Lecture / Ecriture
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La mer de Yôko Ogawa

Yôko Ogawa
  La piscine
  La grossesse
  La formule préférée du professeur
  Les abeilles
  Les paupières
  Tristes revanches
  La Bénédiction inattendue
  Le réfectoire un soir et une piscine sous la pluie + un thé qui ne refroidit pas
  La marche de Mina
  L'annulaire
  Une parfaite chambre de malade
  La mer
  Cristallisation secrète
  Amours en marge
  Les tendres plaintes
  La Petite Pièce Hexagonale
  Le musée du silence
  L'hôtel Iris
  Parfum de glace
  Manuscrit zéro
  Les lectures des otages
  Petits oiseaux
  La Jeune fille à l'ouvrage
  Instantanés d'Ambre

Yōko Ogawa (小川洋子°) est une écrivaine japonaise née en 1962.
Elle a obtenu:
Le Prix Akutagawa pour "La Grossesse" en 1991
Le Prix Tanizaki
Le Prix Izumi
Le Prix Yomiuri
Le Prix Kaien pour son premier court roman, "La désagrégation du papillon"


* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

La mer - Yôko Ogawa

Le poids de la brise de mer
Note :

   "La mer", ce sont sept nouvelles de Yôko Ogawa, dans sa veine la plus délicate et la plus tendre. Bien plus près de la douceur de "La marche de Mina" que de l’inquiétante étrangeté de "L’annulaire".
   
   Deux de ces nouvelles sont très courtes, guère plus que des instantanés. "Le crochet argenté" évoque un voyage en train pendant lequel une des passagères, tortillant habilement un fil de coton blanc autour d’un crochet d’argent, rappelle à la narratrice le souvenir de sa grand-mère décédée. "Boîte de pastilles" nous fait partager le quotidien du chauffeur d’un bus scolaire, les poches bourrées de pastilles aux parfums variés pour consoler les petits et gros chagrins de ses turbulents petits passagers. Mais si les cinq autres textes rassemblés ici sont plus longs, tous séduisent par la même capacité à plonger leurs lecteurs dans des atmosphères d’une grande douceur, que ce soit au cours d’un "Voyage à Vienne", d’une visite guidée d’une petite ville japonaise ("La guide") ou lorsqu’un envol de poussins rend sa voix à une petite fille que la mort de sa maman avait rendue muette ("Le camion de poussins").
   
   La poésie et l’insolite sont toujours au rendez-vous. Mais il s’agit bien ici des surprises qui surgissent d’une observation attentive d’un monde tout ce qu’il y a de plus ordinaire, comme lorsqu’une des employées du "bureau de dactylographie japonaise Butterfly" se prend à réfléchir à la portée symbolique de certains caractères d’imprimerie japonais. Point de dérapage onirique ici, mais une grande acuité d’observation mariée à un art subtil de la suggestion pour 150 pages de pure douceur.
   
   Extrait:
   "Au début, j’ai trouvé que Butterfly était un drôle de nom pour un bureau de dactylographie japonaise.
   — Regardez le mouvement de la main tenant le levier qui cherche un caractère sur la casse, ne trouvez-vous pas qu’il ressemble à celui d’un papillon volant à la recherche du nectar des fleurs? disait le directeur du bureau en désignant le travail de mes aînées"

critique par Fée Carabine




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