Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

La vie même de Paco Ignacio Taibo II

Paco Ignacio Taibo II
  D'amour et de fantômes
  La Bicyclette de Léonard
  La vie même

Fils de l'écrivain Paco Ignacio Taibo I, Paco Ignacio Taibo II est né en 1948 en Espagne. Sa famille a émigré au Mexique pour fuit le franquisme, alors qu'il avait 9 ans. Il est resté dans ce pays où il a une activité politique d'extrême gauche active.


* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

La vie même - Paco Ignacio Taibo II

Presque un polar
Note :

   Initialement publié par les éditions Rivages en 1992, ce polar de l'imaginatif auteur mexicain repose sur une idée qui a tout pour séduire. José Daniel Fierro, le personnage-miroir de l'auteur, lui aussi auteur de polars, accepte de devenir chef de la Police municipale d'une petite ville mexicaine, Santa-Ana.
   
   Sous la direction du sympathique maire Benjamin Correa, la politique municipale est orientée à gauche et soutient les revendications des paysans sur les terres jadis spoliées par les grands propriétaires. Les policiers qui passent sous les ordres de Fierro forment évidemment une galerie de portraits que complète l'animateur de la radio locale qui mélange messages politiques et disques des auditeurs. Le policier amateur essaie tant bien que mal de devenir un professionnel.
   
   Quand une jeune et jolie photographe californienne est retrouvée assassinée et nue dans l'église paroissiale, voilà le chef de la Police au pied du mur et prêt à suspecter beaucoup de monde. D'autres meurtres suivent auxquels il tarde à trouver des explications et à arrêter les coupables. Le représentant local de la police fédérale, le cacique du parti au pouvoir et les trafiquants habituels, tous cherchent à se débarrasser du policier incorruptible. Fierro saura-t-il devenir un efficace chef de la Police ou les autorités fédérales le neutraliseront-elles avant?
   
   Il me semble que tous les ingrédients sont réunis pour un polar captivant mais que le texte publié n'est encore qu'une esquisse qu'il faudrait continuer de rédiger, comme les quelques pages que Fierro envoie à son épouse restée dans la capitale et qui évoquent le roman qu'il pourrait tirer de son expérience à Santa Ana. On dit souvent que la fiction dépasse la réalité: ici ce n'est pas le cas; la fiction n'a pas grandi et le livre est une déception.

critique par Mapero




* * *