Lecture / Ecriture
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Un été ardent de Andrea Camilleri

Andrea Camilleri
  La Démission de Montalbano
  La Voix du violon
  La Concession du téléphone
  Le tour de la bouée
  La forme de l'eau
  Le voleur de goûter
  La peur de Montalbano
  La patience de l'araignée
  Chien de faïence
  L'excursion à Tindari
  Privé de titre
  La couleur du soleil
  Un été ardent
  Petits récits au jour le jour
  Les Ailes du Sphinx
  La Pension Eva
  Pirandello, biographie de l’enfant échangé
  Le coup du cavalier
  Intermittence
  La lune de papier
  Le garde-barrière
  Le neveu du Négus

Andrea Camilleri est un écrivain et metteur en scène italien, né en Sicile en 1925.

Un été ardent - Andrea Camilleri

Vague de chaleur à Vigata
Note :

   Sous le titre "Un été ardent" — en italien "La Vampa d'agosto" — Camilleri nous enchante une fois de plus par une aventure du commissaire Montalbano, Salvo pour les intimes. La vague de chaleur qui s’abat sur Vigàta pour l’Assomption ajoutée à une enquête à rebondissements, voilà de quoi faire renoncer plus d'un flic. Et, comme si un malheur n'arrivait pas seul, notre commissaire sicilien préféré est plaqué par son amie Livia.
   
   Le corps d'une victime a été découvert dans des conditions à la fois amusantes et angoissantes. Laura et Guido, un couple ami de Salvo et de Livia, avait loué une belle villa de plain pied en bord de mer, mais l'immobilier en Sicile peut cacher bien des surprises. Après une triple invasion de cafards, de souris et de rats, les locataires constatent la disparition de leur fils de trois ans, Bruno. Le sol raviné autour de la villa et un léger séisme ont dégagé l’accès à un niveau inférieur: un appartement identique, clandestin, que le propriétaire émigré en Allemagne aurait un jour fait régulariser s’il n’était mort entre temps. En y retrouvant Bruno sain et sauf, Montalbano découvre aussi un coffre contenant le cadavre d’une fille du village disparue six ans auparavant. Vu ces événements, Laura décide de quitter la villa sans plus attendre, avec son fils, et son mari. Très vite l’enquête amène Montalbano à suspecter Ralf, le fils débile du propriétaire, d’avoir égorgé Rina Morreale lors d’un séjour fait six ans auparavant à l'époque où s'achevait la construction de la villa.
   
   Mais l'histoire ne s'arrête pas là. On n'est qu'au milieu du roman! La veuve du propriétaire, qui vit à Cologne, a été mise au courant des faits par l’agent immobilier. Elle envoie un fax au sujet de la mort de son mari et aussi de son fils Ralf, décédé accidentellement en rentrant d’Italie. Le lecteur comprend à ce moment-là que l’affaire n’est pas si simple et qu’un nouveau rebondissement va venir. Effectivement, l’enquête fait apparaître les curieux agissements de Spitaleri, l’architecte qui a bâti la villa, un bellâtre qui roule en Ferrari et prend ses vacances en Thaïlande, les appels d’offres truqués des chantiers immobiliers à Vigàta, les pots de vin aux deux familles mafieuses rivales, et la mort suspecte d’un maçon arabe. Voilà, on est décidément en Sicile, et l'écriture de l'écrivain nous en donne des preuves linguistiques supplémentaires — qui ne rendent pas si facile la tâche du traducteur.
   
   L'enquête fait aussi apparaître l’existence d’une jumelle de la victime, Adriana, 22 ans, trop belle étudiante en médecine, déterminée à connaître la vérité et à venger sa sœur, — ce que Montalbano ne voit pas venir, aveuglé qu’il est par la jeune beauté. Sa conscience lui fait timidement remarquer les 33 ans de différence d’âge entre Adriana et lui, mais la chaleur étouffante lui en fait oublier l’évidence. Ne dévoilons pas la fin de cette histoire torride. Et cherchons plutôt un ventilateur pour rafraîchir Montalbano et lui permettre de résoudre l'affaire.

critique par Mapero




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