Lecture / Ecriture
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Paris-Brest de Tanguy Viel

Tanguy Viel
  Paris-Brest
  L'absolue perfection du crime
  Insoupçonnable
  Hitchcock, par exemple
  La disparition de Jim Sullivan
  Article 353 du code pénal

Tanguy Viel est un écrivain français né en 1973.

Paris-Brest - Tanguy Viel

Footballeur ou écrivain
Note :

   4 étoiles ½ pour ce roman qui est une totale réussite du moins au niveau de la forme (en ce qui concerne l’histoire, comme j’ai eu une petit idée qui –me semble-t-il- aurait amélioré la scène finale, je ne peux pas tout à fait qualifier la réussite de totale, mais on est à un poil).
   
   C’était ma première rencontre avec Tanguy Viel et, je ne sais pas pourquoi, j’ai lu le livre avec l’idée que c’était un premier roman… Et je ne cessais de m’extasier sur la maîtrise remarquable dont faisait preuve ce jeune auteur. Et donc, s’il est vrai qu’il est assez jeune (né en 73) "Paris-Brest" est en fait son six ou septième ouvrage et c’est moi qui ne me tiens au courant de rien. Il semble néanmoins -d’après ce que je lis ici ou là- que dès le début, il se soit fait remarquer pour son habileté d’écriture et c’est vraiment ce qui saisit le plus quand on le lit: un orfèvre!
   Et quand je parle de maîtrise remarquable, ce n’est pas à l’écriture elle-même (bien que je n’aie rien à lui reprocher, elle est même belle) que je fais allusion, mais à la construction de ce petit bijou de livre qui se déguste comme une délicieuse friandise.
   Comme une délicieuse friandise, je me suis plusieurs fois surprise à ralentir ma dégustation pour bien en profiter et ne pas en avoir fini trop vite; et comme une délicieuse friandise, tout en elle m’incitait à me jeter dessus comme une goinfre. Le combat ne faiblit jamais mais fut finalement de courte durée –c’est du moins l’impression qu’il me laissa- et bien vite, trop vite, la dernière page était tournée.
   Et non, encore une fois, pas "trop vite" mais bien "juste comme il faut". Tout était vraiment calibré sur une balance d’apothicaire.
   
   Bon d’accord, très bien, mais de quoi ça parle?
   Un jeune homme, le narrateur, revient vers sa ville natale (Brest) après trois ans d’absence avec, dans ses bagages un roman de l’histoire familiale (selon sa vision). On est juste avant Noël et il sait que cette réunion familiale aura du mal à être cordiale. Il semble détester sa mère bien qu’on ne sache jamais vraiment pourquoi. Il lui reproche sa dureté, son côté "bourge" etc. mais apparemment rien de vraiment monstrueux, ce qui ne l’empêche pas de bien la haïr. (Digression: A force de romans, je finis pas me dire que derrière tout cet amour grandiose des fils pour leurs mères, mis en vitrine par eux, il y a quand même aussi pas mal de grandes histoires de haine dans ce duo-là dont ils sont là encore généralement seuls à parler. On l’évoque beaucoup moins mais je me demande si on ne le fait pas avec plus de sentiment. Bref je m’éloigne -un peu- du sujet mais ce serait à creuser…)
   
   Revenons à notre Paris-Brest. Le fils nous raconte son histoire et, comme on le fait généralement pour les narrateurs, notre sympathie lui est a priori plutôt acquise.
   Mais le portrait s’affine au fil des pages et arrivée à peu près au milieu, j’ai commencé à le trouver plutôt antipathique. Je ne trouvais plus très honorable le petit jeu qu’il jouait avec sa mère. Son récit dévoilait de plus en plus un homme lâche et exigeant qui semblait jouer un petit jeu sournois et méchant. Au fil des pages, l’opinion du lecteur sur le fils évolue un peu à mesure qu’il le connaît mieux. Cela ne va jamais sans doute jusqu’à une vraie sympathie pour sa mère, mais enfin, on discerne sous sa faiblesse une façon de profiter de tout, sous sa veulerie face à son "ami" une manière de toujours s’en sortir mieux.
   Nous devons cela à la finesse du récit de T. Viel qui, par micro touches, détails, effleurements, nous offre cette épaisseur de réalité et ce rendu profond de la complexité. Idem pour les sentiments filiaux.
   Mais que je n’exagère pas non plus! N’allez pas croire que le fils devient antipathique. Il n’en est rien. C’est comme dans la vraie vie: il n’y a ni "bon" ni "méchant" et surtout personne qui se voie comme "méchant", chacun croyant fort en ses bonnes raisons. Et nous lecteur, fin voyeur, nous apprenons et nous délectons.
   
   Ma conclusion: Pour l’instant ma meilleure lecture de cette rentrée 2009. Tanguy Viel, un auteur à lire, à suivre. Je pense qu’on va en entendre de plus en plus parler. Et c’est tant mieux.
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critique par Sibylline




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Vue sur la rade
Note :

   « Un roman familial sans enterrement, ai je pensé en l'écrivant, ce n'est pas un vrai roman familial"
   
   Plutôt que de partir dans le Languedoc Roussillon avec ses parents, le narrateur de ce récit a préféré rester à Brest, où il habite en dessous de chez sa grand mère, dans cette ville détruite par la guerre mais avec "vue sur la rade". Cette femme est contre toute attente devenue riche, grâce à un homme rencontré au cercle marin où elle avait l'habitude de prendre ses repas. Après qu'elle l'ait aidé à descendre les marches du perron, il lui a proposé de devenir non seulement son héritière mais aussi sa légataire universelle. Après de longues nuits d'hésitation, elle finira par accepter ce legs en contrepartie de quoi elle doit s'occuper de lui jusqu'à sa mort. Mais en prenant cet héritage, elle s'engage aussi à continuer d'employer la femme de ménage d'Albert, madame Kermeur. Or le fils Kermeur est un très bon copain du narrateur: "Mais si on m'avait dit qu'un jour ta grand mère habiterait ici, si on m'avait dit qu'un jour ma mère ferait le ménage chez ta grand mère".
   
   Ce fils Kermeur, que sa mère déteste depuis toujours, sera le héros du livre ou plus exactement du roman familial qu'il est en train d'écrire. Il sera aussi son bon et son mauvais génie...
   
   Je suppose que les écrivains n'aiment pas qu'on les compare à d'autres, et pourtant en lisant ce livre je n'ai cessé de penser à Laurent Mauvignier, cet autre jeune auteur français. Je trouve que leurs écritures sans souffle, avec de longues phrases laissant de rares moments de respiration mais donnant aussi du rythme au récit, se ressemblent. Ce n'est sans doute pas un hasard s'ils publient l'un et l'autre aux éditions de minuit.
   
   Tanguy Viel nous propose des personnages tous plus crapuleux les uns que les autres, à commencer par le narrateur, escroc aussi à ces heures. Famille, je te hais, pourrait-il dire, et entre le roman qu'il écrit, et le roman de sa vie, il nous propose une tragi-comédie familiale plutôt réussie.
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critique par Clochette




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Famille je vous hai-me
Note :

   Louis raconte ses souvenirs d'enfance, ses blessures, la boue des non-dits et les relations difficiles avec la mère, figure énergique, un peu trop, du clan familial, image négative d'une mère, archétype du matriarcat breton.
   Il y a le football, celui par qui est venue l'opprobre (c'est fou ce que "quatorze millions" égarés peuvent avoir un pouvoir de nuisance!), celui qui est la cause d'un exil loin de l'iode bretonne, loin du vent brestois, loin de ce bout du monde salé, parfois froid, toujours accroché à sa rade; la fortune étonnante de la grand-mère suite à une union tardive (les repas au Cercle Marin mènent à tout) Il y a aussi un personnage extraordinaire: le fils Kermeur, le poil à gratter de tout ce petit monde engoncé dans une léthargie bourgeoise, celui qui entraîne Louis dans les mauvais coups, ceux qui donnent à l'enfance le goût amer de l'interdit, le frisson irrépressible du danger; les tablettes de chocolats dérobées au supermarché ont la saveur d'une innocence flouée.
   
   Louis déroule la pelote du passé pour tenter "d'en finir avec tout ça", de crever l'abcès et de pouvoir vivre sans ce poids dans la poitrine: les après-midis avec la grand-mère, les soirées avec le fils Kermeur, les entraînements de foot et la souffrance lorsqu'on apprend à quoi correspondent les lettres des équipes... Louis est dans l'équipe F, celle des mômes qui ne deviendront même pas de bons joueurs amateurs et se casseront le nez devant les portes du sport professionnel, alors que son frère aîné a un avenir de professionnel devant lui. Et puis, cet attachement mortifère aux valeurs de la petite bourgeoisie que sont l'apparence (qui doit être irréprochable pour se démarquer de "ces gens-là" entendez les Kermeur), le statut social et la sacro sainte peur du déclassement, porte ouverte à la déchéance insupportable aux yeux de la mère de Louis.
   
   Louis écrit pour chasser de manière définitive, ses démons familiaux au grand dam de sa mère qui pense détruire le brûlot par la simple force d'une flamme de briquet, sous les yeux de son fils mi-chagrin mi-amusé, lui qui possède une clé de sauvegarde. L'acte désespéré d'une femme qui ne veut pas que ce soit le destin qui mène la danse mais bien elle, au prix d'une intransigeance maternelle au-delà de l'acceptable. Or, ce feu, purificateur d'un côté et rédempteur de l'autre, permet au père, figure volatile, presque transparent, n'existant que par l'affaire financière qui le jeta dans l'ombre et le silence de la honte sociale, de s'affranchir des carcans d'une prison érigée par sa femme et de sortir à la gare, la tête haute, au vu et au su de tous, la valise de son fils. Le temps efface beaucoup de choses, celles qui ne sont qu'anecdotes dans une histoire familiale, tandis qu'il épaissit celles qui rongent et sapent des vies... tout ce qui peut constituer une vie "du" (noir, sombre, en breton) bretonne.
   
   L'écriture incisive, presque chirurgicale dans l'introspection familiale, de Viel est surprenante au premier abord: tout est au présent, l'actualité de la narration et les retours dans le passé ne se démarquent pas par la conjugaison des verbes mais par les images issues des souvenirs du narrateur. Ce parti pris narratif, enchevêtrement des époques, surprend, déroute puis trouve un rythme de croisière lorsque le lecteur entre dans l'entrelac des histoires jalonnant la vie familiale et sociale. La tension monte lentement à mesure que les révélations, "les choses sur nous", deviennent plus explicites, approchent les frontières opaques de la dénonciation: le lecteur sent qu'un des protagonistes perdra son sang froid ou sortira la tête haute de ce conflit muet, larvé dans les profondeurs abyssales de la loi du silence. La famille dévoreuse, la famille vampirisant ses membres les moins préparés à lui résister, la famille microcosme idéal pour la mise en place de psychodrame ou de luttes intestines rongeant les siens plus sûrement que le pire des acides... c'est ce qu'offre, avec intelligence, virtuosité et humour corrosif , "Paris-Brest", un roman familial tendu où les non-dits pourrissent les relations jusqu'au jour où l'un des membres décide de crever l'abcès et de libérer les humeurs, nauséabondes parfois, afin de libérer la parole et les actes. On est troublé, ému et surtout glacé par l'emprise d'une mère engluée dans la dévoration de tout ce qui l'entoure, engluée dans un conformisme certes vain mais ô combien mortifère, par la passivité d'un père, terrassé par un scandale financier qui n'en finit pas de disparaître: famille, je vous hai-me!
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critique par Chatperlipopette




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Noël en famille
Note :

   Dans le train qui le ramène vers Brest où il va passer dix jours en famille pour les fêtes de Noël, le narrateur, chargé d’une valise contenant un manuscrit, s’interroge sur les raisons qui l’ont poussé à accomplir ce retour aux sources. Est-ce le désir de renouer le contact avec sa famille ou l’envie de régler une fois pour toutes ses comptes avec ses parents, et en particulier avec sa mère?
   
   De ce jeune homme, on sait peu de choses si ce n’est que, quelques années auparavant, lorsque ses parents ont quitté précipitamment Brest pour s’installer dans le Languedoc-Roussillon, il a décidé, lui, de ne pas les suivre et d’occuper l’appartement situé juste au dessous de celui de sa grand-mère.
   
   Pourquoi les aurait-il suivis? Pourquoi en effet aurait-il du prendre sa part dans le scandale financier qui a atteint son père, président du Stade Brestois qui, suite à cette affaire, a préféré mettre entre lui et le monde footballistique finistérien une distance de plusieurs centaines de kilomètres afin d’éviter de croiser les regards et d’endurer les sarcasmes des passants? Pourquoi aurait-il dû suivre sa mère qui se glorifiait de fréquenter les notables de la ville jusqu’au moment où, le scandale ayant éclaté, les portes de la bonne société se sont fermées devant elle, la contraignant à émigrer vers le sud de la France et de tenir une boutique de souvenirs à Palavas-les-Flots?
   
   Le jeune homme a donc décidé de ne pas quitter Brest, n’ayant plus pour seule famille que sa grand-mère qui, remariée sur le tard avec un amiral en retraite a hérité, après la mort de celui-ci, d’une petite fortune qui n’est pas sans attirer la convoitise des parents du narrateur. Malheureusement pour ceux-ci, le scandale du Stade Brestois va les contraindre à s’exiler pour quelques années, contretemps qui va les empêcher de mettre la main sur la petite fortune acquise par la vieille dame.
   
   A part sa grand-mère, le jeune homme n’aura pour unique fréquentation que celui que sa mère appelle avec dédain «le fils Kermeur», le fils de la femme de ménage de sa grand-mère, une sorte de mauvais génie, personnage aussi sympathique que déconcertant et qui va, un jour, lui exposer un curieux projet consistant à cambrioler sa propre grand-mère et à lui dérober une forte somme d’argent…
   
   Il a pourtant accepté de revenir à Brest, pour fêter Noël en famille. Il n’y va pas de gaieté de cœur mais peut-être pour comparer ce que sont réellement ses parents avec la manière dont il les a décrits dans son manuscrit. Peut-être aussi pour constater leur médiocrité de petits-bourgeois, leur mentalité de parvenus et se convaincre ainsi que, n’ayant rien de commun avec eux, il est temps de trancher les liens qui le lient avec eux.
   
   Ce bref séjour sera en tout cas le moment où les masques vont tomber et où l’on atteindra le paroxysme de cette histoire de famille. Ce retour à Brest, cette réunion de famille, on l’attend tout au long de la lecture de ce roman et l’on en ressent la tension, tension qui monte crescendo jusqu’au dernier chapitre où tout se jouera dans la confrontation entre le narrateur et sa mère…
   
   «Paris-Brest», qui évoquera pour beaucoup le nom d’un des plus célèbres fleurons de la pâtisserie française, n’est pas sans rapports avec le gâteau du même nom: délicieux et écoeurant.
   Délicieux parce que l’auteur nous gratifie d’une étude de mœurs et de personnages qui, le style mis à part, méritent l’appellation de «Balzaciens» tant leurs actes et leurs pensées s’apparentent à une moderne version de la Comédie Humaine.
   Écoeurant parce que, comme pour Balzac, les personnages ici mis en scène font preuve, soit d’une naïveté sans bornes qui les pousse à devenir l’enjeu de la convoitise de leurs proches, comme le Père Goriot ou la grand-mère du narrateur, soit d’un arrivisme et d’une cupidité méprisables qui n’hésitent devant aucun obstacle, aucune bassesse, pour assouvir leurs besoins de posséder toujours plus au détriment de ceux précédemment cités.
   
   En cela, Tanguy Viel, comme le fit Balzac en son temps, nous offre ici un tableau peu reluisant de la nature humaine avec cette tragi-comédie provinciale plus amère que douce qui plongera le lecteur dans l’univers d’une famille comme tant d’autres où la vénalité et le souci des apparences l’emporte sur les liens affectifs qui devraient souder leurs membres. Édifiant.
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critique par Le Bibliomane




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C’est l’histoire d’un trajet
Note :

   C’est l’histoire d’un trajet. D’un aller entre Brest et Paris pour fuir une famille qui revient après un exil forcé dans le Languedoc-Roussillon, et pour profiter de son argent. D’un retour, entre Paris et Brest, où il revient pour passer les fêtes en famille et leur présenter un roman familial. Mais l’accueil ne sera pas forcément très chaleureux pour le fils venu de la capitale...
   
   Ce roman est construit en deux parties. La première se situe à Brest, où le narrateur sert de concierge à sa grand-mère, qui a bénéficié du gros héritage de son compagnon. Avec le fils Kermeur, le fils de la femme de ménage de sa grand-mère, il passe ses soirées à boire du vin et à faire croire à son mère par téléphone interposé qu’il est seul. Car sa mère ne sent pas le fils de Mme Kermeur, certaine qu’il va faire un mauvais coup. Alors quand l’argent de la grand-mère disparaît, elle décide de rentrer à Brest avec son mari, qui a dû fuir Brest après avoir été accusé de corruption lorsqu’il dirigeait le Stade Brestois (histoire véridique qui n’est toujours pas du passé, puisque Brest se débat actuellement en deuxième division). Ce qui précipite le départ du fils, ne voulant pas se retrouver avec cette famille qu'il n'apprécie que modérément.
   
   Le retour temporaire à Brest, seconde partie du roman, est marquée par la tension larvée dans cette famille. Un malaise, qui fait que le père insulte la grand-mère lorsqu'elle casse une assiette. Puis il y a la révélation: le fils a écrit un roman, quelque chose «sur nous». Branle-bas de combat, et la mère fera tout pour découvrir ce qu’a à cacher son fils.
   
   L’important dans l’écriture de Tanguy Viel n’est pas tant l’intrigue (ici, un vol à la petite semaine, comme dans ses précédents ouvrages et une histoire familiale) que l’atmosphère qu’il transcrit. Maison au bord de la mère mer (lapsus révélateur et pas totalement idiot, merci Sibylline!), Brest ville laide que la reconstruction d’après-guerre n’a pas arrangé (très belle première page), tension avec son ami Kermeur, avec sa famille. En plus des petits délits qu’il affectionne, et qu’on retrouve au moins dans "Insoupçonnable", il ajoute une description acerbe de la famille, monde d’hypocrisie qui n’arrive pas à se parler, qui se méprise. Le dédain que porte le narrateur sur sa mère, en particulier sur la période qu’elle a passé à vendre des bibelots à Palavas-les-flots, fait froid dans le dos.
   
   "Paris-Brest" est un roman dont il faut s’imprégner, dans lequel on se sent bien au fur et à mesure, un peu comme un crachin breton qui mouille au début, puis qu’on oublie tellement on est mouillé (Oh, je ne vais pas me faire que des amis sur ce coup-là). Bref, une plume à découvrir, car ce monsieur a en plus le mérite d’offrir un vrai style à ses lecteurs.

critique par Yohan




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