Lecture / Ecriture
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Nous, on n'aime pas lire de Danièle Sallenave

Danièle Sallenave
  Nous, on n'aime pas lire
  Dès 10 ans: Pourquoi on écrit des romans...
  Sibir

Danièle Sallenave est une écrivaine française membre de l’Académie français. Elle est née en 1940.

Nous, on n'aime pas lire - Danièle Sallenave

De la lecture avant toute chose?
Note :

   Danièle Sallenave s'est rendue à plusieurs reprises dans un collège "ambition réussite" de Toulon en tant qu'auteure. Le but: donner aux élèves le goût de la lecture.
   
   "Nous, on n'aime pas lire", est un essai écrit par Danièle Sallenave après son expérience auprès de collégiens difficiles dans un établissement dit "sensible". Elle s'y livre à une espèce de bilan, reprenant comme trame ce qu'elle a proposé aux élèves (un travail d'écriture théâtrale à partir d'une de ses propres oeuvres de jeunesse) et leurs réactions (ils sont passés de la méfiance à l'investissement pour une bonne moitié d'entre eux, l'autre moitié ayant abandonné l'expérience en cours de route). Elle en profite pour s'interroger sur l'Education Nationale, les problèmes insurmontables rencontrés dans les établissements difficiles, les solutions proposées qui ne sont pas toujours à la hauteur, le difficile rapport des élèves à la langue française et à la langue écrite, etc.
   
   Ce n'est pas inintéressant mais Danièle Sallenave enfonce quand même pas mal de portes ouvertes pour un lecteur qui fait partie de la "grande maison": oui, les élèves ne sont plus en phase avec les programmes, ils n'aiment pas lire parce qu'ils ne comprennent pas ce qu'ils lisent, l'apprentissage de la lecture ayant été une véritable catastrophe pour une bonne partie d'entre eux et le collège unique est une hérésie que l'on maintient à coups de crédits délirants (dans tous les établissements très difficiles où je suis passée, les équipements informatiques et numériques étaient beaucoup plus nombreux que dans les autres types d'établissements, de même que les crédits alloués à tout ce qui est périscolaire comme les sorties). Tout cela est juste mais cet essai est finalement plus une réflexion sur les collèges difficiles (Danièle Sallenave a rencontré beaucoup de gens qui travaillent en partenariat avec les profs, éducateurs, animateurs de quartier, etc.) que sur la lecture.
   
   J'ai eu l'impression d'avoir été flouée par le titre, Danièle Sallenave ne proposant finalement aucune piste de réflexion, et encore moins de réponse au délicat et crucial problème de la lecture, se contentant de dire qu'on lit trop de littérature jeunesse au collège et pas assez de textes classiques, ce que je trouve discutable, et dans l'affirmation et dans ce qu'elle sous-entend. Je dois dire aussi que je n'ai pas apprécié le style outre mesure, assez sec et pesant.
   
   Une déception.

critique par Fashion




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