Lecture / Ecriture
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Une aristocrate en Asie de Vita Sackville-West

Vita Sackville-West
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  Correspondance - Virginia Woolf / Vita Sackville-West

Victoria Mary Sackville-West, Lady Nicolson, est une femme de lettres britannique née en 1892 et décédée en 1962.
Christine Orban a consacré un roman aux amours de Virginia Woolf et de Vita Sackville-West : " Virginia et Vita".

Une aristocrate en Asie - Vita Sackville-West

L'aventurière de la page imprimée
Note :

    Je suis une aventurière, une vraie, une baroudeuse, une dure de dure, une exploratrice, une endurcie. J’aime la vie au grand air (de mon balcon) les nuits à la belle étoile (à travers ma fenêtre ouverte). J’aime voyager en toute simplicité, je me contente sans me plaindre d’un trois étoiles, de repas frugaux composés d’aliments de base (cèpes, truffes, asperges), de vêtements conçus pour le voyage (le Comptoir des C., c’est bien une ligne de baroudeuse, non?). Mes destinations de prédilection? La côte normande sauvage, la jungle des villes italiennes, rien que de l’inconnu, du peu fréquenté.
   
   Bref, moi et Vita Sackville-West sommes très semblables (même si, bien sûr, je suis bien plus aventurière qu’elle). Vita, qui a entretenu une liaison avec Virginia Woolf, a décidé sur un coup de tête de faire une petite promenade de santé sur une antique piste, foulée entre autres par Alexandre le Grand, entre la Perse et l’Inde. Et voilà cinq Anglais partis cahin-caha avec des ânes, des guides, des gardes et une jarre de confiture d’abricot (il faut bien petit-déjeuner): intempéries, rencontres, découvertes, crêpages de chignon, incidents, Vita décrit avec un humour irrésistible et une grande vivacité son expédition. Et au-delà du récit de voyage, son écriture dévoile aussi une femme de caractère dont on comprend parfaitement qu’elle ait pu fasciner Virginie Woolf.
   
   Et puis, pof, tout à coup, comme le guépard surgissant pour saisir sa proie, Vita, sans nous prévenir, se lance dans un petit chapitre utopique, imaginant avec sérieux, logique et précision, ce que pourrait être la Perse dirigée par un gouvernement ferme et autarcique. Utopie que j'ai lue, comme toutes les utopies, avec un petit frisson glacé de bonheur: heureusement que tout cela n'est qu'imagination...

critique par Cécile




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