Lecture / Ecriture
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La Vie trop brève d’Edwin Mulhouse de Steven Millhauser

Steven Millhauser
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Steven Millhauser est un romancier et nouvelliste américain né en 1943. Il a remporté le Prix Pulitzer en 1997 avec "Martin Dressler ou le Roman d’un rêveur américain".
Ses livres, et en particulier ses nouvelles, lui ont valu un succès considérable et de nombreux prix.

La Vie trop brève d’Edwin Mulhouse - Steven Millhauser

Génial?
Note :

   "La Vie trop brève d’Edwin Mulhouse, écrivain américain, 1943-1954 racontée par Jeffrey Cartwright"
   
   
   Présentation de l'éditeur
   
   "La Vie trop brève d'Edwin Mullhouse, écrivain américain, 1943-1954, racontée par Jeffrey Cartwright" : étrange titre pour un premier roman non moins étrange, écrit par un jeune Américain de vingt-neuf ans alors inconnu. Dès sa parution en 1975, cet ouvrage inclassablSteven Milhauser " La Vie trop brève d'Edwin Mulhouse" e recevait le prestigieux prix Médicis étranger et révélait Steven Millhauser comme l'un des auteurs les plus singuliers de sa génération. Aujourd'hui devenu un livre-culte, ce récit, par un biographe de onze ans, de la vie d'un enfant prodige mort en laissant une œuvre méconnue, fait figure de référence. Tout l'art et la particularité de Steven Millhauser, qui s'exprimeront au fil des romans et recueils de nouvelles à venir, s'affirment dans cette subtile parodie de la biographie en tant que genre, ce portrait d'un enfant en artiste génial. Véritable tour de force littéraire autant qu'intellectuel - où l'on retrouve l'influence des maîtres de la littérature: Franz Kafka, Thomas Mann ou Vladimir Nabokov - cet éblouissant roman, que d'aucuns n'ont pas hésité à qualifier de chef-d’œuvre, continue aujourd'hui d'exercer une indéniable fascination. "

   
   
    Le roman se présente comme la biographie d’un écrivain prodige écrite par un de ses camarades de classe, admiratif et férocement jaloux.
   
   «Edwin Abraham Mulhouse, dont la mort tragique, le 1ER août 1954 à 1h06 du matin a privé l’Amérique du plus doué de ses écrivains, était né le 1er août 1943 à 1h06 du matin dans la sombre ville de Newfield, Connecticut».
   
   Le père sans imagination approuve la mère qui admire toutes les manifestations de son fils, les trouvant prometteuses et dignes d’un être exceptionnellement doué. Ainsi tient-elle un cahier révélant par le menu les infimes progrès du bébé dans tous les domaines, chaque nouveauté étant considérée comme un événement: gestes, borborygmes, pousse dentaire, apprentissage de la marche, langage articulé, jeu, et bien sûr tout ce qui relève des acquisitions scolaires.
   
   A lire ces constats de précocité, on découvre qu’Edwin fait à peu près la même chose au même âge qu’un enfant normal… mais habitué à être admiré il prête un intérêt très particulier à ses productions.
   
   De même lorsqu’il écrit son chef d’œuvre un récit en forme de «cartoons», beaucoup d’enfants de dix ans ont sans doute réalisé des «cartoons» tout aussi honorables…
   
   Cette satire féroce de l’enfant prodige qui se révèle être l’enfant obéissant, le fils modèle jusqu’à l’autodestruction radicale, se double de descriptions justes des enchantements et déceptions enfantines.

critique par Jehanne




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