Lecture / Ecriture
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L'homme licorne de James Lasdun

James Lasdun
  L'homme licorne
  Ça commence à faire mal

Né à Londres, James Lasdun vit dans l'Etat de New York. Il a reçu un prix Dylan Thomas pour la fiction et une bourse Guggenheim pour la poésie.

La nouvelle-titre du recueil "Besieged" a inspiré "Shanduraï" au réalisateur Bernardo Bertolucci.

James Lasdun enseigne la création littéraire à l'Université de Princeton.

L'homme licorne - James Lasdun

Sur une base traumatique...
Note :

   Lawrence Miller, prof dans une université à New York nous conte une étrange histoire
   
   Un matin il a constaté que son marque page avait été déplacé trente pages en arrière dans un livre appartenant à la précédente occupante de son bureau. Des objets anodins ou menaçants apparaissent ou disparaissent de ce bureau créant le trouble dans son esprit. Les anciens occupants du bureau dont un citoyen bulgare au nom étrange, et une jeune femme à présent morte, reviennent hanter les lieux. Un récit de la vie de ce Trumlicik apparaît dans un fichier d’ordinateur et a disparu le lendemain…
   
   Lawrence tente de mettre de l’ordre dans son esprit. Il est séparé de sa femme celle-ci s’étant rendue dans un club échangiste, et il s’est inscrit dans une association contre le harcèlement sexuel, groupe qui se veut politiquement correct mais qui pèche par puritanisme.
   Lui-même se veut irréprochable, mais voilà qu’il croit apercevoir sa psy qui tapine à Central Park, reçoit des messages amoureux d’Elaine une des plus sévères membre de l’association.
   
   Lawrence scrute son passé pour y trouver des renseignements. Pour calmer ses migraines, sa mère lui faisait prendre de petites pilules homéopathiques au contenu mystérieux; Et voilà qu’en lisant les notes de son père qui écrivait sur l’histoire de la pharmacopée, il découvre qu’il a ingéré ainsi de la poudre de corne de licorne, laquelle était pure ou diabolique, bénéfique ou maléfique, c’est indécidable…
   
   Le récit décrit avec un grand luxe de détails l’envahissement de symptômes psychotiques chez un individu qui sombre dans la confusion mentale d’ordre paranoïde et relève avec soin ces indices, les interprétant à sa guise. Il ne croit pas complètement ce qu’il vit mais assez pour que l’on trouve certains épisodes cocasses voire hilarants, d’autres mystérieux, plein de suspense, ou sinistres telle cette humiliation du garçon qui veut fréquenter un club de jeunes très «upper class» en Angleterre son pays d’origine et s’en trouve chassé de manière impitoyable. Cet épisode, comme ceux qui concernent le fonctionnement de l’association contre le harcèlement, relèvent d’une bonne critique sociale. D’autres épisodes sont davantage liés à la folie du narrateur; ses délires empruntent au folklore, au mythe, au fait divers… l’ensemble est un peu long mais intéressant.

critique par Jehanne




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