la maison
  Une femme sous surveillance
  Rapt de nuit
  La Double Mort de Linda

Patricia MacDonald est le nom de plume de Patricia Bourgeau, auteur américain de romans policiers, née en 1949 dans le Connecticut.

Un coupable trop parfait - Patricia MacDonald

Polar américain
Note :

   USA, côte Est, milieu privilégié, coupable désigné, «trop parfait», héroïne seule contre tous … alors ? … Patricia Mac Donald, of course. J’avoue un faible pour cette romancière de polar, j’aime bien ses atmosphères, ses personnages que tout accuse, qui nous sont tellement sympathiques que … non, ce n’est pas possible que ce soit lui, elle … Seul bémol, le canevas est franchement récurrent. Le héros est à coup sûr une héroïne, le coupable désigné dès le départ semble irrémédiablement condamné et le corps du roman consiste inévitablement à le sortir du pétrin avec une fin rocambolesque en diable.
   
   Ca ne rate pas avec «Un coupable trop parfait». Le coupable pré -désigné est ici Dylan, un adolescent dont Keely, la mère, va tout tenter pour découvrir la vraie vérité, celle qui innocentera Dylan in fine, et fera la «Happy end» usuelle.
   
   Il faut dire que dans ce cas précis, le cas de Keely est bien chargé; déjà veuve d’un premier mari, Richard, qui semble s’être tiré une balle dans la tête, Mark Weaver, son avocat avec qui elle s’est remariée, est retrouvé noyé dans sa piscine. Il ne savait pas nager, c’est vrai (il faut croire que ça existe côte Est des USA de riches avocats avec piscine qui ne savent pas nager?). Qu’importe. Les choses vont sérieusement se gâter puisque du coup, c’est Dylan, adolescent maintenant sur qui vont peser de graves soupçons sur cette noyade, et pourquoi pas, sur le «suicide» de son père quand il était petit garçon. Comme vous le constatez, elle a du pain sur la planche, Keely!
   
   Mais je persiste, même si les scénarios sont standards, la qualité d’écriture et de la prise en compte de caractères crédibles en font des polars plaisants. Démodés peut-être par rapport aux trouvailles décalées d’une Fred Vargas par exemple, mais cohérents et pas complaisants.
   
   « La nuit tombe si tôt, maintenant, songea Keely Bennett, à qui manquait la lumière du jour tandis qu’elle conduisait dans les rues tranquilles de Ann Arbor. Le ciel de novembre était gris depuis le matin, mais il avait pris une profondeur de plomb avec le crépuscule naissant. Les trottoirs de la ville universitaire étaient presque déserts, tant les gens étaient pressés de retrouver la lumière rassurante de leur maison avant la nuit complète. »

critique par Tistou




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