Lecture / Ecriture
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Candide de Voltaire

Voltaire
  Candide
  Zadig, ou, La destinée

* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

Candide - Voltaire

Philo rocambolesque
Note :

   Je viens de relire Candide. Non, soyons franc, je crois que je ne l'avais pas encore lu intégralement, sans doute juste des extraits à l'époque lointaine de mes études, donc? Je viens de lire Candide, et j'ai trouvé cela passionnant et très amusant. Est-ce que mon prof de français de l'époque avait pensé à me dire que c'était « passionnant et très amusant » ? Est-ce que c'est moi qui ne l'avais pas cru ? Toujours est-il que je pense aujourd'hui que s'il y a une chose à dire aux jeunes qui l'ont à leur programme d'étude, c'est celle-là. Moi, à l'époque, ça m'aurait bien motivée.
   
   Je parlais l'autre jour de Ponson du Terrail, Voltaire l'avait précédé pour ce qui est des retournements de situations invraisemblables. On se régale. Les morts ne le sont jamais, pas plus que les disparus et le monde est bien petit, à défaut d'être parfait.
   
   Nous avons ici un aperçu du « meilleur des mondes possibles » auquel Huxley a, sans doute, fait un clin d'oeil. Mais je manque d'info sur ce point. Si quelqu'un en a?
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critique par Sibylline




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Opti/pessi-misme virevoltant
Note :

   Candide a été élevé dans le coton. Son Pangloss de précepteur (qui lui enseigne la méthaphysico-théologo-cosmolo-nigologie!) lui met dans le crâne que tout est le mieux dans le meilleur des mondes. Notre héros le bien nommé le croira presque toute son existence. Jeune homme chassé à grands de coup de pieds dans le derrière après avoir osé embrasser les lèvres de Mlle Cunegonde, fille du baron, il est donc obligé de parcourir le vaste monde. D’abord chez les Bulgares, puis partout en Europe et ensuite dans le Nouveau monde, des aventures plus rocambolesques les unes que les autres se succéderont.
   
   Que de moqueries dans le ton de Voltaire! Et que d’ironie! Avec une habileté maitrisée, Voltaire se moque de tout : la noblesse, l’utopie du nouveau monde, la philosophie, la religion…
   Prenant la liberté du conte dans la forme, les mésaventures du héros sont autant de situations aux revirements permanents. Les morts ne sont jamais vraiment morts. Les vivants n’ont jamais fini de décevoir le Candide qui ne comprend que très lentement les enjeux de tel ou tel rebondissement. On ne s’ennuie pas.
   
   A resituer le livre dans son époque (1759), et à savoir que le livre fit scandale, on imagine mieux la volonté de Voltaire de dénigrer un certain nombre des puissants de son époque et une philosophie n’osant pas bousculer l’ordre établi.
   
   J’ai aimé le ton moqueur et j’ai ri lors de quelques passages bien troussés. Entre les lignes, je me suis régalé de l’intelligence du propos. Je vais donc me lancer vers d’autres lectures de Voltaire avec motivation et désir. Je sens également que mon ignorance en matière de philosophie ne m’a certainement pas permis de tout percevoir. Encore un champ à sillonner. «Il faut cultiver son jardin» comme dirait l’autre.
   
   
   PS : Pour l’anecdote, c’est le premier « livre » que je lis sur une tablette. Première expérience qui ne m’a pas déplu. C’est bien évidemment différent du papier mais certains avantages sont intéressants comme la prise en main agréable et simple et le fait de pouvoir régler la luminosité. Et puis la possibilité de télécharger des dizaines de classiques donne l’envie de recommencer.

critique par OB1




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